Restez au courant – Mai 2022

On résume pour vous toute l’actualité de ce mois de mai mouvementé.

Acquisition et levée de fonds

CNP Assurances & Mediterraneo Vida

 

CNP Assurances a décidé de céder CNP Partners, sa filiale d’assurance vie à Mediterraneo Vida. Le groupe a annoncé la signature du contrat de vente mais la procédure sera officiellement entérinée après l’obtention de l’autorisation des autorités compétentes en matière prudentielle.

Pour expliquer le but de cette démarche, l’assureur français a déclaré que cela « permettrait de rationaliser [ses] opérations européennes » sans pour autant abandonner son activité « en protection – emprunteur et prévoyance – sur le marché espagnol à partir de ses succursales ».

Jusqu’au 31 décembre dernier, la filiale CNP Partners représentait « 0,75 % du chiffre d’affaires et 0,01 % du résultat » de l’ensemble de CNP Assurances.

 

Maif & Colori

 

Le fonds d’investissement du groupe Maif, Maif Impact a investi dans la jeune entreprise Colori. Cette dernière lutte contre l’illectronisme en mettant en place notamment des ateliers de découverte du code et de la technologie, et ce sans écran pour les enfants de 3 à 8 ans.

Pour participer à la levée de fonds de Colori, Maif Impact s’est associé avec la Banque des Territoires. Grâce aux un million d’euros récoltés, Colori pourra toucher davantage de territoires reculés dans les zones rurales, renforcer ses partenariats et conquérir des parts de marché.

D’après Christophe Genter, directeur du département cohésion sociale et territoriale à la Banque des Territoires, « Le confinement a mis en lumière l’urgence de former au numérique dès le plus jeune âge, afin d’éviter que les 13 millions d’élèves d’aujourd’hui, et en particulier les filles, soient les 13 millions de Français exclus du numérique demain. Cet enjeu se jouera principalement sur le champ du périscolaire, entre l’école et la maison ».

 

Alan

Alan, le néo-assureur santé qui ne cesse d’évoluer depuis sa création a bouclé à nouveau une levée de fonds de série E (2021 : série D, 2020 : série C). Un financement de 183 millions d’euros a été rassemblé par des investisseurs existants mais aussi des nouveaux tels que Temasek, Index, Coatue, Ribbit Capital, Exor, Dragoneer et Lakestar. Depuis son lancement, Alan a réussi à lever au total près d’un demi-milliard d’euros.

En ce qui concerne les chiffres de 2021 :

  • 255 000 assurés fin décembre; soit une augmentation de 86%. Il s’agit principalement d’assurance en collective  auprès de 14 000 entreprises).
  • 81 millions d’euros de primes d’assurance acquises (37,1 millions en 2020).
  • 51,8 millions d’euros de résultat technique brut, soit toujours déficitaire (contre 33,1 millions d’euros fin 2020).
  • 200 millions d’euros de chiffre d’affaire d’annuel (contre 161 millions fin 2021).

D’après l’assureur, «Ces pertes peuvent parfois être utilisées par nos concurrents comme un argument contre Alan. Pourtant il s’agit d’une stratégie éclairée et validée avec nos investisseurs qui nous donnent les moyens financiers (…) pour pouvoir rapidement assurer plusieurs centaines de milliers de personnes en Europe ».

D’ici 2025, l’assurtech compte atteindre de nouveaux objectifs, notamment le recrutement de 1 000 nouveaux collaborateurs, assurer trois millions de personnes (contre, donc, 255 000 fin 2021) et, atteindre la rentabilité à compter de cette date.

 

Partenariats

Malakoff Humanis & Swiss Life

 
L’assureur Malakoff Humanis et le groupe Swiss Life s’unissent pour former une alliance stratégique sur le marché de la mobilité internationale, plus précisément celui de couverture santé et prévoyance des expatriés.

Sur le plan capitalistique, la plateforme Owello, plateforme de Swiss Life, devient une joint-venture codétenue à parts égales par Malakoff Humanis et Swiss Life France. Le montant de l’opération n’a volontairement pas été divulgué.

Christophe Scherrer, directeur général délégué de Malakoff Humanis a déclaré « Nous avons observé que le marché de la mobilité internationale présente des atouts majeurs en matière de développement et de rentabilité. Augmenter notre activité sur ce marché nécessite des investissements importants pour optimiser la gestion et le parcours client. Nous étions à la recherche d’un partenaire pour accélérer notre développement sur ce marché et Owello nous a paru être la meilleure solution ».

Quant à Pierre François, directeur général de SwissLife Prévoyance et Santé, il explique que « Contrairement au marché local, le marché des expatriés présente des risques spécifiques, avec des remboursements significatifs, l’assureur n’intervient pas en complément de la Sécurité sociale, le pilotage de la sinistralité ressemble à celui de l’IARD… Nous avons lancé Owello en 2020, une plateforme dédiée à la gestion et 100% dématérialisée. Afin de pouvoir mener un certain nombre d’investissements et d’atteindre une taille critique, il était nécessaire de se rapprocher d’un autre acteur ».

 

Marché

CNP Assurances

Ça y est ! En ce début du mois de mai, l’offre publique d’achat simplifiée des actions de CNP Assurances par La Banque Postale a été ouverte. Le prix de l’offre a été fixé à 20,90€ par action, dividende de 1 euro détaché. Le Conseil d’Administration a rendu un avis favorable à cette décision, en discussion depuis de nombreux mois.

La veille de l’ouverture, La Banque Postale détenait 85,25% du capital et 90,83% des droits de vote de CNP Assurances.

 

CNP Assurances et AG2R La Mondiale: FRPS

  
Le 12 mai dernier, Arial CNP Assurances a présenté trois demandes auprès de l’ACPR afin de transférer une partie de ses portefeuilles de contrats auprès d’AG2R Prévoyance, La Mondiale et CNP Assurances. Ces demandes devraient lui permettre de devenir un FRPS. Et pour cause, cette transformation permettrait à la filiale de renforcer son positionnement sur le marché de la retraite supplémentaire. De cette manière, elle se plierait à la directive IORP, une régulation plus adaptée aux investissements de long terme. Nous vous en dirons plus dans deux mois à l’issue des observations des créanciers sur ce projet.

AXA

Le groupe français a annoncé sa volonté de de transformer sa holding en réassureur. «Il est prévu qu’AXA S.A. devienne un réassureur agréé par le régulateur et absorbe la captive actuelle de réassurance interne, Axa Global Re, dans le cadre d’une fusion» a déclaré AXA. Cette transformation devrait permettre à l’assureur de dégager environ 2 milliards d’€ de trésorerie supplémentaire à horizon 2026. Cette opération devrait être finalisée d’ici fin juin, sous réserve de la validation de l’ACPR.

« Cette initiative vise à améliorer la fongibilité du capital dans l’ensemble du groupe, conformément à notre politique de gestion du capital », a expliqué alors Alban Mailly de Nesle, directeur financier d’Axa.

Une autre actualité à propos du groupe concerne le placement de dette subordonnée. En effet, afin de refinancer une partie de ses dettes dont celles liées à Axa XL, le groupe AXA a placé 1,25 million d’euros d’une émission d’obligation subordonnées Reg S auprès d’investisseurs institutionnels. L’échéance est fixée à 2043.

Le remboursement concernerait une obligation subordonnée 4,45% de 500M d’euros de dollars, soit 466,27M d’euros à échéance 2025, ainsi que l’obligation subordonnée 3,25% de 500M d’euros à échéance 2047.

D’après le communiqué, « La transaction a rencontré une forte demande des investisseurs, avec une émission souscrite près de 2 fois » et « Le taux fixe initial est de 4,25% par an jusqu’à la fin de la période de remboursement anticipé de 6 mois (en mars 2033), puis le taux d’intérêt devient variable basé sur l’EURIBOR 3-mois avec une marge incluant une majoration d’intérêt de 100 points de base ».

 

Santé: les assureurs et l’État 

Florence Lustman, présidente de France Assureurs, lors d’une table ronde de la REF santé du Medef.

Le 25 mai dernier, les acteurs privés de la santé, conviés par le MEDEF,  se sont réunis pour échanger sur le thème de la journée : « La santé, une affaire d’État ?».

Geoffroy Roux de Bézieux, président du MEDEF a exprimé son souhait de redonner à l’État sa place d’arbitre afin de définir une direction pour le domaine de la santé. Il est également en faveur d’une meilleure collaboration entre le gouvernement et les acteurs privés.

Pour étayer ses propos, il a fait référence à l’étude de l’IFOP selon laquelle les Français seraient rassurés par la coopération entre les acteurs publics et privés en matière de santé. Trois quarts des participants sont satisfaits du système mis en place mais cela n’empêche les préoccupations concernant, entre autres, les déserts médicaux et la pénurie de personnel médical. En outre, parmi les sondés, 41% réclament une amélioration des remboursements.

Du côté de France Assureurs, sa présidente Florence Lustman, a applaudi la création d’un ministère de la Santé et de la Prévention. Lors d’une table ronde intitulée « La santé, une affaire de tous ? », Florence Lustman a mis en avant les qualités des assureurs pour collaborer étroitement avec le gouvernement sur la prévention. Elle a déclaré: « Notre qualité d’investisseur nous permet d’investir sur des innovations et de les déployer ensuite dans le cadre de l’offre de services des complémentaires santé. Nous avons décidé d’investir 800 millions d’euros sur l’innovation en santé. »

 

Législation

Loi Eckert et Agira

Selon les chiffres publiés par France Assureurs, en 2021, les dispositifs mis en place par la loi Eckert ont permis dans le cadre d’Agira 1 d’identifier le décès de 17.676 propriétaires de contrats en déshérence (26% en plus qu’en 2020). Pour Agira 2, la consultation par les assureurs du fichier INSEE a permis de retrouver 41.302 assurés (6,8% en moins qu’en 2020). Cela représente un total de 1,16Md d’euros à régler aux bénéficiaires.

Piqure de rappel : Depuis 2016, les assureurs sont dans l’obligation chaque année de s’informer sur les décès éventuels de leurs clients. Ensuite, ils sont invités à rechercher les bénéficiaires des contrats concernés (Agira 2). En parallèle, l’Association pour la gestion des informations sur le risque en assurance travaille avec des potentiels bénéficiaires afin de retrouver leurs contrats (Agira 1).

Fin 2021, 65% des contrats identifiés grâce à ce dispositif ont été réglés pour un montant de 753M d’euros.

 

Sources:

Nominations – Mai 2022

Retrouvez et découvrez les nominations des nouveaux directeurs et directrices des assureurs et mutualistes français de ce mois. Qui sont les nouveaux directeurs et directrices dans le paysage de l’assurance française ? On vous récapitule le tout.

 

QBE

POrtrait de Beatriz Valenti et logo de QBE

Beatriz Valenti (QBE)

L’assureur australien a annoncé l’arrivée d’une nouvelle Directrice générale pour l’Europe continentale : Beatriz Valenti. Cette nomination, encore sous réserve de l’approbation des autorités réglementaires, devrait être effective à partir de la mi-juin.

En provenance de Zurich Insurance, Beatriz Valenti aura pour objectif de développer l’offre de QBE en Europe continentale et dépendra de Cécile Fresneau, Managing Director de QBE European Operations.

 

AGCS

Portraits de Srdjan Todorovic et Mike Martin

Srdjan Todorovic à gauche, et Mike Martin, à droite (NAP)

La filiale spécialisée dans les grands risques d’Allianz, a annoncé deux nominations. En effet, Mike Martin est le nouveau Directeur mondial dommages aux biens. L’américain occupait le poste de Chief Underwriting Officer au sein d’AIG.

Srdjan Todorovic est, quant à lui, nommé Responsable de l’unité solutions pour les violences politiques et les environnements hostiles. Il succède à Björn Reußwig, qui quitte le groupe au 1er juillet pour une opportunité externe.

 

Apivia Macif Mutuelle

Portrait de Nathalie Mayance

Nathalie Mayance (Macif)

Nathalie Mayance, Vice-Présidente d’Apivia Macif Mutuelle est élue en tant que nouvelle Présidente, succédant à Edwige Langronier. Elle était Vice-Présidente depuis 2021, et avait rejoint la structure en 2009. Par ailleurs, Nathalie Mayance siège au poste de vice-présidente de l’Union territoriale Champagne-Ardenne SSAM (Services de soins et d’accompagnement mutualiste de la Mutualité Française) et comme administratrice de l’Union des mutuelles d’Ile-de-France (Umif).

 

SCOR

Portrait de Denis Kessler sur fond noir

Denis Kessler (Scor)

Denis Kessler est maintenu à son poste de Président de la SCOR jusqu’en 2024. Les actionnaires ont effectivement entériné le maintien de Denis Kessler, grâce au relèvement de la limite d’âge d’exercice, passant de 70 à 72 ans. Ce relèvement de la limite, permettra donc à l’ancien Directeur général du réassureur de préparer la transition avec un prochain Président, qui devrait être identifié avant la fin 2023.

Les actionnaires ont également voté pour le plan stratégique à horizon 2025, et ont validé le projet d’arrêter les couvertures d’assurance pour de nouveaux projets de champs pétroliers à partir de l’an prochain.

 

Maif

Yves Pellicier sur fond urbain

Yves Pellicier (Maif)

L’Assemblée Générale de Maif, qui se tenait fin mai, a élu à l’unanimité Yves Pellicier en tant que Président de la mutuelle d’assurance. Il succède à Dominique Mahé, qui après 36 ans au sein du groupe, se retire.

Yves Pellicier de son côté, est le 7ème Président élu et a commenté : « C’est avec une grande fierté que je succède à Dominique Mahé. Il est et restera un grand président de la Mutuelle. Je tiens à saluer son action déterminante pour faire de MAIF une mutuelle performante, solide, inspirante et attractive. Demain, MAIF se devra d’être toujours plus engagée pour ses sociétaires, mais aussi pour la société et la planète. C’est toute la réussite collective que je nous souhaite et à laquelle je vais, en qualité de président, m’employer. »

 

Abeille Assurances

L’assureur, anciennement Aviva et récemment intégré à Aéma, a un nouveau Directeur des investissements en la personne de Thomas Rivron. Issu de Natixis, il aura comme priorité le déploiement de la stratégie d’investissement durable.

 

Willis Towers Watson France

Portrait de Dorothée Boissel et Jean-Christophe Lapeyre

Dorothée Boissel et Jean-Christophe Lapeyre (NAP)

La practice Corporate Risk & Broking (CRB) de WTW France a une nouvelle Directrice des opérations en la personne de Dorothée Boissel. Arrivée en 2018 de la structure, elle a été Directrice des projets et opérations Europe de l’Ouest. Avec ses nouvelles responsabilités, elle reportera à Cyrille de Montgolfier, Directeur général de WTW France, et Florence Humbaire, Directrice des opérations CRB Europe. « Elle prendra prioritairement en charge pour le périmètre CRB France, le projet de déploiement du modèle de placement (Client Model), l’analyse et l’amélioration de nos processus opérationnels ainsi que l’harmonisation progressive du service à nos clients » précisait le communiqué de WTW.

Toujours dans la même unité CRB, Jean-Christophe Lapeyre, est promu au poste de Directeur des placements. Il occupait précédemment le poste de client relationship Director et Directeur des marchés. « La Direction des Marchés France devient ainsi la direction des placements France. Il sera placé sous la responsabilité de Nicoletta Cossutta, directrice des Placements CRB pour l’Europe continentale et de Cyrille de Montgolfier à qui il reportera directement », précisait le communiqué.

 

Everest Insurance

Portrait en noir et blanc d'Anne Charron

Anne Charon (A2C)

Everest Global Markets souhaite, depuis fin 2021, développer ses activités d’assurance en Europe. Everest Insurance a donc annoncé la création de structures ainsi que la nomination de trois dirigeants pour les activités européennes.

Pour le marché allemand, c’est Bernd Wieman qui prend la tête des opérations. Côté espagnol, c’est José Ramón Morales qui mènera les opérations.
Pour la France, c’est Anne Charon, figure connue du secteur, surtout sur les grands risques, développera le marché hexagonal. Passée par Chubb et Generali, elle était General Manager de RSA en France pendant cinq ans, avant d’être la CEO de Zurich France pendant plus de cinq ans. En 2017, elle a fondé son cabinet de conseil et de recrutement dans le secteur assurantiel. Anne Charon est également impliquée dans diverses initiatives diverses pour créer des synergies dans le secteur de l’assurance.

Les trois dirigeants seront placés sous la responsabilité de Vincent Vandendael, CEO d’Everest Global Markets, qui a commenté : « nous élargissons notre empreinte – de manière stratégique et réfléchie – en cherchant à nous établir là où notre vaste expérience, notre solidité et nos capacités financières, ainsi que nos solutions axées sur le client sont les plus nécessaires […] J’ai hâte de pouvoir partager d’autres informations sur ces nominations et sur nos plans spécifiques pour servir nos clients et les courtiers sur les marchés français, allemand et espagnol ».

 

AMRAE

L’Association pour le Management des Risques et des Assurances de l’Entreprise (AMRAE) a renouvelé sa gouvernance à la suite de son Assemblée Générale. Cette AG a élu trois nouveaux administrateurs. Il s’agit de Michel Josset, Président de la commission “prévention et dommages”, Marie-Elise Lorin, pilote la région Grand Ouest, et Benoît Vraie (Responsable gestion des risques et qualité d’Autoroutes et Tunnel du Mont-Blanc).

De leur côté, Oliver Wild, Président, François Beaume, Vice-Président et Sophie Maguer (Tereos) ont été réélus administrateurs.

 

Sources:

Restez au courant – Avril 2022

On résume pour vous toute l’actualité de ce mois d’avril mouvementé.

 

Rachats et regroupements

AXA & Banco BPM

AXA SA a l’intention d’acquérir une participation majoritaire dans les unités d’assurance de la 3ème banque italienne Banco BPM. Apparemment, la discussion a commencé entre les 2 parties et l’achat de la participation majoritaire coûterait environ 1,5 milliard d’€.

Selon une source anonyme, AXA attend que Banco BPM devienne propriétaire de plusieurs compagnies d’assurance. Ils ont également déclaré qu’un autre élément à prendre en compte est le fait que Crédit Agricole SA a récemment acheté une participation dans Banco BPM, ce qui pourrait décourager les concurrents potentiels. Jusqu’à présent, aucun représentant des 3 sociétés respectives n’a accepté de faire un commentaire. De plus, peu de temps avant, Covéa a annoncé la revente de ses parts dans leur co-entreprises d’assurance Bipiemme Vita et Bipiemme Assicurazioni. Ce rachat – qui concerne 81 % du capital des entités pour un montant estimé à 310 millions d’€ – doit donc faire de Banco BPM leur seul et unique actionnaire.

 

BPCE Mutuelle & CGPCE

La mutuelle BPCE et l’institut de prévoyance CGPCE ont déposé une demande après de l’ACPR pour créer une société de groupe assurantiel de protection sociale (SGAPS). Ce projet répond « aux attentes du régulateur en termes de gouvernance des risques », selon le rapport SFCR de BPCE Mutuelle. Les 2 acteurs de l’opération travaillent déjà ensemble dans le cadre de l’association EPS (Ensemble Protection sociale).

La mutuelle BPCE couvre la santé des salariés et anciens salariés des Caisses d’Épargne et d’autres entreprises du groupe BPCE. Elle propose également des couvertures santé complémentaire individuelle et des assurances de prêts assurés par CNP Assurances. Elle couvre 64 800 adhérents et a généré un chiffre d’affaire de 90,6 millions d’€ en 2020 et un résultat net de 3,3 millions d’€.

De l’autre côté, la Caisse Générale de Prévoyance des Caisses d’Epargne (CGPCE) couvre la prévoyance et la retraite supplémentaire des salariés et anciens salariés des Caisses d’épargne et d’autres entreprises du groupe BPCE. En 2020, l’institution de prévoyance a enregistré un 156 millions d’€ de cotisations et un résultat net de 30,2 millions d’€.

 

Mariage La Banque Postale & CNP Assurances

Enseignes CNP Assurances et La Banque PostaleLe projet lancé en 2018 par Bruno Lemaire de créer un bancassureur public est toujours en cours. Fin 2021, un nouveau pas avait été franchi avec le rachat à BPCE par la Banque Postale de 16,1% de parts supplémentaires du capital de CNP Assurances. Restait à La Banque Postale de lancer une OPA simplifiée sur les 21,1% restants.

C’est cette opération sur laquelle le conseil d’administration de CNP Assurances a émis un avis favorable. Et l’OPA devrait avoir lieu entre le 2 et le 31 mai 2022, car le 3 juin, l’AMF devrait publier l’avis de résultat de l’offre. Le comité, créé pour l’occasion, a précisé que cette opération ne devrait avoir aucune conséquence «sur la stratégie, l’organisation ou les effectifs». De plus, «le statut individuel ou collectif» de CNP, qui fait l’objet de craintes de la part de nombreux responsables syndicaux, devrait demeurer inchangé à en croire ce même comité qui précise que l’OPA n’aura «aucun impact sur le contrat de travail ou le lieu de travail des salariés» et «aucune conséquences sur les conventions, accords d’entreprise, engagements unilatéraux et usages en vigueur dans l’entreprise ou sur les institutions représentatives du personnel qui demeurent inchangés».

Reste le sujet épineux de l’intégration des activités non-vie de La Banque Postale à CNP. D’ailleurs «le comité aurait aimé avoir une vision plus précise de l’intégration de ces activités non-vie de La Banque Postale, y compris quant aux conséquences pour les collaborateurs de CNP Assurances», explique-t-il.

 

Covéa X PartnerRe, le sequel

C’est une histoire à rebondissements, mais qui approche, peut-être, de son dénouement. Et oui, on vous parle encore du rachat de PartnerRe par Covéa pour $US 9 milliards.

La Commission européenne a approuvé le rachat de PartnerRe par l’entité Covéa Coopérations. La Commission a souligné que ce rachat «ne soulèverait pas de problème de concurrence, car les chevauchements entre les activités des entreprises sont très limités».

Il y a cependant encore des ombres au tableau. En effet, en France, le groupe mutualiste est attaqué par l’Association pour la Sauvegarde des Mutualistes (ASPM) et Didier Camels, homme d’affaire repreneur de Le Tanneur ou des pianos Pleyel. La raison ? «Le trésor de guerre accumulé par les mutuelles devrait être reversé aux sociétaires via une baisse des primes», plutôt que de servir à financer des acquisitions. Et s’il dit pouvoir «comprendre qu’une entreprise du Cac 40 aille faire de la croissance à l’étranger», il trouve «choquant» qu’une mutuelle fasse de même. Sont en cours un recours auprès de l’ACPR, un procédure du tribunal judiciaire de Paris et enfin un recours au pénal. Affaire à suivre.

 

Partenariats et nouveaux produits

Munich Re & OneDegree

Le réassureur Munich Re a décidé de s’associer à OneDegree, une insurtech basée à Hong Kong, pour assurer les NFT et développer des offres couvrant les actifs numériques.

L’explosion du phénomène cryptographique a conduit à un partenariat de 3 ans entre les 2 entreprises, qui ont mis au point une solution révolutionnaire : OneInfinity. Elle est conçue pour les plateformes de négociation numérique, les dépositaires, les gestionnaires d’actifs et les fournisseurs de technologie.

Dans le cadre de l’accord, Munich Re fournira une capacité de réassurance et un soutien technique à la souscription à OneDegree, qui deviendra ainsi le premier assureur agréé en Asie à collaborer avec un réassureur de classe mondiale offrant ce type de couverture.

 

AXA France lance une nouvelle entité

L’assureur français souhaite se positionner sur les sujets de bien-être et d’absentéisme au travail. L’assureur a donc créé une nouvelle marque : Verbateam. Cette nouvelle structure est une société de conseil pour les employeurs soucieux de prévenir l’absentéisme au travail. Pour ce faire ils proposent l’analyse de la qualité de vie des travailleurs dans l’entreprise, la mise en place de programmes préventifs, ils proposent aussi des bilans de santé, etc. Verbateam utilisera les données anonymes à disposition d’AXA France, afin, notamment, de situer l’entreprise client sur le marché et d’offrir un diagnostic.

« On va densifier l’offre et passer des partenariats avec des acteurs de la prévention et des acteurs dans le domaine médical et paramédical », indique Diane Deperrois, Directrice chargée chez AXA France des solutions d’épargne, de santé et de prévoyance à destination des entreprises. Elle a également souligné que Verbateam a déjà « quelques clients ». La structure, lancée ce mois d’avril 2022, se compose d’une dizaine de personnes et se décrit comme une start-up.

 

WTW met à jour son outil Radar

Willis Towers Watson (WTW) vient de publier une mise à jour de son outil de tarification, le logiciel Radar. Le logiciel open-source Python a été entièrement intégré à la nouvelle version : Radar 4.14. Grâce à cette mise à jour, la tâche sera plus facile pour les assureurs qui auront accès à un environnement sophistiqué combinant des capacités avancées de pricing avec le puissant Python.

En effet, les pratiques de travail des assureurs ont considérablement changé avec la crise sanitaire. Par conséquent, les méthodes d’analyse se sont intensifiées, de même que la nécessité de s’adapter rapidement aux chocs du marché et l’automatisation des processus. En outre, la pression exercée sur les assureurs pour qu’ils incluent des contrôles de gouvernance et de sécurité dans leurs capacités de tarification a également augmenté.

Selon Serhat Guven, Directeur général de WTW, “la technologie Radar a toujours dominé le marché par sa capacité à développer et à déployer des algorithmes de tarification complexes avec facilité et rapidité, en s’appuyant sur une capacité de gouvernance transparente et sophistiquée.

 

Marché

Excellent début d’année pour l’assurance vie

France Assureurs a publié le bilan des collectes pour l’assurance vie en ce 1er trimestre 2022. La collecte nette atteint 2,2 milliards d’€ sur le seul mois de mars, et 8,4 milliards d’€ pour le trimestre. Une performance inégalée depuis 2011.

Bien que l’assurance vie semblait avoir perdu de son attrait pendant la crise sanitaire, le produit a fait un vrai comeback, qui poursuit donc sa progression. «Dans un contexte macroéconomique et international toujours incertain, les Français considèrent l’assurance-vie comme le produit d’épargne de référence», s’est félicité Franck Le Vallois, Directeur général de France Assureurs. «Le contexte actuel est favorable à l’épargne en général», a ajouté Philippe Crevel, Directeur du Cercle de l’Épargne.

 

L’EIOPA veut plus de transparence sur les stress tests

L’EIOPA souhaite que les législateurs locaux européens publient les résultats des stress tests (ou tests de résistance) pour chaque assureur individuellement et non pas de manière agrégée. Les stress tests permettent aux superviseurs de mesurer la solidité des assureurs face à des conditions économiques et financières difficiles ou à d’autres chocs.

C’est déjà le cas pour les banques européennes et cette pratique «améliorerait la discipline du marché, augmenterait l’engagement des participants et contribuerait à assurer des conditions d’exercice équitables entre acteurs du secteur de l’assurance et du secteur financier», argumente l’EIOPA. L’avis de l’autorité européenne a été rendu à la Commission Européenne au Conseil de l’Union européenne et au Parlement européen. Le superviseur suggère aux législateurs européens de s’emparer de la révision en cours de Solvabilité 2 pour lui donner le pouvoir de publier des stress tests plus détaillés.

Cette mesure n’est pas très populaire, et bien que cela soit recommandé, les assureurs continuent de publier les résultats des stress tests au niveau groupe. «Sans obligation légale, les publications de résultats au niveau individuel, devraient plutôt rester l’exception que la norme», a communiqué Petra Hielkema, la Présidente de l’EIOPA. France Assureurs, de son côté, a fait savoir son désaccord par la voix de son Directeur général, Franck Le Vallois. «La publication des résultats individuels n’aurait pas de signification et pourrait même induire une distorsion de concurrence entre les acteurs soumis à cet exercice et ceux qui ne le sont pas.»

 

Sources:

Nominations – Avril 2022

Retrouvez et découvrez les nominations des nouveaux directeurs et directrices des assureurs et mutualistes français de ce mois. Qui sont les nouveaux directeurs et directrices dans le paysage de l’assurance française ? On vous récapitule le tout.

 

Groupe Generali

Portrait de Philippe Donnet devant le logo Generali

Philippe Donnet (Miguel Medina – AFP)

Le suspens a pris fin ce 29 avril. Après des mois de batailles politiques et d’annonces de ralliements pour tel ou tel actionnaire du groupe Generali, c’est officiel, Philippe Donnet a été réélu. Il a été réélu à 55,9% pour son 3ème mandat.
Cette bataille politique pour renouveler la tête du groupe au lion était menée par 2 actionnaires, figures du capitalisme italien, Francesco Gaetano Caltagirone avec 9,95% des parts (actifs dans la presse et la construction) et Leonardo Del Vecchio avec 9,82 % (la 2ème fortune du pays et fondateur du fabricant de lunettes Luxottica). Ils avaient également les soutiens de la famille Benetton (4,75%) et la fondation CRT (1,7%).
De l’autre côté, Philippe Donnet bénéficiait du soutien de Mediobanca, principal actionnaire avec 12,8 % du capital mais 17,2 % des droits de vote, ainsi que sur le holding De Agostini (1,44 %) et une série de fonds d’investissement, surtout étrangers, qui s’étaient rangés publiquement derrière lui.
Le choix des actionnaires institutionnels, soit 35 % du capital, s’est révélé décisif. Ils ont notamment été « aidés » par les avis rendus par ISS et Glass Lewis, société de conseil aux actionnaires, qui s’était déclarés en faveur de la réélection de Philippe Donnet.

« Nous continuerons à œuvrer en faveur d’une croissance durable, la création de valeur pour tous les actionnaires » et à distribuer « un dividende qui augmente tous les ans », a promis Philippe Donnet, qui risque toutefois de vivre une paix armée tant les camps restent à couteaux tirés.

 

Groupe AXA

Portrait de Antoine Gosset-Grainville

Antoine Gosset-Grainville (BDGS Associés)

Le même jour que Generali, c’était un autre géant de l’assurance européenne qui tenait son Assemblée Générale: le groupe AXA. Un agenda chargé attendait les actionnaires: la rémunération de Thomas Buberl et surtout le choix d’un nouveau Président pour le groupe.

En effet, c’est Antoine Gosset-Grainville qui a été élu pour reprendre le flambeau de Denis Duverne dont le mandat a pris fin à la fin de ce mois d’avril 2022. C’est donc un nouveau chapitre qui s’ouvre. D’abord avec le départ d’une figure historique du paysage de l’assurance en France, mais aussi avec l’arrivée de l’avocat français. En effet, Antoine Gosset-Grainville est avocat d’affaires, et a d’ailleurs un cabinet, pour lequel il restera impliqué, cumulant ses 2 fonctions. «Je vais exercer mon métier d’avocat sur des périodes de temps plus restreintes par définition, ne serait-ce que parce que je ne traiterai aucun dossier lié à AXA ou au secteur de l’assurance. Le périmètre est clairement identifié.» a-t-il précisé.

«Le rôle du conseil est de suivre la bonne exécution du plan stratégique en tenant compte des évolutions externes économiques et financières et des tendances de fond comme la transition climatique ou digitale», a déclaré aux « Echos » Antoine Gosset-Grainville.

Lors de l’assemblée générale, les actionnaires ont également adopté la nomination comme administrateur de Gérald Harlin , ancien directeur financier du groupe. «Sa présence va permettre de conserver une expertise de métier et de secteur et une intime connaissance d’AXA au sein du conseil, estime Antoine Gosset-Grainville. C’est important

 

WTW en France

La direction de Willis Towers Watson, courtier et cabinet de conseil, renforce sa direction et remplace notamment Éric Demange, Directeur de la région Île-de-France Centre et Nord et Directeur affinitaires et marchés spécialisés, qui a annoncé son départ. Ses fonctions ont été partagées parmi 3 personnes qui faisaient déjà partie du groupe.
D’après l’Argus de l’Assurance, Sara Fert serait promue Directrice de l’affinitaire et marchés spécialisés. Elle occupait depuis 2021 le poste de Directrice Solutions affinitaires de Gras Savoye WTW. Concernant la Direction de la région Île-de-France Centre et Nord, c’est Bertrand Demy qui en reprend la direction générale. Il était l’adjoint d’Éric Demange sur cette zone géographique, il n’y a donc pas vraiment de surprise. Enfin, Simon Desrochers reprend l’entièreté de la Direction commerciale France pour les PMEs et ETI.

 

HDI Global SE France

Portrait de Jean-Marie Haquette (NAP)

Jean-Marie Haquette (NAP)

Début 2022, la Directrice Générale du groupe allemand des grands risques industriels, Florence Louppe, a quitté ses fonctions. L’intérim est assuré par Etienne de Varax, directeur ART (financement des risques), indemnisation, juridique & fiscal et membre du comité de direction de la compagnie. D’après News Assurances Pro, HDI Global aurait déjà trouvé le remplaçant de Florence Louppe en la personne de Jean-Marie Haquette. Ce dernier est actuellement le Directeur des lignes commerciales (P&C et A&H) chez CHUBB. Il devrait rejoindre l’entreprise allemande sous peu.

 

Mercer France

Portrait d'Arnauld Fourniol

Arnauld Fourniol (JDN)

Le cabinet de courtage Mercer accueille un nouvel associé : Arnauld Fourniol. En provenance de KPMG France, il rejoint le département Transformation. Dans le cabinet de conseil, il était également associé et avait la charge de la gestion du changement, de l’organisation et de la transformation.

 

 

AGCS

Portrait de Tiphaine Paquin

Tiphaine Paquin (AGCS)

Allianz Global Corporate & Specialty (AGCS) a une nouvelle Directrice Indemnisation Marine pour la Méditerranée et l’Afrique. C’est Tiphaine Paquin, Directrice de l’Indemnisation pour la France depuis 2019, qui évolue à ce poste. Elle succède à Régis Broudin, qui occupait ce poste depuis 2019, et qui lui conserve la direction Mondiale Indemnisation Marine.

 

CFDP

L’assureur de protection juridique a promu Laurence du Fau de Lamothe au poste de Directrice des partenariats au poste de Directrice Commerciale grands comptes. Elle rejoint à cette occasion le comité exécutif. Elle a rejoint CFDP en 2019, d’abord en tant que Responsable du pôle de Paris avant d’évoluer l’année suivante à son poste de Directrice Partenariats.

 

Coverity

Portrait de Stéphane Hug

Stéphane Hug (NAP)

Le courtier grossiste Coverity a un nouveau Directeur général délégué : Stéphane Hug. Il avait rejoint Parnasse Maif en tant que Responsable de la gestion des risques avant d’évoluer en tant que Responsable du pôle performance économique solvabilité et gouvernance. Depuis 2020, Stéphane Hug était le directeur général adjoint de Maif Vie, la filiale assurance de personnes du Groupe Maif.

 

AG2R La Mondiale

Pascale Soyeux (Laurent Villeret)

AG2R La Mondiale a une nouvelle Directrice santé prévoyance en la personne de Pascale Soyeux. Elle a pris ses fonctions au 1er avril 2022, et avait rejoint le groupe en septembre 2021 en tant que directrice adjointe santé prévoyance et membre du comité exécutif. Elle succède à Jean-Pierre Diaz et exerce sous la responsabilité de Philippe Dabat, membre du comité de direction groupe en charge des assurances de personnes et de la distribution.

 

Covéa

Le groupe mutualiste français a annoncé l’arrivée d’un nouveau Conseiller auprès de Thierry Derez, PDF du groupe, en la personne de François Bucchini. Actuaire de formation, il avait pris la direction d’AXA Cessions en 2007, avant de rejoindre en 2011 Groupama comme directeur des assurances. Il a ensuite intégré Thelem Assurance en tant que Directeur offre et services clients, puis Gras Savoye en tant que Directeur général.

 

Malakoff Humanis

Portrait de Laurence Onen (Malakoff)

Laurence Onen (Malakoff Humanis)

Le groupe de protection sociale a annoncé la nomination d’une nouvelle Directrice grands comptes et international : Laurence Onen. Elle rejoint à cette occasion le Comité exécutif. Elle occupait précédemment le poste de Directrice grands comptes de Malakoff Médéric depuis 2012. En avril 2021, avec la fusion de Malakoff Médéric et Humanis, elle avait pris le poste de Directrice des activités à l’international du nouveau groupe Malakoff Humanis.

 

 

Altima Assurances

Portrait de Patrick Blanchard et Françoise Peronnet

Patrick Blanchard et François Peronnet (NAP)

Pascal Demurger a renoncé à son poste de Président du conseil d’administration d’Altima Assurances. Les membres du Conseil se sont donc réunis ce 1er avril et ont désigné le nouveau duo de dirigeants. Patrick Blanchard est nommé Président. Depuis janvier 2022, il est Directeur général de Smacl Assurances SA. Il conserve par ailleurs sa fonction de Directeur général adjoint de Maif. De son côté, Françoise Peronnet est la nouvelle Directrice générale d’Altima Assurances, elle avait été nommée Directrice générale adjointe en 2021.

 

Sources:

Résultats financiers 2021

Ça y est! La majorité des résultats de 2021 ont été publiés. Si l’année 2020 était plutôt morose pour les assureurs, pour 2021 il en est tout autrement. La majorité des acteurs renoue avec la croissance et certains ont annoncé une croissance à 2 chiffres. On note que c’est surtout du côté de l’assurance vie, épargne que la croissance est la plus importante, avec une montée importante des Unités de Comptes.

Compagnies d’assurance

Generali France

Generali France affiche de beaux résultats, avec une croissance à 2 chiffres. Le chiffre d’affaires a augmenté de 22,4% par rapport à 2020, passant à 15,5 milliards d’€, cette progression plus que significative fait de la France le 2ème marché du groupe, passant devant l’Allemagne, et derrière l’Italie. Ce boost du chiffre d’affaires est surtout dû aux activités d’assurance vie (+26,3% à 12,37 milliards d’€), tandis que les activités non-vie affichent une progression de 9,1% à 3,12 milliards d’€.
Si le chiffre d’affaire s’affiche en hausse, le résultat opérationnel est quant à lui en légère baisse et s’établit à 840 millions d’€ soit 21 millions d’€ de moins que l’année passée.

 

AXA

Le groupe AXA affiche un chiffre d’affaires de 100 milliards d’€ pour cette année 2021. En 2019, avant la Covid, AXA affichait un chiffre d’affaire de 103,5 milliards d’€, le groupe n’a donc pas encore atteint son niveau d’avant crise. Ceci s’explique en partie par la volonté stratégique de simplifier la structure du groupe, menant à des ventes de filiales ou de portefeuilles qui ont été nombreuses en 2021. Le groupe affiche également un ratio de solvabilité de 217% et un résultat net de 7,29 milliards d’€.

 

AXA France

Pour la filiale française du groupe, son 1er marché, les voyants sont au vert avec une croissance à 2 chiffres. En effet, son chiffre d’affaires est en progression de 13,11% par rapport à 2020, pour atteindre 28,35 milliards d’€. Les trois branches principales d’activité sont en progression avec une forte augmentation sur l’assurance vie, épargne et retraite, passant de 13 milliards d’€ à 15,3 milliards d’€ pour 2021. Le résultat opérationnel d’AXA France monte à 1,8 milliard d’€.

 

Allianz France

Logo Allianz imprimé sur des drapeaux

Allianz France annonce une progression plus timide que ses concurrents avec un chiffre d’affaires des activités dommages en baisse de 1,8% (à 4,477 milliards d’€). Concernant la santé et la vie, les activités sont en progression de 5,1% (à 7,8 milliards d’€).
Au niveau groupe, Allianz affiche une croissance de 5,7% passant de 140,5 milliards d’€ de chiffre d’affaires pour 2020 à 148,5 milliards d’€ pour 2021.

 

Bancassurance

CNP Assurances

Au niveau groupe, le bancassureur a retrouvé un niveau d’activité d’avant crise. Son chiffre d’affaires a progressé de 19,4% passant à 31,7 milliards d’€. Le résultat net part du groupe est de 1,5 milliards d’€, en croissance de 15% par rapport à l’année précédente. Le SCR s’établit à 217%, en croissance de 9 points de %.
Pour le marché français, le chiffre d’affaires monte à 19,98 milliards d’€, en hausse de 22,8% par rapport à 2020. C’est surtout sur l’épargne et la retraite que la croissance s’impose avec une hausse de 30% , du côté de la prévoyance et de la protection le chiffre d’affaires augmente de 1,2%.

 

Société Générale Assurances

Comme pour ses concurrents, Société Générale Assurances affichent des résultats en progression, et tourne la page de la crise 2020. C’est également l’assurance vie et l’épargne qui tirent les résultats vers le haut, même si le segment dommages n’est pas en reste. Le produit net bancaire atteint 963 millions d’€ en 2021 (+9% par rapport à 2020). Le résultat net part du groupe s’établit à 421 millions d’€ (+16% par rapport à 2020).
La collecte brute pour la vie et l’épargne est en hausse de 45%, faisant monter le montant de la collecte à 13,9 milliards d’€. Conforme à la tendance observée sur le marché, la part des UC représente 44% de la collecte brute. Concernant la retraite (individuelle et collective) Société Générale Assurances affiche un encours de 26 milliards d’€. En protection, on observe une croissance de 4% pour atteindre 1,9 milliards d’€, tirée par l’assurance dommages passant à 781 millions d’€ (+7,5% par rapport à 2020) et dans une moindre mesure par la prévoyance passant à 1 115 millions d’€ (+2,5% par rapport à 2020).

 

Crédit Agricole Assurances

L’année 2020 avait freiné les ambitions de Crédit Agricole Assurances, qui renoue cette année avec des résultats proche de ceux de 2019. Le chiffre d’affaires pour 2021 s’établit à 37 milliards d’€, avec un résultat net part du groupe il s’accroit de 24,5% à 1,5 milliard d’€.
Cette croissance est notamment portée par les activités épargne et retraite, en progression de 33,5% en chiffre d’affaires, pour atteindre 27,3 milliards d’€. La branche prévoyance, emprunteur et assurances collectives suit également la tendance à la hausse avec un chiffre d’affaires à 4,7 milliards d’€, en progression de 10,1 %. Enfin pour les dommages le chiffre d’affaires progresse de 6,7% pour atteindre 5,1 milliards d’€. Enfin, le ratio de solvabilité monte à 244%. A noter que la cession de La Médicale à Generali est prévue pour l’année 2022, l’opération chiffrée à 435 millions d’€ pourrait avoir un impact positif sur le résultat net du groupe.

 

Crédit Mutuel Arkea

La banque mutualiste termine 2021 avec de bons résultats : 721 millions d’€ de revenus, avec le pôle assurance et gestion d’actifs représentant 23% des revenus généraux du groupe. Les revenus d’assurance pour 2021 sont de 712 millions d’€. Comme pour ses concurrents, c’est l’épargne qui progresse le plus avec +12,6% d’encours, pour atteindre 155 milliards d’€.

 

La Banque Postale

Le bancassureur public affiche de beaux résultats en assurance non-vie, la branche IARD est en croissance de 11,1% avec un chiffre d’affaires de 1,08 milliard d’€. Du côté de l’assurance vie la collecte enregistre une forte croissance avec une progression de 26,1% par rapport à 2020, passant à 7,7 milliards d’€. Confirmant également la tendance sur le marché, la part d’UC a gagné 9,6 points de %, atteignant 29,3%.
Rappelons, que La Banque Postale s’apprête à prendre le contrôle de CNP Assurances. Cette opération devrait se clôturer en juin, une fois la transaction validée par l’autorité réglementaire, d’ici avril.

 

BNP Paribas Cardif

BNP Paribas Cardif tourne également la page de la crise et atteint un chiffre d’affaires record. En effet, pour 2021 il atteint 32,6 milliards d’€, contre un chiffre d’affaires de 24,8 milliards d’€ pour 2020. Sur un an, le chiffre d’affaires est donc en progression de 32 %. Le résultat net avant impôt, enregistre une faible baisse (-1 %) et s’établit à 1,4 milliard d’€ notamment « sous l’effet de la sinistralité ».
En France, la collecte brute a progressé de 41 % pour s’établir à 13,1 milliards d’euros. La part des unités de compte dans cette collecte atteint 35 %. Au total, la collecte brute en épargne à l’échelle mondiale s’élève à 25,7 milliards d’euros, en croissance de 42 % entre 2020 et 2021.

 

Mutuelles

Groupama

Excellente année également pour Groupama qui affiche un bénéfice net record de ces 10 dernières années. En effet, le groupe mutualiste a quasiment triplé son bénéfice net passant de 177 millions d’€ pour 2020 à 493 millions d’€ pour l’année 2021. Ce résultat s’explique par un résultat opérationnel qui a doublé (passant à 461 millions d’€), notamment grâce à l’épargne et grâce aux plus-values nettes du groupe, qui a réussi à rendre profitable des filiales qui ne l’étaient plus.
Groupama affiche un ratio de solvabilité à 271% (avec mesures transitoires).

 

La Mutuelle Générale

La Mutuelle Générale publie des résultats en progression et confirme son développement sur les contrats collectifs. Son chiffre d’affaires au niveau groupe est en progression de 1,8% passant à 1,3 milliard d’€. Cette progression s’est faite notamment grâce au « développement des contrats collectifs », puisqu’ils représentent désormais plus de 56% du chiffre d’affaires. Le résultat net du groupe est en hausse de 10,8 millions d’€. Le ratio de solvabilité, quant à lui, s’affiche à 267% , il baisse de 21 points de % par rapport à 2020.

 

Protection sociale

Malakoff Humanis

Le groupe de protection sociale renoue avec le vert. Tandis qu’en 2020 son chiffre d’affaires était en baisse et son résultat net négatif, cette année les résultats sont positifs.
Malakoff Humanis affiche un chiffre d’affaires de 6,2 milliards d’€ (+5%), dont 2,8 milliards d’€ réalisé en santé collective et 1,9 milliard d’€ en prévoyance collective. Son résultat net s’établit à 222 millions d’€, avec des fonds propres à 8,2 milliards d’€, et affiche un ratio de solvabilité de 210%.

 

AG2R La Mondiale

Nouveau jour pour Ag2R La Mondiale. Alors que son chiffre d’affaires était en recul continu depuis 2014, l’année 2021 est une année record. Pour 2021, l’activité assurantielle a généré l’an dernier 11,4 milliards d’€ de cotisations, en hausse de 22,2%. Le résultat net du groupe s’établit à 273 millions d’€, en progression de 22,9% par rapport à 2020. Le ratio de solvabilité est de 218% et ses fonds propres sont maintenus à un niveau élevé : 8,4 milliards d’€.

 

Réassurance

SCOR

Malgré une année 2021 chargée pour la réassurance : pandémie, catastrophes naturelles nombreuses et importantes… SCOR s’en tire bien. En effet, SCOR affiche un bénéfice net en hausse de 91%, grâce à l’accord de rétrocession avec Covéa. Sans cet accord, le réassureur afficherait un bénéfice en baisse. L’accord conclu a permis de dégager 1 milliard d’€, amenant le bénéfice net de SCOR à hauteur de 331 millions d’€, sans la conciliation trouvée avec Covéa, son résultat serait de 145 millions d’€.

 

CCR

La Caisse Centrale de Réassurance affiche des résultats positifs. Avec un résultat net consolidé de 196 millions d’€, représentant une hausse de 117% par rapport à 2020. Ce résultat est porté par de bons résultats à l’international, et une sinistralité en baisse sur la France. D’un côté CCR Re affiche un bénéfice net de 41 millions d’€ (+127,8%), et pour CCR Réassurances Publiques, le résultat net passe de 61 millions d’€ pour 2020 à 134 millions d’€pour 2021 (+119,7%).