Nominations – janvier 2022

Retrouvez les dernières nominations de ce mois dans le secteur finance-assurance. Qui sont les nouveaux CEO et les nouvelles équipes dirigeantes dans le paysage de l’assurance française ? On vous récapitule le tout.

Smacl Assurances

Portrait souriant de Paul Le Maout

Paul Le Maout (Smacl)

La Smacl Assurances a un nouveau Directeur général depuis le 1er janvier 2022. En effet, Paul Le Maout succède à Frédéric Costard, dont le mandat de 4 ans est arrivé à échéance.
Paul Le Maout a été nommé lors du conseil d’administration qui s’est tenu à la mi-décembre 2021. Il connaît très bien la maison puisqu’il a effectué toute sa carrière au sein du groupe niortais. Il y a commencé en 1981 en tant que Responsable régional. Il quitte à présent le navire en tant que Directeur développement, poste qu’il occupait depuis juin dernier.

 

SMA

Portrait souriant de Pierre Le Moine

Pierre le Moine (Argus de l’Assurance)

SMA, mutuelle spécialisée dans l’assurance construction, a annoncé l’arrivée de Pierre Le Moine en tant que Directeur général adjoint en charge de l’assurance vie et de personnes. À ce titre, il rejoint le comité exécutif du groupe et aura la charge du projet stratégique de modernisation de l’offre SMAVie. Pierre Le Moine quitte donc ses fonctions chez Groupama GAN Vie où il était Directeur financier et des risques.
C’est le 5ème dirigeant effectif, au sens de Solvabilité 2, qui vient étoffer la gouvernance du mutualiste. Les 4 autres dirigeants effectifs étant, pour rappel :
• Pierre Esparbes, directeur général du groupe SMA
• Grégory Kron, directeur général adjoint en charge de l’assurance dommages
• Hervé Leblanc, directeur général adjoint en charge de l’international et des grands comptes
• Philippe Desurmont, directeur général de SMA Gestion, en charge des investissements.

 

L’Olivier Assurance

Portrait de Fanny Limare-Wolf souriante, sur fond bleu

Fanny Limare-Wolf (News Assurances Pro)

L’assureur non-vie, du groupe britannique Admiral, a une nouvelle Directrice financière : Fanny Limare-Wolf. Cette dernière a fait l’entièreté de sa carrière au sein du groupe anglais. En effet, elle a occupé diverses fonctions au sein du groupe avant de co-fonder L’Olivier Assurance en 2011, pour laquelle elle dirige les activités marketing pour la France. Trois ans plus tard, elle occupe le même poste pour le groupe Admiral. Elle revient en juillet 2020 au sein de la filiale française L’Olivier Assurance en tant que Directrice du développement, du marketing, des produits et des partenariats, et depuis ce début d’année 2022, elle a donc pris la tête de la direction financière.

 

Afi Esca

Le spécialiste de l’assurance épargne, prévoyance et obsèques a un nouveau Directeur général délégué en la personne de Gilles Berdah. Il reprend l’ancien poste d’Elie Toledano, qui a été promu au poste de Directeur général en juin 2021. Cette arrivée « permet de renforcer et d’enrichir la gouvernance de la compagnie » a précisé l’Afi Esca. Après avoir occupé plusieurs postes au sein de courtiers et d’institutions bancaires, Gilles Berdah avait rejoint en 2020 le groupe Nissan en tant que General Manager Aftersales Service Marketing pour la région AMIEO.

 

AXA France

Clémence Gastaldi Serisé (Agefi)

Suite à l’arrivée de Patrick Cohen au poste de Directeur Général en mai 2021, on observe un remaniement du comité exécutif. Clémence Gastaldi Serisé rejoint le comité exécutif pour s’occuper des assurances collectives internationales. Elle quitte donc ses fonctions de Directrice générale du réseau AXA Prévoyance & Patrimoine (A2P) et laisse à son successeur, Richard Chatelet, la direction du réseau des 1400 agents généraux de A2P depuis ce mois de janvier.

 

AON France & WTW France

Liliane Spiridon (Argusde l’Assurance)

Mélanie Birgé (LinkedIn)

AON France a annoncé l’arrivée d’une nouvelle Directrice générale adjointe en la personne de Liliane Spiridon. Elle aura la charge du conseil, des services, du placement et du développement des assurances de personnes pour la France, la Belgique, le Luxembourg et le Maroc. Elle prendra officiellement ses fonctions le 21 février. Laurent Belhout, CEO d’AON France, BeLux et Maroc, a annoncé : « Je suis ravi que Liliane rejoigne Aon. Sa connaissance du marché de l’assurance de personnes, sa vision à la fois commerciale et technique, vont nous permettre de poursuivre notre croissance et d’améliorer notre approche holistique des services, du conseil et du placement concernant l’Assurance de Personnes ».
Liliane Spiridon était depuis juin 2020 la Directrice Health & Benefits chez WTW France et avait annoncé son départ début janvier 2022. C’est Mélanie Birgé qui a repris son poste chez le courtier. Elle devient de ce fait membre du comité exécutif et se consacrera à la stratégie commerciale et au pilotage de la protection sociale et aux avantages sociaux pour tout le portefeuille de WTW France.

 

Maif & Maif Avenir

Luc Delage (NAP)

Milène Gréhan (NAP)

La mutuelle d’assurance a annoncé le nom de son nouveau Directeur général adjoint : Luc Delage. Il prendra ses nouvelles fonctions à compter du 1er mars 2022. Il aura la charge de la direction du pilotage économique et financier du groupe. Sa promotion intervient à la suite du départ à la retraite d’Eric Berthoux, qui occupait ce poste depuis 2016.
Maif Avenir, le fonds de capitale-innovation du groupe, de son côté, a annoncé la promotion de Milène Gréhan au poste de Directrice générale. Elle succède à Nicolas Boudinet, qui a évolué au poste de Directeur général délégué, aux côtés de Pascal Demurger, en juin dernier.
À la tête de Maif Avenir, elle poursuivra « le développement ambitieux de ce fonds créé en 2015 et renforcera son positionnement comme référence de l’investissement à mission », peut-on lire dans un communiqué. Cette dernière aura également pour objectif « de renforcer la convergence entre l’impact positif et la performance du fonds qui investit dans des sociétés technologiques qui œuvrent en faveur d’un progrès individuel, collectif et durable ».

 

Crédit Agricole Assurances

Florence Barjou & Matthieu Lance (NAP)

Guillaume Oreckin (CAA)

Le bancassureur français a un nouveau duo à la tête de sa direction des investissements, suite au départ de Françoise Debrus et Jean-Jacques Duchamp. Respectivement Directrice des investissements et Directeur adjoint, ils ont fait valoir leurs droits à la retraite.
C’est Florence Barjou, en provenance du gestionnaire d’actifs Lyxor, qui reprend le rôle de Directrice des investissements à partir du 1er mars.
Matthieu Lance est, lui, nommé Directeur général adjoint des investissements. Il prendra ses fonctions le 7 mars, et exercera sous la responsabilité de Florence Barjou. Il avait rejoint le groupe en 2016 où il avait évolué en tant que Co-Responsable mondial des fusions et acquisitions pour Crédit Agricole Corporate and Investment Banking.
Du côté de la non-vie, Guillaume Oreckin a été promu second Directeur effectif de Crédit Agricole Assurances et Directeur général de Pacifica. Son dernier poste au sein du groupe était celui de Directeur des activités assurances internationales. Il succède à Thierry Langreney qui a pris sa retraite fin septembre.

 

 

Sources:

 

Restez au courant – janvier 2022

On résume pour vous toute l’actualité de ce 1er mois de l’année.

Partenariats

Lovys

logo de lovys

Le néo-courtier spécialiste de l’assurance non-vie a annoncé un nouveau partenariat. L’insurtech française s’est alliée au réseau d’auto-écoles ECF représentant 1180 écoles, pour proposer une assurance auto aux jeunes conducteurs. Lovys propose 3 types de couvertures: tiers simple, tiers étendu et tous risques, avec des prix progressifs allant de 9€ à 13€ par mois. L’insurtech s’est également alliée avec Caarl pour étoffer son offre. Caarl est un nouvel acteur du courtage spécialisé dans la protection juridique pour les acteurs de la mobilité.
« Nous prenons en charge dans cette assurance le stage de récupération de points, mais aussi un audit de la conduite et un stage de perfectionnement gratuit, proposés par notre partenaire Caarl », précise d’ailleurs le directeur France de Lovys, Fabien Cazes.

 

La Banque Postale & Shift Technology

La Banque Postale a signé un partenariat avec une des insurtechs françaises les plus connues : Shift Technology. L’objectif pour le bancassureur est d’améliorer sa relation client via la gestion de sinistres. Avec plus 100 000 sinistres par an sur la branche MRH, la gestion de sinistres est un gros sujet pour la Banque Postale. Ce partenariat va permettre de concevoir une solution entièrement digitale pour la gestion des sinistres. À l’heure actuelle, les assurés de La Banque Postale peuvent déclarer un sinistre via un chatbot qui arrive à résoudre plus de 84% des cas, d’après le bancassureur.
« L’optimisation du parcours client et la digitalisation des parcours de produits d’assurance non-vie s’inscrit dans la stratégie de La Banque Postale, avec un objectif de 100% des parcours digitalisés en 2025 », souligne Michel Andignac, directeur du pôle assurance non vie et directeur général de La Banque Postale Assurances IARD.

 

Insurtech

Flitter

Flitter est une jeune pousse dans le milieu des assurtechs. En effet, fondée en 2021, la structure vient d’officialiser sa 1ère levée de fonds. Elle est à hauteur de 2,5 millions d’€ et menée par Global Founders Capital et Kima Venture (la holding d’investissement de Xavier Niel). Particularité de ces investisseurs, ils ont déjà tous les deux investi dans l’assurance (Seyna, Hoggo, Acheel ou encore Stoïk).
Flitter propose des offres automobiles au kilomètre, et le service est entièrement digital. Le public visé est le conducteur occasionnel. Partant du constat qu’un assuré sur deux roule moins de 10 000 kilomètres par an, Flitter veut leur proposer une solution plus adaptée à leurs besoins et avec un tarif correspondant à leur usage. « Aujourd’hui, un assuré paye le même prix qu’il roule 2 000 ou 20 000 km, alors que son risque est divisé par 3. Nous voulons proposer un modèle plus juste et plus adapté à nos nouveaux modes de mobilités », souligne le directeur général de Flitter, Jérémy Steinberg.
Le produit est assuré par Wakam, et Flitter compte à ce jour environ 2000 préinscrits.

 

Luko

Luko, proposant des assurances habitations en ligne, a fait grandir sa ligne de produit régulièrement depuis sa création. Mais la croissance s’accélère ! L’assurtech française a fait grand bruit en ce mois de janvier en annonçant son acquisition de l’assurtech berlinoise Coya. L’assureur allemand dispose déjà d’un agrément des autorités allemandes (BaFin). La start-up allemande vend, outre de l’assurance habitation, des assurances santé pour les animaux de compagnie, de l’assurance pour les vélos et de la responsabilité civile. Elle a levé quelque 40 millions d’€ depuis sa création en 2016. Alors que Coya va devenir Luko Allemagne, « 100 % des investisseurs de Coya ont décidé de rester », glisse Raphaël Vullierme, le dirigeant de Luko.
Cette opération permet à Luko de se développer encore d’avantage sur le marché européen. En effet, au printemps 2021, l’assurtech avait annoncé son arrivée sur le marché espagnol. Grâce au rachat de Coya, Luko va augmenter son portefeuille de clients d’un peu moins de 50 %, pour le porter à quelque 300 000 assurés. La start-up se fixe aujourd’hui pour objectif d’avoir 1 million de clients « à horizon 2023 ».
Enfin, point non négligeable, cette manœuvre permet à Luko de devenir un assureur à part entière en Allemagne, et il semblerait que l’objectif soit d’utiliser cet avantage pour obtenir l’agrément en France également. A ce stade, Luko travaillait avec Wakam, Swiss Re et Munich Re pour proposer des produits et porter ses risques.

 

Cartan Trade

Cartan Trade a officiellement été lancé en cette fin janvier. Mais qui est Cartan Trade ? C’est un nouveau venu dans le monde de l’assurance, qui entend bousculer l’assurance crédit avec de nouvelles solutions digitales. Avec des actionnaires comme SCOR ou Bpifrance, ainsi que d’autres investisseurs privés, la start-up a réussi à récolter un premier tour de table de 5 millions d’€.
Dirigé par Eric Lenoir, un expert du secteur assurantiel, qui était jusqu’en novembre dernier le patron d’Euler Hermes France, Cartan Trade est convaincu qu’il y a « de la place pour un nouvel acteur plus flexible, plus agile et plus innovant. Le marché est dominé par un oligopole, avec trois acteurs issus de multiples phases de consolidation, et qui ne sont plus capables d’innover, ni d’adresser les besoins de toutes les entreprises », a affirmé son patron mercredi, lors d’une conférence de presse.
La cible ? Tous les types de clients. La structure commence avec la France, mais la jeune pousse ne cache pas ses ambitions européennes : Royaume-Uni, Allemagne, Italie, Espagne. Cartan Trade est réassuré par SCOR, et a noué un partenariat avec Tinubu Square, autre assurtech, pour le développement de sa plateforme en ligne.

 

Indeez

Indeez, assurtech française qui propose des protections sociales pour les travailleurs indépendants, vient de conclure une nouvelle levée de fonds série A de 8,1 millions d’€. Cette levée de fonds fut possible grâce au soutien d’Elaia, de Mosaic ventures et de ses business angels, présents depuis la création de l’entreprise en 2020. Depuis leur création, ils proposent des couvertures santé et interruption d’activité aux freelances, mais aussi aux chauffeurs VTC ou encore aux livreurs, par exemple. Indeez, qui affirme dans un communiqué être « la néo-assurance enregistrant la croissance la plus dynamique en Europe » sur ce segment spécifique, entend accélérer en multipliant les partenariats avec les plateformes numériques. « En signant avec des plateformes européennes, Indeez a validé son modèle économique » , a jugé le co-fondateur de Mosaic Ventures, Toby Coppel, dans un communiqué.
Les 8,1 millions d’€ de cette levée de fonds permettront d’étoffer les effectifs d’Indeez, pour atteindre « 70 personnes dans le monde dans les deux prochaines années » . L’Assurtech fait aussi part de son intention de « poursuivre le développement de nouveaux produits innovants » pour aller au-delà de l’offre développée en réponse à la crise sanitaire.

 

Unkle

Unkle, lancée en 2019, est une assurtech française spécialisée en garantie loyers impayés. À son lancement, la structure avait bénéficié d’un premier tour de financement d’un million d’€. Unkle accélère en levant 10 millions d’€ en série A auprès des fonds Alma Mundi Ventures, Anaxago et Eurazeo (InnovAllianz). Le groupe Prunay figure également parmi les investisseurs de ce deal, mené avec Cambon Partners.
« Cette nouvelle levée de fonds nous permettra de concrétiser nos ambitions, en développant une plateforme unique pour accompagner les propriétaires, locataires et agences dans leurs projets immobiliers », a ajouté le cofondateur d’Unkle, Matthieu Luneau.

 

Législation, associations

Assurance emprunteur

La bataille autour de la résiliation à tous moments de l’assurance emprunteur fait rage depuis quelques mois. Les lobbys des assureurs et des bancassureurs essaient de défendre leurs points de vue et de peser sur la décision finale, en coulisse, depuis un bon moment déjà.
Cette proposition a été votée en 1ère lecture à l’Assemblée nationale mais avait été supprimée en commission des Affaires économiques du Sénat peu de temps après. A la place, des mesures renforçant les obligations d’information des assurés sur le droit actuel ont été adoptées. Le gouvernement, tout comme les assureurs et les associations de protection des consommateurs regrettent cela. Cependant, le texte devrait retrouver sa forme initiale : après le vote au Sénat, il doit être étudié en commission mixte paritaire. Si sénateurs et députés ne parviennent pas à se mettre d’accord, la loi retournera à l’Assemblée nationale le 10 février prochain, où le gouvernement détient une large majorité. Affaire à suivre.

 

France Assureurs

En ce début d’année, la FFA a décidé de faire peau neuve. Nouvelle stratégie , et surtout, nouveau nom !
Faites place à France Assureurs. Après l’arrivée de Florence Lustman, puis la réorganisation de la gouvernance interne, une nouvelle stratégie a suivi, et pour refléter tout ça, un nouveau nom était le bienvenu. Ce changement s’accompagne d’une refonte du site internet, qui est aujourd’hui simplifié, plus accessible et davantage orienté vers les assurés.

« Nous avons sondé nos adhérents en 2020 : satisfaits de la FFA à 85 %, ils ont toutefois souligné que nous devions être davantage présents dans le débat public et sociétal », rappelle sa présidente Florence Lustman. Et c’est que compte faire France Assureurs pour cette année qui s’annonce chargée en actualités. On ne peut pas passer à côté des présidentielles,  qui prendront assurément une grande place dans le débat. Pour aborder le sujet, France Assureurs a créé une plateforme hébergée sur leur site. Alimentée par les livres blancs sur de grandes thématiques (santé, dépendance, développement durable) et des notes sur des sujets précis, elle permettra aux assureurs d’ouvrir le débat avec les équipes de campagne, mais surtout avec les assurés, qui pourront réagir avec « likes » ou « dislikes » et proposer des suggestions.

 

Complémentaire santé des fonctionnaires

Portrait d'Amélie de Montchalin

Amélie de Montchalin, ministre de la Transformation et de la Fonction publique

Le protocole d’accord relatif à la couverture complémentaire maladie dans la Fonction publique d’Etat a officiellement été signé. Décrit comme un « moment historique » par la ministre de la Transformation et de la Fonction publique, Amélie de Montchalin, cet accord rend obligatoire la couverture santé co-financée par l’employeur au plus tard en 2026, pour les fonctionnaires d’État. Cette couverture devra être financée à minima à hauteur de 50% par l’employeur. Le coût de cette réforme est estimé à 900 millions d’€ et induit un grand changement également pour les mutuelles spécialisées. Le décret d’application prévu par l’ordonnance de février 2021 devrait « être signé avant la fin du quinquennat ». Et comme prévu par l’accord du 26 janvier, le ministère et les partenaires sociaux vont tout de suite passer à la prévoyance. « L’objectif est de conclure au plus vite un accord de méthode pour ensuite initier des discussions de fond avant la fin du quinquennat », a précisé la ministre de la Fonction publique.

 

 

Sources:

Entretien avec Mathieu Lambert – Parcours d’une évolution fulgurante

Mathieu Lambert with nature in the background

En quelques années, Mathieu Lambert s’est fait très rapidement un nom dans le milieu de l’assurance et sur le plan international. Après 10 ans passés chez Axa, principalement en Belgique, Mathieu vient tout juste de donner un nouvel élan à sa carrière en acceptant le poste de Directeur chez Deloitte Consulting. Interview avec un informaticien et ancien gamer fan de « Counter Strike » à la carrière actuarielle remarquable.

 

Bonjour Mathieu, parle-nous de tes débuts dans le monde de l’actuariat.

Mon parcours est assez atypique. J’ai commencé par une licence en informatique pour me diriger ensuite vers l’actuariat. Une fois mon diplôme en poche, j’ai rejoint Reacfin, une entreprise belge de consultance en actuariat. J’ai pu y faire mes premières armes en tant que Consultant chargé de missions très pratiques telles que le développement de modèle et de reporting. Ce type de missions permet d’acquérir les bons réflexes surtout quand on sort de l’université sans aucune expérience. Après 3 ans en consultance, AXA m’a proposé de prendre la responsabilité du risk management non-vie. C’était, à mon âge, une opportunité que je ne pouvais pas refuser. On était en plein dans « l’âge d’or du risk management » ; une période marquée par l’implémentation de la directive Solvency II.

Tout au long de ma carrière, j’ai toujours eu le souhait de me rapprocher du terrain afin de mieux comprendre la manière dont un actuaire pouvait avoir un impact positif vis-à-vis des courtiers et des clients. AXA Groupe m’a alors proposé de partir en mission à l’étranger. J’ai commencé pour AXA Direct UK à Londres où j’ai participé au développement de leur projet « dynamic pricing ». Le marché anglais est un marché très agressif et price sensitive. Les anglais achètent leur contrat d’assurance comme ils achètent leur billet d’avion sur des plateformes spécialisées appelées « agrégateur ». Ensuite, direction la Turquie où j’ai dû mettre en place une équipe pricing inexistante et soutenir les équipes reserving.

De retour en Belgique en 2016, je prends la responsabilité des équipes pricing pour AXA Belgium sur les activités Retail IARD. Très rapidement, on me donne la gestion des Data Scientists, une équipe qui était décentralisée. Toujours avec cette volonté de mieux comprendre le fonctionnement de l’industrie et de sa réalité de terrain, je prends la responsabilité de la protection juridique où je suis en charge des équipes opérationnelles sinistres, produit et innovation.

 

Comparé au parcours classique d’un actuaire, tu as évolué très vite et es devenu manager à un très jeune âge. Quel est le secret de ta réussite ?

On est maître de sa propre carrière et on récolte les fruits que l’on sème. C’est donc pour moi une question d’investissement. Si on s’investit dans une entreprise avec l’objectif de grandir, on arrive en général à évoluer de manière positive. Je conseillerais de ne pas hésiter à se réinventer, se remettre en question, accepter les revers pour mieux rebondir et garder cette soif d’apprendre. De plus, il est important de voir son évolution de manière collective. On ne grandit jamais seul mais bien avec l’aide de son équipe. Le respect mutuel est donc primordial.

 

As-tu rencontré des défis particuliers en passant aussi vite à des fonctions managériales ?

Au fil de ma carrière, j’ai toujours été amené à manager des personnes plus âgées que moi. Il est important de gagner leur confiance par la crédibilité. Je pense y être parvenu en identifiant rapidement les missions où les équipes ont besoin d’aide afin de les soutenir en me montrant disponible. En effet, je n’hésite pas à me charger moi-même d’une tâche lorsque l’équipe est débordée. J’ai toujours privilégié cet esprit d’équipe avec mes collaborateurs en agissant comme un coach et non comme un chef. Les victoires se partagent alors ensemble et non individuellement.

 

Conseillerais-tu aux actuaires de se spécialiser dans une expertise bien particulière ou d’élargir leur éventail de compétences pour développer leur carrière ?

Les deux ont une valeur énorme pour une entreprise. Tout dépend de leurs  aspirations personnelles. Si on a plutôt une carrière de spécialiste, je conseillerais de s’hyper-spécialiser pour être reconnu comme spécialiste dans son domaine et auprès de ses pairs. Si par contre, on est généraliste comme moi, il faut alors s’assurer de comprendre les multiples facettes d’une compagnie d’assurance pour pouvoir apporter un maximum de valeur dans ses choix stratégiques.

 

AXA Group est une entreprise qui a énormément investi dans la data ces dernières années, quel apprentissage retiens-tu de ta fonction de Chief Data Analytics ?

Aujourd’hui, une compagnie d’assurance ne sait plus exister sans données. Ce constat sera encore plus vrai demain. Les investissements dans la Data sont de plus en plus massifs. Il est pour moi critique et central dans la stratégie d’une compagnie d’assurance d’arriver à bien connaître ses clients et son marché au travers de la collecte de données. Un des défis sera d’arriver à bien gérer, utiliser et surtout exploiter ses données afin de se différencier de ses concurrents.

 

Une expérience qui t’as le plus marquée au fil de ta carrière ?

Mes expériences internationales ont été les plus marquantes. On s’enrichit des autres cultures en découvrant d’autres contextes de marché. Les collègues ne s’adaptent pas à toi. C’est toi qui doit t’adapter très vite pour répondre de manière consciencieuse et cohérente aux problèmes des équipes  dans le respect des valeurs et de la culture locale.

 

Une anecdote à nous raconter ?

Malgré le fait que je sois informaticien, actuaire et un peu geek sur le côté, j’ai toujours été passionné par tout ce qui était programme de transformation culturelle. Il y a quelques années, lorsqu’AXA a lancé un programme, j’ai été invité à être coach.  Cette expérience a marqué mes premiers pas sur tout l’intérêt que je porte au leadership. Hier, on pouvait travailler de manière hiérarchique. Aujourd’hui, ce n’est plus le cas. La manière de motiver les employés varie complètement en fonction des générations.

 

Une leçon apprise durant ta carrière ?

Savoir profiter de ses expériences qu’elles soient positives ou négatives pour pouvoir continuer à évoluer.

 

Si tu pouvais changer une chose dans ton métier ?

Je dirais la dimension internationale. Les voyages me manquent !

 

Une idée de ce que réserve l’avenir pour les actuaires ?

L’épisode des dernières inondations européennes donne parfaitement le ton. Un actuaire reste pour moi central dans le métier d’une compagnie d’assurance sur plusieurs plans. Parvenir à évaluer les risques est une épreuve de plus en plus critique face à des risques en pleine mutation et aux fréquences aléatoires. L’actuaire de demain devra également maîtriser toutes les données à sa disposition pour modéliser au mieux les réalités du marché.

 

Des projets futurs ?

J’ai récemment décidé d’aller un pas plus loin dans ma carrière en quittant AXA pour me relancer dans le conseil auprès de Deloitte avec une volonté de m’axer sur des grands projets de transformation. Mon ambition est d’avoir un impact sur l’ensemble de la chaîne de valeur au niveau de l’assurance.

 

 

Félicitations pour ce nouveau challenge ! Je te propose de clôturer cette interview par notre question signature, celle qu’on pose à tout le monde. Que ce soit sur le plan personnel ou professionnel : Qu’est-ce que tu aimerais oser faire et que tu n’as pas encore fait ?

Partir deux mois en voyage avec ma femme et mes enfants à l’autre bout du monde. (sourire)

Restez au courant de l’actualité marché – Fin d’année 2021

On résume pour vous toute l’actualité de ces 2 derniers mois de l’année 2021.

 

Acquisitions & Partenariats

AG2R La Mondiale & Intériale

logos d'AG2R La Mondiale et Intériale

Les négociations entamées en juin entre AG2R La Mondiale et Intériale ont porté leur fruits. En effet, l’assemblée générale de la mutuelle positionnée sur les agents du ministère de l’Intérieur et des collectivités locales, a signé l’accord de partenariat avec AG2R La Mondiale. Les délégués mutualistes auraient signé à l’unanimité, d’après l’Argus de l’Assurance. Intériale devrait donc, pendant le 1er trimestre 2022, commencer le processus d’adhésion à AGMut, l’entité mutualiste d’AG2R.

 

Generali & La Médicale

logos Generali La Médicale

La filiale des professionnelles de la santé du groupe Crédit Agricole est dans le viseur de Generali. Après avoir racheté Cattolica au mois de juin, Generali poursuit sa stratégie d’acquisition. En effet, Jean-Laurent Granier, CEO de la filiale française du groupe italien, a confirmé que des négociations étaient en cours. Avec l’acquisition de La Médicale, Generali élargirait son portefeuille, puisque la structure comporte 200 collaborateurs, un réseau de 125 agents et environ 550 millions d’€ de primes annuelles. Le montant de la transaction n’a pas encore été révélé, mais d’après Reuters, La Médicale serait estimée aux alentours de 400 millions d’€.

« On a un ADN qui nous pousse à travailler avec les professionnels et les PME », a expliqué Jean-Laurent Granier, le patron de l’assureur en France. Tandis que pour Crédit Agricole cela « répond à la volonté de se focaliser sur le développement de son modèle de bancassurance », a fait savoir le bancassureur par un communiqué.

 

La Banque Postale & CNP Assurances

Enseignes CNP Assurances et La Banque Postale

En 2018, La Banque Postale et CNP Assurances annonçaient un rapprochement. Au printemps 2020, le groupe bancaire détenait 62,8% du capital de l’assureur. Fin octobre de cette année, La Banque Postale avait fait part de sa volonté d’acquérir les 16,1% détenus par BPCE et de lancer une OPA simplifiée sur les 21,1% restants. Ce projet, lancé il y a 3 ans par Bruno Le Maire, alors ministre de l’Économie et des Finances, visait à créer un bancassureur public.

Alors que nous étions prêts à clore cet article, La Banque Postale a communiqué qu’elle avait effectivement acquis les 16,1% de parts de BPCE dans CNP Assurances pour la somme de 2,4 milliards d’€. A l’heure actuelle La Banque Postale détient donc 78,9% des parts de CNP Assurances. « Nous nous réjouissons de franchir cette étape importante dans le projet de rapprochement et de simplification de nos liens actionnariaux avec CNP Assurances. Nous confirmons en parallèle notre volonté de renforcer le partenariat industriel entre BPCE et CNP Assurances, dans la logique de modèle ouvert et multi-partenarial qui fait le succès de CNP Assurances. C’est un pas de plus vers la construction d’un leader européen de la bancassurance au sein du grand pôle financier public. » a communiqué Philippe Heim, Président du directoire de La Banque Postale.

 

Swiss Re & Baidu

Swiss Re and Baidu logos

Swiss Re, 1er réassureur mondial, a déjà fait part de sa vision : pour eux, les partenariats avec les entreprises tech sont la clé d’un avenir brillant. Ce ne sont pas que des convictions, puisqu’ils viennent de signer un partenariat avec Baidu, le mastodonte chinois de la tech. L’objectif ? Concevoir ensemble des produits et solutions d’assurance pour les voitures autonomes.

Ils ont d’ailleurs déjà lancé un produit : une assurance pour le service de voiturier automatisé “Apollo Valet Parking”, développé par Baidu. Les prochains sujets abordés seront l’innovation en matière d’assurance et la gestion des risques pour les plateformes informatiques de conduite autonome, les tableaux de bord intelligents et les taxis autonomes. Un pas de plus vers demain.

 

Assurtech

Leocare

logo de Leocare

Leocare, assurtech du courtage, a conclu une nouvelle levée de fonds. Et pas des moindres ! En effet, ils ont conclu un dernier tour de table pour cette année de 110 millions de US$ (soit 98 millions d’€). Ce qui fait désormais d’eux un membre du club plutôt restreint des assurtechs françaises avec des levées de fonds à 3 chiffres (ses voisins de table étant Alan et Shift Technology). L’objectif pour l’entreprise ? Se lancer à l’international, en commençant par l’Espagne, prévu pour 2022. De quoi confirmer sa place parmi les 50 assurtechs les plus prometteuses d’Europe.

 

Mutumutu

logo de Mutumutu

Arrivé en France au mois de novembre de cette année, Mutumutu est une assurtech tchèque. Ce nouvel arrivant dans l’hexagone se spécialise sur les produits de prévoyance pour les travailleurs indépendants. « Il subsiste une forte dissociation entre l’offre et la demande sur ce marché : les produits n’y ont que peu évolué ces dernières années », a expliqué Éloi Lanthiez, DG de cette nouvelle branche française. Ses armes secrètes pour se différencier ? L’expérience internationale en république Tchèque, le soutien de Société Générale Assurances et un marché finalement encore peu développé. Et oui ! La filiale tchèque de Société Générale Assurances a aidé Mutumutu à développer son produit prévoyance et y a investi 2,5 millions d’€.

Mutumutu propose un service entièrement digitalisé et propose une solution au comportement. En effet, si l’assuré conserve de bonnes habitudes, comme ne pas fumer, bouger ou faire des contrôles médicaux réguliers, l’assurtech reversera alors une partie de ses cotisations sous forme de cashbacks. « Nous avons pris une approche différente de Vitality (produit au comportement de Generali -ndlr). Nous ne faisons pas que mettre en place un programme de récompenses, nous ne sommes pas là pour tracker les mauvaises habitudes », nuance Éloi Lanthiez.

La jeune pousse tchèque compte avoir un million d’assurés d’ici 10 ans en Europe. Pour l’instant, elle en escompte 3 000 en France d’ici fin 2022.

 

 

Sources:

Entretien avec Mathieu Lambert – Parcours d’une évolution fulgurante

 

En quelques années, Mathieu Lambert s’est fait très rapidement un nom dans le milieu de l’assurance et sur le plan international. Après 10 ans passés chez Axa, principalement en Belgique, Mathieu vient tout juste de donner un nouvel élan à sa carrière en acceptant le poste de Directeur chez Deloitte Consulting. Interview avec un informaticien et ancien gamer fan de « Counter Strike » à la carrière actuarielle remarquable.

Mathieu Lambert

Mathieu Lambert, Deloitte Consulting

Bonjour Mathieu, parle-nous de tes débuts dans le monde de l’actuariat.

Mon parcours est assez atypique. J’ai commencé par une licence en informatique pour me diriger ensuite vers l’actuariat. Une fois mon diplôme en poche, j’ai rejoint Reacfin, une entreprise belge de consultance en actuariat. J’ai pu y faire mes premières armes en tant que Consultant chargé de missions très pratiques telles que le développement de modèle et de reporting. Ce type de missions permet d’acquérir les bons réflexes surtout quand on sort de l’université sans aucune expérience. Après 3 ans en consultance, AXA m’a proposé de prendre la responsabilité du risk management non-vie. C’était, à mon âge, une opportunité que je ne pouvais pas refuser. On était en plein dans « l’âge d’or du risk management » ; une période marquée par l’implémentation de la directive Solvency II.

Tout au long de ma carrière, j’ai toujours eu le souhait de me rapprocher du terrain afin de mieux comprendre la manière dont un actuaire pouvait avoir un impact positif vis-à-vis des courtiers et des clients. AXA Groupe m’a alors proposé de partir en mission à l’étranger. J’ai commencé pour AXA Direct UK à Londres où j’ai participé au développement de leur projet « dynamic pricing ». Le marché anglais est un marché très agressif et price sensitive. Les anglais achètent leur contrat d’assurance comme ils achètent leur billet d’avion sur des plateformes spécialisées appelées « agrégateur ». Ensuite, direction la Turquie où j’ai dû mettre en place une équipe pricing inexistante et soutenir les équipes reserving.

De retour en Belgique en 2016, je prends la responsabilité des équipes pricing pour AXA Belgium sur les activités Retail IARD. Très rapidement, on me donne la gestion des Data Scientists, une équipe qui était décentralisée. Toujours avec cette volonté de mieux comprendre le fonctionnement de l’industrie et de sa réalité de terrain, je prends la responsabilité de la protection juridique où je suis en charge des équipes opérationnelles sinistres, produit et innovation.

 

Comparé au parcours classique d’un actuaire, tu as évolué très vite et es devenu manager à un très jeune âge. Quel est le secret de ta réussite ?

On est maître de sa propre carrière et on récolte les fruits que l’on sème. C’est donc pour moi une question d’investissement. Si on s’investit dans une entreprise avec l’objectif de grandir, on arrive en général à évoluer de manière positive. Je conseillerais de ne pas hésiter à se réinventer, se remettre en question, accepter les revers pour mieux rebondir et garder cette soif d’apprendre. De plus, il est important de voir son évolution de manière collective. On ne grandit jamais seul mais bien avec l’aide de son équipe. Le respect mutuel est donc primordial.

 

As-tu rencontré des défis particuliers en passant aussi vite à des fonctions managériales ?

Au fil de ma carrière, j’ai toujours été amené à manager des personnes plus âgées que moi. Il est important de gagner leur confiance par la crédibilité. Je pense y être parvenu en identifiant rapidement les missions où les équipes ont besoin d’aide afin de les soutenir en me montrant disponible. En effet, je n’hésite pas à me charger moi-même d’une tâche lorsque l’équipe est débordée. J’ai toujours privilégié cet esprit d’équipe avec mes collaborateurs en agissant comme un coach et non comme un chef. Les victoires se partagent alors ensemble et non individuellement.

 

Conseillerais-tu aux actuaires de se spécialiser dans une expertise bien particulière ou d’élargir leur éventail de compétences pour développer leur carrière ?

Les deux ont une valeur énorme pour une entreprise. Tout dépend de leurs  aspirations personnelles. Si on a plutôt une carrière de spécialiste, je conseillerais de s’hyper-spécialiser pour être reconnu comme spécialiste dans son domaine et auprès de ses pairs. Si par contre, on est généraliste comme moi, il faut alors s’assurer de comprendre les multiples facettes d’une compagnie d’assurance pour pouvoir apporter un maximum de valeur dans ses choix stratégiques.

 

AXA Group est une entreprise qui a énormément investi dans la data ces dernières années, quel apprentissage retiens-tu de ta fonction de Chief Data Analytics ?

Aujourd’hui, une compagnie d’assurance ne sait plus exister sans données. Ce constat sera encore plus vrai demain. Les investissements dans la Data sont de plus en plus massifs. Il est pour moi critique et central dans la stratégie d’une compagnie d’assurance d’arriver à bien connaître ses clients et son marché au travers de la collecte de données. Un des défis sera d’arriver à bien gérer, utiliser et surtout exploiter ses données afin de se différencier de ses concurrents.

 

Une expérience qui t’as le plus marquée au fil de ta carrière ?

Mes expériences internationales ont été les plus marquantes. On s’enrichit des autres cultures en découvrant d’autres contextes de marché. Les collègues ne s’adaptent pas à toi. C’est toi qui doit t’adapter très vite pour répondre de manière consciencieuse et cohérente aux problèmes des équipes  dans le respect des valeurs et de la culture locale.

 

Une anecdote à nous raconter ?

Malgré le fait que je sois informaticien, actuaire et un peu geek sur le côté, j’ai toujours été passionné par tout ce qui était programme de transformation culturelle. Il y a quelques années, lorsqu’AXA a lancé un programme, j’ai été invité à être coach.  Cette expérience a marqué mes premiers pas sur tout l’intérêt que je porte au leadership. Hier, on pouvait travailler de manière hiérarchique. Aujourd’hui, ce n’est plus le cas. La manière de motiver les employés varie complètement en fonction des générations.

 

Une leçon apprise durant ta carrière ?

Savoir profiter de ses expériences qu’elles soient positives ou négatives pour pouvoir continuer à évoluer.

 

Si tu pouvais changer une chose dans ton métier ?

Je dirais la dimension internationale. Les voyages me manquent !

 

Une idée de ce que réserve l’avenir pour les actuaires ?

L’épisode des dernières inondations européennes donne parfaitement le ton. Un actuaire reste pour moi central dans le métier d’une compagnie d’assurance sur plusieurs plans. Parvenir à évaluer les risques est une épreuve de plus en plus critique face à des risques en pleine mutation et aux fréquences aléatoires. L’actuaire de demain devra également maîtriser toutes les données à sa disposition pour modéliser au mieux les réalités du marché.

 

Des projets futurs ?

J’ai récemment décidé d’aller un pas plus loin dans ma carrière en quittant AXA pour me relancer dans le conseil auprès de Deloitte avec une volonté de m’axer sur des grands projets de transformation. Mon ambition est d’avoir un impact sur l’ensemble de la chaîne de valeur au niveau de l’assurance.

 

Félicitations pour ce nouveau challenge ! Je te propose de clôturer cette interview par notre question signature, celle qu’on pose à tout le monde. Que ce soit sur le plan personnel ou professionnel : Qu’est-ce que tu aimerais oser faire et que tu n’as pas encore fait ?

Partir deux mois en voyage avec ma femme et mes enfants à l’autre bout du monde. (sourire)

 

Entretien réalisé par Adrien Binon, Décembre 2021