Restez au courant de l’actualité marché – Été 2021

On résume pour vous toute l’actualité de ces 2 mois d’été.

Partenariats et rachats

Aon et Willis Towers Watson

Aon to pay Willis Towers Watson US$1bn as merger called offLe projet de fusion entre Aon et Willis Towers Watson a été un feuilleton à rebondissements. Les deux géants ont finalement renoncé à la fusion pendant l’été. Après de nombreux allers-retours entre les deux compagnies, l’annonce officielle en mars 2020, l’accord de l’Union Européenne qui a traîné en longueurs, l’obligation pour Willis de se séparer de Gras Savoye, la goutte d’eau qui semble avoir fait déborder le vase est la plainte déposée par le Ministère de la Justice Américain (“DOJ”) à la mi-juin. Leur crainte? Que la fusion élimine la concurrence, et par conséquent, génère une hausse des prix et ne réduise l’innovation. Le CEO d’Aon a estimé que le projet s’était retrouvé dans une impasse et il estime que “La position du ministère de la Justice ne tient pas compte du fait que [leurs] activités complémentaires opèrent dans de vastes domaines concurrentiels de l’économie. [Ils sont] convaincus que le rapprochement aurait accéléré [leur] capacité commune à innover pour le compte de [leurs]clients”.

Face à cette impasse, l’annulation du rapprochement a donc été décidé. Aon devra payer des frais de résiliation à Willis Towers Watson à hauteur d’un milliard de dollars.

 

Gallagher – Willis Re

Dans le cadre de la fusion Aon-WTW, Willis Towers Watson devait se séparer de Gras Savoye, qui avait été racheté en 2015 par Willis. Gallagher, un des plus gros courtiers américains, y avait vu l’opportunité de s’implémenter en Europe, et avait saisi l’opportunité en annonçant son intention de racheter Gras Savoye.

Seulement, voilà, la fusion étant annulé, WTW gardera le courtier dans son giron. Gallagher poursuit quand même ses projets d’acquisition puisqu’ils vont tout de même racheter les activités de courtage en réassurance du groupe Willis Towers Watson. Le nouvel accord signé entre Willis Re et Gallagher, dévoilé le vendredi 13 août dans un communiqué de presse, prévoit la cession de toutes les activités de courtage en réassurance dans le monde de Willis Towers Watson à Arthur J. Gallagher & Co pour un montant initial de 3,25 milliards  de dollars. Si Willis Re atteint certains objectifs en termes de chiffre d’affaires, un montant additionnel de 750 millions d’euros payable en cash en 2025 pourrait s’ajouter. L’opération devrait être finalisée au premier trimestre 2022, après avoir reçu l’aval des autorités réglementaires.

 

AXA

Le groupe français a cédé ses activités d’assurances à Singapour à HSBC pour un montant de 487 millions d’euros. La transaction devrait être finalisée pour le quatrième semestre de 2021. Cette cession intervient deux mois après la vente des activités d’assurance en Malaisie à Generali. Ces deux ventes s’inscrivent dans le cadre de la stratégie de simplification des activités d’AXA. Gordon Watson, CEO d’AXA Asie et Afrique a expliqué:  « Notre stratégie est aujourd’hui de mettre l’accent sur nos marchés principaux, qui disposent d’une taille critique, un mix d’activité centré sur nos segments cibles et un fort potentiel de croissance ».

En effet, en plus des activités à Singapour et en Malaisie, le groupe AXA a annoncé 12 autres cessions sur les quatre dernières années, à travers le monde. Elles ne sont pas encore toutes finalisées, puisque la vente d’AXA Banque Belgique à Crelan Banque est actuellement suspendue, et en attente de la validation de la BCE. La banque belge coopérative avait annoncé le rachat d’AXA Banque pour un montant de 540 millions d’euros il y a deux ans maintenant. La BCE exige cependant un plan financier plus robuste et plus de garanties. Affaire à suivre…

 

Generali – Vitality

En 2017 Generali France avait annoncé son partenariat avec Vitality, entreprise sud-africaine qui développe des programmes de prévention santé. Generali souhaitait casser les codes et proposer un produit innovant. Le résultat? Un produit d’assurance qui incite les salariés à être acteurs de leur santé via des programmes personnalisés de coaching, avec des récompenses à la clé. Ce lancement avait fait grincer des dents, relançant le débat sur l’assurance au comportement, et la ministre de la santé de l’époque, Marisol Touraine, avait soulever la question du droit d’accès des assureurs aux données santé de ses assurés.

Toute cette agitation n’a cependant pas empêché Generali de vendre son produit, et ce dernier a d’ailleurs annoncé la prolongation de son partenariat avec Vitality jusqu’en 2028. En 2018, Generali France comptait 2200 entreprises clientes de Generali Vitality, et l’assureur italien prépare déjà la vente de ce produit en Espagne, en Italie, en Pologne et en République Tchèque pour 2022.

 

Actualités

Catastrophes naturelles

Les images de l'incendie dans le Var, le plus gros en France cet été | Le HuffPostEntre les tempêtes hivernales dans l’est des États-Unis, le dôme de chaleur en Amérique du Nord, les inondations en Europe et en Chine, les feux de forêts un peu partout dans le monde et le tremblement de terre dans les Caraïbes… les catastrophes naturelles ne nous laissent pas de répit. Et s’il fallait en douter, ça n’ira pas en s’améliorant, d’après le récent rapport du Giec. Cette année, les catastrophes naturelles ont coûté la vie à 4500 personnes, et d’après les premiers rapports de Swiss Re, ce premier semestre à lui seul, a déjà généré pour 40 milliard de dollars de pertes assurées. C’est la facture climatique la plus élevées depuis 2011, année du tremblement de terre et du tsunami qui s’en est ensuivi sur les côtes japonaises (avec les conséquences à Fukushima que l’on connaît) et l’année n’est pas encore finie. Les incendies sont toujours en cours, la saison des cyclones n’est pas terminées, et l’hiver de fin d’année pourrait également amener des tempêtes (on se souvient tristement des tempêtes Martin, Lotar et Daria, intervenues en décembre 1999 en France). Cette année 2021 devrait donc tristement battre le record.

Au-delà des catastrophes écologiques et humanitaires, ces phénomènes météorologiques ont également un impact sur les assurés. Les assureurs devront être encore plus prudents dans la gestion de leurs risques climatiques, et une hausse des primes est d’ores et déjà attendue pour 2022. En effet, le CFO de Munich Re, Christoph Jurecka, ayant estimé les dégâts des inondations en Europe entre six et sept milliards d’euros, a expliqué: ” Il me semble raisonnable de penser que les inondations vont entraîner un certain rattrapage des prix en Europe, de sorte que les tarifs augmenteront plus que ce que nous avons vu dans le passé.”

 

Assurances voyages

Annulation de voyage à cause du Covid-19 : comment obtenir réparation ? | Dossier FamilialLeur métier étant de gérer les imprévus de leurs clients, les assureurs voyage se sont adaptés aux besoins des vacanciers. Entre les variants, les restrictions et conditions de circulations et les risques de tomber malade, cet été il y a une affluence de souscription des produits d’assurance couvrant les soins médicaux à l’étranger, les rapatriements ou encore les annulations de séjours. « Depuis quelques jours sur la France on voit une très forte augmentation de l’activité par rapport à nos prévisions, explique Francine Abgrall, directrice voyage chez Europ Assistance Group. Il y a beaucoup de gens qui se posent des questions sur le fait d’être couverts ou pas, qui se renseignent pour une annulation, des gens qui nous appellent pour trouver un endroit pour un test PCR pour revenir… »

Europ Assistance, comme ses concurrent, fait habituellement appel à des saisonniers pour répondre aux appels et demandes de leurs assurés pendant l’été, mais cette année, comme l’année précédente d’ailleurs, ça n’a pas été le cas en raison de la pandémie et des restrictions. Mais avec l’augmentation du nombre de souscriptions, les entreprises d’assistances vont devoir se réorganiser pour mobiliser leurs ressources là où elles en ont besoin.

L’année n’est pas encore fini, et il est encore tôt pour tirer des conclusions, mais pour l’instant, on est encore loin du niveau de 2019. « Nous avions prévu une saison proche de 2019 avec seulement 15 à 20 % en moins d’activité », explique Emmanuel Legeron. En 2020, l’activité avait diminué jusqu’à 40 %, par rapport à l’été précédent sur l’activité rapatriements, couvertures des soins, etc. Cependant « la crise sanitaire a entraîné pour les vacances 2021 une augmentation de 10 à 20 points du taux de souscription de l’assurance voyage par rapport à 2019 ». Un bilan en demi-teinte donc, à voir comment les choses évoluent d’ici la fin d’année.

 

Assurtech et levées de fonds

Lovys

Lovys est une assurtech française, multimarché, qui propose des produits habitation, biens, auto, chient/chat, emprunteur et téléphone, le tout, 100% en ligne. L’entreprise se targue d’une solution rapide, transparente, simple et personnalisée. Fondée en 2017, la start-up avait annoncé  en début d’année un tour de table qui lui avait permis de lever dix-sept millions d’euros en série A, ce qui la faisait rentrer dans les dix assurtechs françaises les mieux financées. Cet été, Lovys a annoncé bénéficier de deux nouveaux investisseurs: Adevinta Ventures, fonds norvégien, notamment connu pour son implication dans LeBonCoin, et MS&AD Ventures, connus pour sa participation à Hippo Insurance, assurtech habitation américaine, cotée en bourse depuis cette année. Ces nouveaux investissements vont permettre à Lovys de s’implanter sur deux nouveaux marchés: l’Espagne et le Portugal.

Lovys revendique une croissance de 70% de ses ventes quotidiennes sur le premier trimestre 2021 par rapport au dernier trimestre de 2020, tout en anticipant une hausse continue de son volume de nouveaux contrats d’ici fin 2021.

 

Coverd

Coverd est une assurtech française qui se spécialise dans l’assurance des téléphones mobiles et autres appareils électroniques. Fondée en 2019, l’assureur affinitaire compte aujourd’hui 9 employés et propose des couvertures contre le vol, la casse, l’oxydation, les composants cassés et les batteries en fin de vie. Les primes allant de 2,90€ à 19,90€ par mois selon les types d’appareils, neufs, d’occasions, reconditionnés… L’assureur français ne propose pas de dédommagement mais la réparation de l’appareil, et quand cela n’est pas possible, le téléphone est remplacé avec le même modèle. Pour ce faire, Coverd a récemment signer un accord avec Wefix by Fnac, une marque du groupe Fnac-Darty, qui propose les réparations des appareils électroniques en une heure, dans leurs différents points de vente.

 

 

Sources

Nominations – Eté 2021

On a compilé pour vous toutes les nominations de cet été.

Fédération Bancaire Française (FBF)

Nicolas Théry (Les Echos)

La Fédération Bancaire Française, qui représente les banques exerçant une activité en France, a élu un nouveau Directeur Général. Ce 1er septembre 2021, Nicolas Théry, actuel Président du Crédit Mutuel, commencera son mandat d’un an. Il succède à Philippe Brassac, Directeur Général du Crédit Agricole.
Jean-Laurent Bonnafé, Administrateur Directeur Général de BNP Paribas, garde son titre de Vice-président, tandis que Philippe Heim, Président du directoire de La Banque Postale, devient trésorier. Sont également présents au comité exécutif Philippe Brassac, Laurent Mignon (Président du directoire de BPCE), et Frédéric Oudéa (Directeur Général de la Société Générale).

 

Amundi

Olivier Mariée (William Beaucardet)

Olivier Mariée, qui avait annoncé son départ de Direct Assurance au mois de juillet a rendu public ses nouvelles responsabilités. En effet, à compter du 6 septembre, il occupera le rôle de Directeur Général de CPR Amundi, filiale du groupe de gestion d’actifs Amundi, et devient, du même coup, membre du comité exécutif d’Amundi. Olivier Mariée avait d’abord évolué dans le monde de la gestion d’actifs, il était d’ailleurs CEO d’AXA Wealth Mangement de 2012 à 2017, avant qu’il ne reprenne la direction commerciale d’Axa France, puis le rôle de Directeur Général de Direct Assurance en janvier 2020. En signant son arrivée chez Amundi, il revient donc à ses premiers amours.

 

AXA Partners

Jef Van In (DR) 

L’ancien CEO d’AXA Belgique, Jef Van In, avait pris de nouvelles responsabilités au sein du groupe ce 1er juillet 2021, puisqu’il avait été nommé Directeur Général d’AXA Next et Directeur de l’Innovation au sein du groupe français. Finalement, ses responsabilités s’élargissent, puisqu’il a également repris le rôle de Directeur Général d’AXA Partners ce 1er août 2021. Gilbert Chahine quitte ses fonctions à la tête d’AXA Partners pour rejoindre le comité exécutif d’AXA France, en charge de l’épargne, la retraite et la prévoyance individuelles. Ce mandat sera actif à partir du 1er septembre

 

Mutuelle Nationale Territoriale (MNT)

Didier Bée (Antoine Repessé) 

La Mutuelle Nationale Territoriale, membre du groupe Vyv a un nouveau Président. Didier Bée, administrateur de la mutuelle depuis 2011 et Vice-président depuis 2020, a été nommé pour un mandat de 2 ans. Il prend la succession d’Alain Gianazza qui présidait la MNT depuis 2013 et qui n’a pas souhaitait rempiler.

 

 

 

Smacl Assurances

De gauche à droite : Elodie Alleau, Hélène Texereau et Eva Kaplanis (Smacl Assurances) 

La direction générale de la Smacl Assurances évolue. En effet, 3 nouvelles directrices ont été nommées récemment.
Eva Kaplanis est promue au poste de Directrice du développement, en remplacement de Paul Le Maout, qui part à la retraite.
Hélène Texereau évolue en tant que Directrice courtage. Cette nouvelle direction a été créée afin d’assembler et optimiser les relations avec les courtiers. Elle occupait précédemment le poste de Directrice de l’indemnisation, qui est repris par Elodie Alleau.

 

MGEN

Matthias Savignac à droite, et Fabrice Heyriès, à gauche (Hervé Thouroude) 

La MGEN a élu un nouveau Président et a un nouveau Directeur Général. En effet, la mutuelle, membre du groupe Vyv, et 2ème mutuelle française, en terme de chiffre d’affaire, a élu Matthias Savignac en tant que Président. Ce dernier a confirmé le Directeur Général déjà en place depuis septembre 2020, Fabrice Heyriès.
La MGEN s’est également dotée d’une raison d’être : « engagés pour le progrès social et la santé de tous, nous, collectif mutualiste au service de l’intérêt général, prenons soin les uns des autres tout au long de la vie ».

 

Harmonie Mutuelle

Thomas Blanchette (Harmonie Mutuelle)

En juin dernier nous vous informions sur le départ de Stéphane Junique d’Harmonie Mututelle pour prendre des responsabilités au sein de l’entité mère, Vyv. L’Assemblée Générale s’est choisi un nouveau Président pour lui succéder. C’est Thomas Blanchette, jusqu’alors Président de Chorum, autre membre de Vyv, qui reprend le rôle de Président d’Harmonie Mutuelle, 1ère mutuelle de France. Thomas Blanchette était déjà membre du bureau du groupe Vyv et administrateur de Mutex : en guise de préparation pour la présidence d’Harmonie Mutuelle, il avait déjà été élu Vice-président délégué en mars dernier.
Harmonie Mutuelle a également saisi l’opportunité de l’Assemblée Générale pour se doter d’une raison d’être : « agir sur les facteurs sociaux, environnementaux et économiques qui améliorent la santé des personnes autant que celle de la société en mobilisant la force des collectifs ».

 

Sources:

Restez au courant de l’actualité marché – Juin 2021

On résume pour vous toute l’actualité du mois de juin.

Partenariats et rachats

Aéma – Aviva France

Aviva to sell French arm to Aéma Groupe for €3.2bn | News | The InsurerLe groupe Aéma, qui inclut la MACIF, continue de planifier son rachat du portefeuille Aviva France. Le groupe mutualiste a annoncé vouloir clôturer le rachat, qui devrait s’effectuer pour 3,2 milliards d’euros, d’ici à la fin de l’année. Aéma était entré en négociations exclusives avec la maison-mère britannique en février dernier. Aéma doit encore obtenir le feu vert de l’ACPR et de l’autorité de la concurrence. Si cette affaire vient à se conclure, elle devrait faire rentrer Aéma dans le top 5 des plus gros assureurs français.

Le groupe mutualiste a déjà désigné le Directeur Général d’Aviva France en la personne de Philippe Sorret.

Maif – MGEN

La MAIF et la MGEN proposent la complémentaire Efficience Santé - MutuelleTandis que Maif continue de travailler sur son rapprochement avec SMACL, l‘assureur des collectivités locales faisant parti du groupe Vyv, c’est avec une autre entité de ce même groupe que l’assureur niortais travaille sur un partenariat. En effet, Maif renforce son partenariat avec MGEN, autre acteur historique de l’assurance de l’Education Nationale.

Cela fait longtemps que ces 2 assureurs travaillent ensemble. En 2002, ils avaient proposé une offre commune en santé individuelle, complétée en 2011 avec une autre gamme, toujours en santé. Puis en 2019, le réseau de la Maif a commencé à présenter sa nouvelle offre en santé collective à destination des associations. Ce partenariat renforcé vise à également proposer une couverture prévoyance à ces mêmes associations. Depuis mi-mai, la Maif propose à ses associations sociétaires et prospects une analyse de besoins en prévoyance, réalisée par les équipes MGEN Solutions. Le groupe MGEN, au travers de sa filiale MGEN Solutions, assure quant à lui la gestion opérationnelle des contrats en santé et prévoyance. De son côté, MGEN Solutions pourra s’appuyer sur la Maif pour « proposer aux structures de l’ESS adhérentes en santé et prévoyance, une analyse de besoins et une expertise en IARD sur la responsabilité civile professionnelle, la couverture des risques liés aux locaux et aux flottes automobiles », indiquent les partenaires dans un communiqué.

Generali

Generali diventa socio di Cattolica con il 24,46% del capitaleGenerali souhaite continuer son développement européen, et cela passe par les acquisitions. Fin 2020, Philippe Donnet, le CEO de Generali annonçait : « Après avoir déjà investi 1,6 Md€ dans une dizaine de petites et moyennes acquisitions, nous avons encore 2,5 Md€ supplémentaires à allouer à d’autres acquisitions. Nous étudions les opportunités qui sont en ligne avec notre stratégie. Mais pour l’instant, nous n’avons pas de cibles en tête ».

L’assureur italien est passé de la parole aux actes puisque fin mai Generali a lancé une OPA sur Cattolica, son concurrent italien. Generali connait bien Cattolica puisqu’il l’avait déjà soutenu l’année passée, via un partenariat, pour faire face à ses exigences en capital, suite à la crise Covid qui l’avait mis en difficulté. L’offre publique d’achat se monte à 1,17 Milliard d’€ sur la totalité des actions.

Dans un deuxième temps, c’est en Grèce que Generali s’agrandit. En effet, l’assureur de Trieste a finalisé la reprise des activités vie, épargne et dommages de la filiale grecque du groupe Axa pour un montant total de 167 millions d’€.

L’affaire SCOR – Covéa

Covéa files complaint against SCOR CEO Kessler, SCOR refutes claims - Reinsurance NewsL’affaire SCOR-Covéa a trouvé un dénouement heureux ! En bisbille depuis 2018, les dirigeants de ces 2 géants du secteur de l’assurance ont finalement trouvé un accord.

Pour un résumé de l’affaire, vous pouvez consulter notre article du mois de mars.

Le conflit opposant Thierry Derez à Denis Kessler devait se poursuivre en juillet avec l’audience du tribunal correctionnel de Paris chargé de trancher sur les accusations d’abus de confiance et recel d’abus de confiance portés par SCOR contre Covéa. Mais contre toutes attentes le dialogue a été renoué et un accord a été trouvé. “Covéa et SCOR souhaitent retrouver des relations apaisées, fondées sur le professionnalisme, dans le respect de leurs indépendances respectives”, ont fait savoir les 2 entreprises dans un communiqué commun.

L’accord signé, encouragé par l’ACPR, stipule que SCOR retire ses accusations avant l’audience pénale prévue les 5 et 6 juillet prochains, les deux parties s’engageant à cesser toutes poursuites judiciaires. De son côté, Covéa, qui détient aujourd’hui 8,2% du capital de SCOR, s’engage à ne pas présenter d’offre, formelle ou informelle, de prise de contrôle de SCOR et à ne “pas acheter directement ou indirectement, seul ou de concert, d’actions SCOR”, pendant une période de 7 ans.

L’accord prévoit également que Covéa sorte progressivement du capital de SCOR, et il proposera une priorité sur ses actions au réassureur avec un prix fixe de 28€ par action, et ce pour une durée de 5 ans.

De plus, Covéa renonce à faire appel de la décision du tribunal de commerce de Paris qui l’avait condamné le 10 novembre 2020 à verser 20 millions d’€ de dommages et intérêts à SCOR en réparation du préjudice subi lors de sa tentative de prise de contrôle. En revanche, Covéa versera bien la somme de 20 millions d’€ à SCOR, comme indemnité transactionnelle.

Enfin, cet accord permet la reprise du partenariat commercial entre les 2 entités. Covéa s’engage à faire appel à SCOR pour des traités de réassurance en quote-part, et le réassureur lui cédera 30% de son portefeuille vie de sa filiale irlandaise, pour un montant d’un milliard d’€. Cela permettra à SCOR de “se redéployer vers la réassurance dommages (P&C) et à Covéa d’accélérer sa stratégie vers la réassurance vie” précise le communiqué commun.

 

Assurtechs et levées de fonds

Akur8

Akur8 double son offre | CFNEWSL’assurtech qui vise à moderniser la tarification grâce à l’utilisation de l’IA a conclu une nouvelle levée de fonds. Fondée en 2018 et développée au sein de Kamet Ventures, Akur8 a pour l’instant totalisé 42 millions d’€ en levées de fonds. La dernière en date, conclue ce mois-ci, leur a permis de lever 30 millions d’€. On compte parmi les participants les fonds BlackFin et MTech – déjà partenaires de l’assurtech.

Nostrum Care

Nostrum Care : 10 mois et 2 confinements plus tard, le lancement est imminent 🚀L’application Nostrum Care a été officiellement lancée ce mois de juin et son principal réassureur et actionnaire est Arch Ré.

Nostrum Care a pour vocation de rembourser ce qui, d’habitude, n’est pas remboursé par les assureurs. « L’idée de base était de créer une néo-assurance mobile pour recréer un lien de confiance entre assureurs et assurés : à partir de là, mon équipe est partie d’une feuille blanche » a confié Abel Biver, le fondateur. L’offre de Nostrum Care est construite autour de 3 services : la santé, les besoins du quotidien et la mobilité. Pour chacun, des offres spécifiques ont été co-construites avec différents partenaires assureurs et non-assureurs. Parmi ces partenaires on retrouve Mutuaide Assistance (partenaire assureur pour la garantie dépannage des NVEI), Mutest et la mutuelle médico-chirurgicale [MMC] (présent dans le capital), l’opticien Lissac ainsi que les start-up KoalaME (service de comptabilité pour les micro-entrepreneurs) et Medoucine (spécialisée sur les médecines douces). Nostrum Care intervient par exemple sur l’orthodontie adulte, le blanchiment des dents, l’aromathérapie, les protections hygiéniques… et les besoins du quotidien incluent par exemple une protection contre le cyberharcèlement, une offre d’assistance face au harcèlement scolaire ou encore une protection de l’e-réputation. La partie mobilité propose une assistance pour le dépannage des nouveaux véhicules électriques individuels (NVEI).

D’après l’Argus de l’Assurance, « Ce modèle comprend une autre particularité puisqu’aux côtés des garanties traditionnelles (exprimées exclusivement en euros et non en pourcentages, sous la forme de « cagnottes »), figurent aussi des « boosts » permettant aux utilisateurs de personnaliser leurs garanties au plus près de leurs besoins – « pour permettre aux assurés de reprendre le contrôle de leur assurance », selon la formule d’Abel Biver. De même, l’ensemble de ces garanties ne comprend aucune exclusion. »

Bought by Many

HUBBought By ManyL’assurtech anglaise Bought by Many, spécialisée dans l’assurance des animaux de compagnie, a clôturé début juin une levée de fonds lui permettant de rassembler 286 millions d’€, portant son financement total à 409 millions d’€. Cette levée menée par EQT Growth, Octopus Ventures et Munich Re a fait entrer l’assurtech sur le podium des assurtechs les mieux financées d’Europe. Lancé en 2017, et s’étant développé sur les marchés britannique et français, l’assureur a annoncé avoir doublé son chiffre d’affaires depuis sa création.

WeFox

wefox about usL’assurtech allemande WeFox a également conclu une levée de fonds importante, 531 millions d’€. Fondé en 2015, son financement total a quasi atteint le milliard de dollar avec 918,5 millions de dollars, soit 750 millions d’€. La pousse allemande a développé une plateforme de distribution vendant à la fois des produits créés par une filiale dédiée de WeFox et par des partenaires (la plateforme agglomèrerait plus de 5 000 intermédiaires). L’assurtech a dégagé un chiffre d’affaires de 140 millions de dollars en 2020 et entend être rentable d’ici 2023. L’ambition de Julian Teicke, le fondateur, est de faire de WeFox « l’un des acteurs dominants de l’assurance d’ici à fin 2030 ».

Vie d’entreprise

Télétravail et retour au bureau

Depuis le 9 juin, les employeurs peuvent inciter leurs employés à revenir sur site. « Les employeurs fixent dans le cadre du dialogue social de proximité un nombre minimal de jours de télétravail par semaine, pour les activités qui le permettent », précise le nouveau protocole sanitaire publié par le ministère du Travail le 2 juin. Dans le monde de l’assurance, chaque compagnie a mis en place des accords différents. Cependant le taux d’occupation des locaux ne peut pas, souvent, dépasser les 50%.

Chez Malakoff Humanis, seuls les managers ont été conviés à revenir sur site dès le 9 juin avant les autres salariés, afin de préparer le retour de ces derniers.

Pour la Maif, les employés ne reviendront qu’un jour par semaine dans leurs locaux, « puis probablement deux jours par semaine à partir du 5 juillet, si la situation sanitaire le permet », indiquait Évelyne Llauro-Barrès, directrice générale adjointe en charge des richesses humaines de la Maif.

De son côté, AXA remettrait en place un système de rotation, avec une partie des salariés venant deux jours par semaine à leur poste, puis trois jours la semaine suivante.

Chez Allianz France, les salariés peuvent désormais se rendre sur site « sans restriction ». « Cela signifie que si un collaborateur veut revenir cinq jours par semaine, il le peut, en accord avec son manager et dans la limite de 30% d’occupation », a indiqué une source interne.

La Mutuelle Générale, quant à elle, a signé un accord avec plusieurs syndicats qui permet à leurs 1900 employés une grande marge de manœuvre, puisque qu’ils peuvent prendre entre 0 et 5 jours de télétravail par semaine, avec un minimum de 4 jours par mois de présence dans les bureaux.

AG2R La Mondiale, de son côté, a annoncé une reprise par paliers jusqu’au 1er septembre, date à laquelle la direction du groupe souhaite revenir à une situation équivalente à celle pré-covid, avec un maximum de 2 jour hebdomadaire de télétravail.

Les vacances d’été devraient permettre d’alterner facilement les retours au bureau, et ainsi éviter les pics de fréquentation. Reste à voir comment la situation évoluera à la rentrée, et si le télétravail restera dans les mœurs pour le secteur de l’assurance. La politique de chaque entreprise risque d’être très différente, et cela pourrait bien faire la différence dans la marque employeur et l’attractivité des compagnies.

Bientôt la parité pour les mutuelles ?

La loi Copé-Zimmermann de 2010 imposait aux entreprises un quotas de femmes au sein des conseils d’administration. En raison de leur régime particulier, les sociétés d’assurance mutuelles échappaient à cette obligation. Une proposition de lois LREM vise à « accélérer l’égalité économique et professionnelle » en rectifiant cette exception. En effet, ce projet de lois prévoit « d’aligner les obligations applicables aux sociétés d’assurance mutuelles, relevant du code des assurances, sur celles des mutuelles relevant du code de la Mutualité » précise l’Argus de l’Assurance.

Si le projet est signé, d’ici janvier 2027, les sociétés d’assurance mutuelle devront s’assurer que leur conseil d’administration garanti une égalité des sexes (minimum 40%/60%). Pour les sociétés d’assurance mutuelles dont la proportion de femmes au sein du conseil d’administration est inférieure à 25 %, la date d’entrée en vigueur de ces nouvelles dispositions est repoussée au 1er janvier 2030. Cela devrait leur laisser le temps de réunir leur conseil d’administration et de le renouveler, mais surtout de trouver des candidates adéquates pour les postes à pourvoir. En effet, Solvabilité 2 reste d’application, ce qui inclut ses exigences « fit & proper ». La date d’examen du projet de loi au Sénat n’est pas encore connue.

Sources

Nominations – Juin 2021

Les nominations de ce mois de juin avant les jours plus calmes de cet été.

Aviva France

Groupama recrute Philippe Sorret pour diriger les filiales du Gan

Philippe Sorret

Le groupe Aéma, qui inclut la Macif, continue de planifier son rachat du portefeuille Aviva France. En effet, Aéma a déjà choisi son Directeur général pour reprendre les activités d’Aviva France : il s’agit de Philippe Sorret. Il sera opérationnel très rapidement puisqu’il connait déjà la maison. En effet, le futur remplaçant de Patrick Dixneuf, était Directeur général délégué d’Aviva France entre 2005 et 2010.

 

Macif

Les entreprises sont confrontées à des conflits d'intérêts" - Challenges

Adrien Couret

Jean-Marc Raby, Directeur général de la Macif depuis 2012, a décidé de ne pas se représenter pour un 2nd mandat. « La direction générale et le conseil d’administration ont […] accéléré la préparation du futur, et notamment du prochain plan stratégique », a expliqué aux « Echos » Adrien Couret. C’est ce dernier, âgé de 35 ans, qui reprend donc le rôle de Directeur général. Il avait rejoint le groupe en 2008, où il avait été rapidement repéré par Jean-Marc Raby lui-même. L’ancien dirigeant lui avait alors confié un poste de chargé de mission avant de le nommer en charge de son cabinet. Depuis lors il avait gravi les échelons jusqu’à début 2018 où il avait pris la direction des assurances de personnes (santé, prévoyance, assurance-vie, banque). Adrien Couret devra travailler sur le rapprochement avec Aésio, et sur un nouveau plan stratégique.

Un nouveau Directeur général délégué a également été nommé : Jean-Philippe Dogneton, 53 ans, pilier du groupe qui était précédemment en charge de l’assurance dommages (IARD).

Enfin, ce remaniement s’accompagne d’un changement (attendu) à la présidence. Le conseil d’administration du groupe Macif a élu à l’unanimité Pascal Michard, 65 ans, comme Président. Il succède à Alain Montarant, qui occupait cette fonction depuis 2014.

Afi Esca

Gouvernance - Groupe Burrus

Elie Toledano

La compagnie d’assurance a nommé un nouveau Directeur général : Elie Toledano. Il succède à Olivier Sanson qui occupait le poste depuis 2014 et qui a décidé de quitter le groupe. Elie Toledano avait rejoint Afi Esca en 2016 en tant que Directeur général délégué.

 

 

Euler Hermes

L'assureur Euler Hermes annonce une série de nominations

Anil Berry

L’assureur crédit du groupe Allianz annonce plusieurs changements à sa direction générale et son directoire. Anil Berry est nommé en tant que membre du directoire d’Euler Hermes en charge du market management et de la distribution commerciale (MMCD), à partir du 21 juin 2021. Il succède à Michele Pignotti qui occupera de nouvelles fonctions au sein de Solunion, la coentreprise d’Euler Hermes et Mapfre. Anil Berry occupait précédemment le poste de Président Directeur général d’Euler Hermes World Agency, la filiale en charge des entreprises multinationales. C’est Hoger Schäfer, ancien Directeur d’Euler Hermes Asie-Pacifique, qui reprendra ce poste dès le 1er juillet 2021.

Le 21 juin sera une date importante pour l’assureur crédit puisqu’à cette même date Fabrice Desnos rejoindra également le directoire pour prendre la responsabilité du recouvrement, de l’indemnisation, du credit intelligence et de la réassurance. Il succède à Frédéric Bizière qui évoluera en interne, vers de nouvelles responsabilités au sein du groupe Allianz. Fabrice Desnos dirigeait la région Europe du Nord d’Euler Hermes. C’est Milo Bogaerts qui le remplacera à compter du 1er juillet 2021, après avoir exercé en tant que Directeur général d’Euler Hermes Royaume-Uni et Irelande et ce depuis 2017.

Groupe Vyv

Stéphane Junique (@junique_s) | Twitter

Stéphane Junique

Il y a un nouveau binôme dirigeant à la tête du groupe Vyv. En effet l’assemblée générale a confirmé la nomination de Stéphane Junique en tant que Président du groupe mutualiste. Il occupait jusqu’alors le poste de Président d’Harmonie Mutuelle, un des piliers du groupe Vyv. Stéphane Junique est également Président de Vyv3, la structure qui porte les services de soins et d’accompagnement mutualistes du groupe, ainsi que Vice-président de la Mutualité française (FNMF).

Il travaillera main dans la main avec Delphine Maisonneuve, dont la nomination en tant que Directrice générale du groupe a été confirmée par le conseil d’administration, comme prévu en avril.

Crédit Mutuel Arkéa

Qui est Julien Carmona, le nouveau n°1 d'Arkéa ? - Économie - Le Télégramme

Julien Carmona

Le groupe de bancassurance coopératif et mutualiste a élu lors de son conseil d’administration au début du mois son nouveau Président à l’unanimité : Julien Carmona. Son mandat de 3 ans est renouvelable. « Le secteur financier fait face aujourd’hui à des défis considérables, et doit se réinventer. Le Crédit Mutuel Arkéa a cette capacité à accompagner ces profondes mutations économiques, sociales et environnementales. L’agilité que lui confère sa taille intermédiaire, son fort ancrage territorial, sa capacité d’innovation ont nourri, au fil du temps, ce modèle si singulier, au service du financement de l’économie réelle et de l’accompagnement des sociétaires et clients dans leurs projets de vie », a expliqué Julien Carmona, Président du Crédit Mutuel Arkéa. Le nouveau Président devra notamment s’atteler à la sortie du groupe Crédit Mutuel dont il est question depuis plusieurs années, mais qui n’a pas encore abouti.

Agéo Assurances

Nicolas Pagès

Nicolas Pagès, qui a quitté ses fonctions de Directeur du développement courtage en collectives chez Generali fin 2020, vient d’être nommé Directeur général adjoint du courtier Agéo Assurances. « Nicolas Pagès prendra en charge les relations institutionnelles, l’organisation de la gouvernance ainsi que le pilotage du projet de transformation et sera à ce titre rattaché au président Eric Oziebala », a communiqué Agéo Assurance.

Autorité européenne des assurances et des pensions professionnelles (EIOPA)

Petra Hielkema, nouvelle présidente de l'EIOPA

Petra Hielkema

Le mandat de 5 ans du Président portugais de l’EIOPA, Gabriel Bernardino arrive à son terme. La nomination de sa remplaçante a été entérinée le 7 juin par le Parlement Européen, pour une prise de fonction en septembre 2021. C’est Petra Hielkema qui a été choisie parmi la shortlist finale de 3 candidats. En plus de l’actuelle Présidente de l’autorité régulatrice des Pays-Bas, étaient également considérés : Paolo Cadoni, Chef de division à la direction de la politique prudentielle au sein de la Banque d’Angleterre et Christian Thimann, PDG d’Athora Allemagne.

Zurich France

Mathieu Pauwels

Mathieu Pauwels est promu en qualité de directeur des opérations de Zurich France. Il succède à Tabea Preissl qui occupait la fonction depuis mai 2020. Mathieu Pauwels est titulaire d’un master en finance et gestion de l’ICHEC Brussels Management School (Belgique) mais aussi d’un executive MBA de l’IMD Business School de Lausanne (Suisse). Mathieu Pauwels débute sa carrière en 2004, dans le conseil. Il rejoint Zurich 10 ans plus tard et prend la direction des projets IT & transformation des processus pour le groupe. En 2018, il devient directeur digital, robotique, automatisation & technologies.

 

 

 

Sources

Restez au courant de l’actualité marché – Mai 2021

On résume pour vous toute l’actualité du mois de mai.

Résultats financiers

Résultats du premier trimestre 2021

Après une année 2020 en demi-teinte, les premiers résultats trimestriels de 2021 commencent à arriver. Et on peut dire que les assureurs s’en sortent mieux sur la partie dommages. En effet, les chiffres d’affaires publiés actuellement sur la partie dommages sont en augmentation pour Axa France (+4%), BPCE (+4%), Crédit Agricole (+6,4%) et Generali (+1,9%) par rapport à la même période de l’année précédente.

Du côté vie, épargne et retraite, le constat est plus mitigé. Si certains s’en sortent bien, notamment grâce aux Unités de Comptes et/ou grâce à leurs entités patrimoine, du côté Euro, les résultats sont en berne. BCPCE fait preuve de beaucoup de dynamisme avec un chiffre d’affaire en hausse de 18%, Crédit Agricole enregistre une hausse de son chiffre d’affaire en prévoyance, emprunteur et collectives de 5%, Generali de son côté annonce une hausse de 5,5% pour les primes brutes émises du côté vie. Enfin, Axa France enregistre une baisse de 5% de son chiffre d’affaire en vie épargne et retraite, et CNP Assurances fait la distinction sur son chiffre d’affaire en épargne retraite avec une hausse des UC de 0,5 md€ et une baisse côté Euro de 1,6 md€.

Classement de l’assurance vie 2020

La collecte en assurance vie pour cette année 2020 a chuté de 20% ! L’effet de la crise sanitaire, l’incertitude économique, les agences fermées, les français ont préféré garder leur épargne à portée de main plutôt que de l’investir dans les produits d’assurance vie.

Mais cette baisse de la collecte n’a pas touché tous les acteurs de la même manière. En effet, les bancassureurs sont les premiers à avoir observé une baisse drastique. Leur mode de distribution étant très dépendant des agences, la fermeture de tous leurs points de vente pendant les confinements successifs a eu de grosses conséquences. Par exemple, Prepar-Vie, HSBC Assurances vie ou encore les Assurances du Crédit Mutuel ont vu leur cotisation diminuer de respectivement 39, 35 et 34 %. Seul BNP Paribas Cardif s’en sort plutôt bien avec une baisse de 8% des cotisations, ceci grâce à un réseau de distribution très diversifié (agences, gestionnaires de patrimoines, banques privées).

Côté assureurs, quelques acteurs tirent leur épingle du jeu et observent une progression de leur collecte en assurance vie. En effet, Mutavie (Macif), Le Conservateur et Ageas France ont vu leurs cotisations en affaire directe augmenter de respectivement 1,2% 1,7% et 19,3%.

À noter que la décollecte a essentiellement affecté le fonds en euros, ce qui a été bien vu dans un environnement de marché où tout nouvel investissement dilue le rendement de l’actif général. En effet, crise sanitaire ou non, les assureurs devront continuer à essayer de convertir leurs clients aux unités de comptes. « Dans le cadre de Solvabilité 2 et avec la situation actuelle des taux d’intérêt, l’intensité en capital des fonds en euros est très forte et elle va encore s’accentuer dans les prochaines années avec la baisse de rendement de l’actif général », explique Baptiste Bréchot, Associé Risk Advisory chez Deloitte.

Top 15 de l’assurance vie pour la France en 2020 (en M€)

Source : Argus de l’assurance

Nouveaux acteurs

N26

Avis N26 (2020) : La banque mobile est-elle sérieuse ?

Après l’annonce de Revolut il y a quelques mois, c’est au tour d’une autre néobanque, N26, d’annoncer son arrivée sur le marché de l’assurance. En effet, N26 a signé un partenariat avec l’assurtech allemande Simplesurance pour créer ses produits. Pour l’instant N26 propose uniquement une couverture pour les smartphones, que les clients peuvent souscrire depuis leurs smartphones, et peuvent la résilier à tous moments. Mais l’objectif de la fintech allemande est bien de s’installer dans le paysage puisqu’elle travaille déjà sur toute une gamme de produits d’assurance : habitation, auto, moto, RC et même produits d’assurance vie !

« N26 va développer une palette complète d’assurances couvrant tous les besoins des Français avec la promesse d’une expérience aussi simple qu’autonome et aussi sécurisée que compétitive comparée aux acteurs traditionnels » explique Jérémie Rosselli, Directeur Général N26 France.

N26 revendique actuellement sept millions de clients en Europe dont plus d’un million en France.

Acheel

Start-up / Fintech : L'assureur Acheel lève 29 millions d'euros - NewpubmarketingUn nouvel assureur a vu le jour en ce 18 mai 2021. En effet, Acheel a reçu son agrément de l’ACPR, faisant de lui la troisième compagnie depuis 35 ans à recevoir cet agrément, avec Alan (assurance santé) et Seyna (assurance dommages).

Acheel annonce vouloir proposer des produits simples, avec une excellente expérience client, des prix justes et le tout pilotable depuis son smartphone. Pour l’instant, Acheel propose actuellement trois produits : santé individuelle, habitation et assurance chats et chiens. Il est prévu que d’ici la fin de l’année, l’assurtech diversifie son offre avec notamment, des produits auto, moto et emprunteur.

Pour se financer, Acheel a fait appel à des levées de fonds, récoltant 29 millions d’€ et compte parmi ses principaux actionnaires Xavier Niel, qui détient 20% du capital. Portag3 Ventures (ayant participé à la levée de fonds d’Alan et Qover) et Serena Capital (ayant investi chez Descartes Underwriting) ont également participé à ce tour de financement.

Partenariats et rachats

Allianz France

Bumpair, un casque gonflable pour les trottinettes électriques en libre  serviceAllianz France a noué un partenariat avec Bumpair, une entreprise ayant créée un casque de vélo gonflable. Ce casque, respectant les normes de sécurité, se range facilement dans sa poche, et à l’utilisateur de le gonfler quand nécessaire, permet une protection accrue.

Allianz France avait préalablement mené une étude qui avait montré que 69 % des usagers de trottinettes électriques en France déclaraient ne pas porter systématiquement leur casque. Dans un objectif de prévention, Allianz s’est donc allié avec Bumpair. Ce partenariat se traduit pour un soutien financier de la part d’Allianz, permettant de tester et améliorer le produit. De son côté Allianz a mis à disposition le casque à une centaine de ses salariés en test et le proposera à un tarif préférentiel à ses assurés utilisant des vélos, trottinettes, gyropodes et autres engins de déplacement personnels motorisés (EDPM).

Gras Savoye

Résultats 2018 : CA en hausse pour Gras Savoye WTW France - News Assurances ProC’est désormais officiel puisqu’Aon et Willis Towers Watson viennent d’annoncer la signature d’un « accord définitif portant sur la vente de Willis Re et d’un ensemble de services de courtage et de risques d’entreprise et de services de santé et d’avantages sociaux de Willis Towers Watson » au courtier américain Arthur J. Gallagher. Les activités du courtier seront cédées pour un montant total de 3,57 Md$ (environ 2,95 Md€).

Arthur J. Gallagher ne rachète pas l’intégralité des activités mais une réelle vente à la découpe a été évitée de peu. Au final, le courtier américain rachète aux deux groupes :

  • Les opérations de Willis Re au niveau mondial (hors Chine continentale et Hong Kong)
  • La réassurance facultative des cédantes à l’échelle mondiale (hors Chine continentale et Hong Kong)
  • L’entité courtage connue sous le nom d’Inspace à l’échelle mondiale
  • Les activités de courtage dans certains pays d’Europe dont la France, l’Allemagne, les Pays-Bas et l’Espagne, hors assurance affinitaire
  • Le cyber au Royaume-Uni et certains comptes dans les bureaux de Houston et San Francisco aux États-Unis ;
  • Les activités de courtage en assurance dommages dans l’Espace économique européen, au Royaume-Uni, aux États-Unis, au Brésil et à Hong Kong, concernant certaines grandes entreprises multinationales dont le siège social se trouve en France, en Allemagne, aux Pays-Bas et en Espagne
  • Les activités assurance de personnes en France, en Espagne et en Allemagne.

D’après l’Argus de l’Assurance, concernant Gras Savoye, les bureaux en région, l’assurance dommages et l’assurance de personnes, qui pèsent ensemble entre 85 et 90% de Gras Savoye, seront bien cédés à Gallagher. L’assurance affinitaire et les marchés spécialisés (RC médicale, sport, arts et culture, agricole, Gras Savoye Yachting et Gras Savoye NSA) resteront chez Aon. Ces deux activités rassemblent aujourd’hui un peu plus de 250 salariés pour environ 50 M€ de chiffre d’affaires, soit 10% du chiffre d’affaires de Gras Savoye. À noter que toute l’activité retraite (portée par WTW), en dehors de celle des régions, ne sera pas non plus cédée à Gallagher.

Cette annonce intervient après de nombreuses tractations et de nombreux allers-retours entre les différents potentiels acheteurs, Aon et WTW et les autorités de régulation. Ce rachat par Gallagher reste toutefois sujet à la finalisation du rapprochement entre Aon et Willis Towers Watson. « L’accord résout les questions soulevées par la Commission européenne et vise à répondre à certaines questions soulevées par les régulateurs d’autres juridictions », ajoute Aon dans son communiqué. Les deux compagnies espèrent finaliser leur rapprochement d’ici le troisième trimestre. Cette fusion reste dans l’attente de l’approbation de la Commission Européenne, qui a encore jusqu’au 3 août pour remettre ses conclusions.

Cyber attaques

Axa Partners

Actualités | Axa Partners ciblé par une cyberattaque en Asie | La ProvenceAxa Partners, la filiale d’assistance du groupe Axa, a été victime d’un ransomware en Asie. En effet, Asia Assistance (le nom de la branche asiatique d’Axa Partners) a été victime d’un vol de données de sa branche thaïlandaise (nommée IPA). Il semblerait que cela n’ait concerné que les données thaïlandaises, mais cela a eu un impact sur ses activités en Thaïlande, en Malaisie, à Hong Kong et aux Philippines. « À l’heure actuelle, rien ne prouve que d’autres données ont été consultées en dehors d’IPA en Thaïlande » a précisé Axa Partners.

D’après le Financial Times, les cybercriminels n’ont pas tardé à poster sur le dark web une annonce revendiquant le vol de données médicales, bancaires et des papiers d’identité. « Les régulateurs et les partenaires commerciaux de la société ont été informés de cet incident », a précisé Axa Partners. L’enquête a été ouverte.

Il semblerait qu’Axa ne soit pas disposée à payer une quelconque rançon, cependant si l’enquête devait confirmer que des données sensibles de certaines personnes ont été volées « les mesures nécessaires seront prises pour informer et soutenir toutes les entreprises clientes et les personnes concernées », indique Axa Partners.

Le débat

En 2020, 14% des entreprises françaises ont fait l’objet d’une cyberattaque avec demande de rançon (ransomware). Dans quasi deux tiers des cas, les victimes ont payé la rançon. Le constat est que la France est un des pays qui paient le plus facilement des rançons au monde d’après une étude menée par Hiscox. Ce constat a alerté les autorités publiques et le Sénat s’est, de ce fait, penché sur la question. Lors d’une audition au Sénat sur la cybersécurité des ETI et des PME, le 15 avril dernier, Johanna Brousse, vice-procureure chargée de la section « cybercriminalité » du parquet de Paris et Guillaume Poupard, directeur général de l’agence nationale de la sécurité des systèmes informatiques (Anssi), ont remis en question le rôle des assureurs dans le paiement de ces rançons.

En effet, une majorité des assureurs proposant une couverture cyber garantissant le paiement de la rançon en cas d’attaque de ransomware, avec pour conséquence que « La France est aujourd’hui l’un des pays les plus attaqués en matière de rançongiciels (…) parce que nous payons trop facilement les rançons » a souligné Johanna Brousse. Guillaume Poupard va plus loin et accuse les assureurs de jouer un jeu trouble et d’après lui les assureurs « préfèrent payer quelques millions de rançons plutôt que quelques dizaines de millions au titre de la perte des données garantie par la police d’assurance contractée. Nous devons mener un travail de fond pour casser ce cercle vicieux autour du paiement des rançons. » Face à ces accusations, la Fédération française de l’assurance (FFA) rappelle qu’ « à ce jour, et mis à part certains cas spécifiques visés par la législation, le paiement d’une rançon ne constitue pas une infraction ».

Si certains ont fait le choix de ne pas inclure de clause de garanti de paiement de rançon, comme Generali par exemple, d’autres le font systématiquement. Ne pas accepter cette garanti signifie souvent perdre des contrats.

Si payer la rançon encourage les hackeurs, ne pas le faire, et payer les dommages conduirait à une augmentation drastique des primes pour les assurés. L’équilibre n’est donc pas facile à trouver. Du côté des autorités, il est question d’interdire la pratique du paiement de la rançon. La FFA a assuré que si la pratique était rendue illégale, les assureurs se plieraient bien évidemment aux exigences et devraient trouver une solution qui reste satisfaisante pour les assurés, les assureurs et les autorités.

Sources :