Certains risques sont trop grand pour le marché de la réassurance

Mais lesquels ? 

Le dernier baromètre des risques de l’AMRAE et de la Fédération Française de l’Assurance (FFA), datant de ce début d’année 2019, plaçait les risques cybers comme 1er risque et 1ère préoccupation des assureurs, et ce pour la 2ème fois d’affilée.

Comme l’a dit Christian Mumenthaler, CEO de SwissRe, 1er réassueur mondial, lors des dernières rencontres de Monte Carlo, le risque cyber « [est] un risque extrêmement complexe, qui change tous les jours et sur lequel nous n’avons pas encore un grand historique de statistiques. Il s’agit aussi d’un risque très élevé, qui peut toucher tout le monde en même temps partout dans le monde. Tout cela fait qu’il est très difficile à assurer aujourd’hui. ».

Pourtant, Swiss Re a été l’un des premiers acteurs du monde assurantiel à se lancer dans la bataille. En 2017, le 1er réassureur mondial avait d’ailleurs lancé le Swiss Re Institute dont les premières publications portaient sur les risques cyber.  Mais le risque cyber reste un risque mal connu et pas toujours bien appréhendé. La prévention envers les assurés, individuels ou entreprises, reste encore la meilleure option pour les ré/assureurs.

C’est d’ailleurs cette solution qu’a choisi AXA XL. En effet, l’assureur a récemment annoncé avoir signé un partenariat avec Accenture afin de fournir de nouveaux services de cybersécurité à ses assurés d’une part, et de former les souscripteurs et commerciaux d’AXA XL de l’autre.

“Nous pensons qu’à travers ce partenariat avec AXA XL, nous créons une offre véritablement différente, et qu’il y a une vraie place sur le marché pour ce type de services », a souligné Max Richter, Responsable du secteur Assurance au sein d’Accenture UK.

A voir comment les autres acteurs de la ré/assurance positionnent leurs pions sur ce risque encore difficile à évaluer. Malheureusement, seuls les sinistres permettront de créer un véritable historique et de créer des produits et tarifs au plus proche de la réalité. Qu’adviendrait-il alors en cas de sinistre majeur et mondial ? Selon Christian Mumenthaler, il est probable que les Etats doivent intervenir financièrement en complément des réassureurs.

 

Sources :

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