Restez au courant – janvier 2022

On résume pour vous toute l’actualité de ce 1er mois de l’année.

Partenariats

Lovys

logo de lovys

Le néo-courtier spécialiste de l’assurance non-vie a annoncé un nouveau partenariat. L’insurtech française s’est alliée au réseau d’auto-écoles ECF représentant 1180 écoles, pour proposer une assurance auto aux jeunes conducteurs. Lovys propose 3 types de couvertures: tiers simple, tiers étendu et tous risques, avec des prix progressifs allant de 9€ à 13€ par mois. L’insurtech s’est également alliée avec Caarl pour étoffer son offre. Caarl est un nouvel acteur du courtage spécialisé dans la protection juridique pour les acteurs de la mobilité.
« Nous prenons en charge dans cette assurance le stage de récupération de points, mais aussi un audit de la conduite et un stage de perfectionnement gratuit, proposés par notre partenaire Caarl », précise d’ailleurs le directeur France de Lovys, Fabien Cazes.

 

La Banque Postale & Shift Technology

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La Banque Postale a signé un partenariat avec une des insurtechs françaises les plus connues : Shift Technology. L’objectif pour le bancassureur est d’améliorer sa relation client via la gestion de sinistres. Avec plus 100 000 sinistres par an sur la branche MRH, la gestion de sinistres est un gros sujet pour La Banque Postale. Ce partenariat va permettre de concevoir une solution entièrement digitale pour la gestion des sinistres. À l’heure actuelle, les assurés de La Banque Postale peuvent déclarer un sinistre via un chatbot qui arrive à résoudre plus de 84% des cas, d’après le bancassureur.
« L’optimisation du parcours client et la digitalisation des parcours de produits d’assurance non-vie s’inscrit dans la stratégie de La Banque Postale, avec un objectif de 100% des parcours digitalisés en 2025 », souligne Michel Andignac, directeur du pôle assurance non vie et directeur général de La Banque Postale Assurances IARD.

 

Insurtech

Flitter

Flitter est une jeune pousse dans le milieu des assurtechs. En effet, fondée en 2021, la structure vient d’officialiser sa 1ère levée de fonds. Elle est à hauteur de 2,5 millions d’€ et menée par Global Founders Capital et Kima Venture (la holding d’investissement de Xavier Niel). Particularité de ces investisseurs, ils ont déjà tous les deux investi dans l’assurance (Seyna, Hoggo, Acheel ou encore Stoïk).
Flitter propose des offres automobiles au kilomètre, et le service est entièrement digital. Le public visé est le conducteur occasionnel. Partant du constat qu’un assuré sur deux roule moins de 10 000 kilomètres par an, Flitter veut leur proposer une solution plus adaptée à leurs besoins et avec un tarif correspondant à leur usage. « Aujourd’hui, un assuré paye le même prix qu’il roule 2 000 ou 20 000 km, alors que son risque est divisé par 3. Nous voulons proposer un modèle plus juste et plus adapté à nos nouveaux modes de mobilités », souligne le directeur général de Flitter, Jérémy Steinberg.
Le produit est assuré par Wakam, et Flitter compte à ce jour environ 2000 préinscrits.

 

Luko

Luko, proposant des assurances habitations en ligne, a fait grandir sa ligne de produit régulièrement depuis sa création. Mais la croissance s’accélère ! L’assurtech française a fait grand bruit en ce mois de janvier en annonçant son acquisition de l’assurtech berlinoise Coya. L’assureur allemand dispose déjà d’un agrément des autorités allemandes (BaFin). La start-up allemande vend, outre de l’assurance habitation, des assurances santé pour les animaux de compagnie, de l’assurance pour les vélos et de la responsabilité civile. Elle a levé quelque 40 millions d’€ depuis sa création en 2016. Alors que Coya va devenir Luko Allemagne, « 100 % des investisseurs de Coya ont décidé de rester », glisse Raphaël Vullierme, le dirigeant de Luko.
Cette opération permet à Luko de se développer encore d’avantage sur le marché européen. En effet, au printemps 2021, l’assurtech avait annoncé son arrivée sur le marché espagnol. Grâce au rachat de Coya, Luko va augmenter son portefeuille de clients d’un peu moins de 50 %, pour le porter à quelque 300 000 assurés. La start-up se fixe aujourd’hui pour objectif d’avoir 1 million de clients « à horizon 2023 ».
Enfin, point non négligeable, cette manœuvre permet à Luko de devenir un assureur à part entière en Allemagne, et il semblerait que l’objectif soit d’utiliser cet avantage pour obtenir l’agrément en France également. A ce stade, Luko travaille avec Wakam, Swiss Re et Munich Re pour proposer des produits et porter ses risques.

 

Cartan Trade

Cartan Trade a officiellement été lancé en cette fin janvier. Mais qui est Cartan Trade ? C’est un nouveau venu dans le monde de l’assurance, qui entend bousculer l’assurance crédit avec de nouvelles solutions digitales. Avec des actionnaires comme SCOR ou Bpifrance, ainsi que d’autres investisseurs privés, la start-up a réussi à récolter un premier tour de table de 5 millions d’€.
Dirigé par Eric Lenoir, un expert du secteur assurantiel, qui était jusqu’en novembre dernier le patron d’Euler Hermes France, Cartan Trade est convaincu qu’il y a « de la place pour un nouvel acteur plus flexible, plus agile et plus innovant. Le marché est dominé par un oligopole, avec trois acteurs issus de multiples phases de consolidation, et qui ne sont plus capables d’innover, ni d’adresser les besoins de toutes les entreprises », a affirmé son patron mercredi, lors d’une conférence de presse.
La cible ? Tous les types de clients. La structure commence avec la France, mais la jeune pousse ne cache pas ses ambitions européennes : Royaume-Uni, Allemagne, Italie, Espagne. Cartan Trade est réassuré par SCOR, et a noué un partenariat avec Tinubu Square, autre assurtech, pour le développement de sa plateforme en ligne.

 

Indeez

Indeez, assurtech française qui propose des protections sociales pour les travailleurs indépendants, vient de conclure une nouvelle levée de fonds série A de 8,1 millions d’€. Cette levée de fonds fut possible grâce au soutien d’Elaia, de Mosaic ventures et de ses business angels, présents depuis la création de l’entreprise en 2020. Depuis leur lancement, ils proposent des couvertures santé et interruption d’activité aux freelances, mais aussi aux chauffeurs VTC ou encore aux livreurs, par exemple. Indeez, qui affirme dans un communiqué être « la néo-assurance enregistrant la croissance la plus dynamique en Europe » sur ce segment spécifique, entend accélérer en multipliant les partenariats avec les plateformes numériques. « En signant avec des plateformes européennes, Indeez a validé son modèle économique » , a jugé le co-fondateur de Mosaic Ventures, Toby Coppel, dans un communiqué.
Les 8,1 millions d’€ de cette levée de fonds permettront d’étoffer les effectifs d’Indeez, pour atteindre « 70 personnes dans le monde dans les deux prochaines années » . L’Assurtech fait aussi part de son intention de « poursuivre le développement de nouveaux produits innovants » pour aller au-delà de l’offre développée en réponse à la crise sanitaire.

 

Unkle

Unkle, lancée en 2019, est une assurtech française spécialisée en garantie loyers impayés. À son lancement, la structure avait bénéficié d’un premier tour de financement d’un million d’€. Unkle accélère en levant 10 millions d’€ en série A auprès des fonds Alma Mundi Ventures, Anaxago et Eurazeo (InnovAllianz). Le groupe Prunay figure également parmi les investisseurs de ce deal, mené avec Cambon Partners.
« Cette nouvelle levée de fonds nous permettra de concrétiser nos ambitions, en développant une plateforme unique pour accompagner les propriétaires, locataires et agences dans leurs projets immobiliers », a ajouté le cofondateur d’Unkle, Matthieu Luneau.

 

Législation, associations

Assurance emprunteur

La bataille autour de la résiliation à tous moments de l’assurance emprunteur fait rage depuis quelques mois. Les lobbys des assureurs et des bancassureurs essaient de défendre leurs points de vue et de peser sur la décision finale, en coulisse, depuis un bon moment déjà.
Cette proposition a été votée en 1ère lecture à l’Assemblée nationale mais avait été supprimée en commission des Affaires économiques du Sénat peu de temps après. A la place, des mesures renforçant les obligations d’information des assurés sur le droit actuel ont été adoptées. Le gouvernement, tout comme les assureurs et les associations de protection des consommateurs regrettent cela. Cependant, le texte devrait retrouver sa forme initiale : après le vote au Sénat, il doit être étudié en commission mixte paritaire. Si sénateurs et députés ne parviennent pas à se mettre d’accord, la loi retournera à l’Assemblée nationale le 10 février prochain, où le gouvernement détient une large majorité. Affaire à suivre.

 

France Assureurs

En ce début d’année, la FFA a décidé de faire peau neuve. Nouvelle stratégie , et surtout, nouveau nom !
Faites place à France Assureurs. Après l’arrivée de Florence Lustman, puis la réorganisation de la gouvernance interne, une nouvelle stratégie a suivi, et pour refléter tout ça, un nouveau nom était le bienvenu. Ce changement s’accompagne d’une refonte du site internet, qui est aujourd’hui simplifié, plus accessible et davantage orienté vers les assurés.

« Nous avons sondé nos adhérents en 2020 : satisfaits de la FFA à 85 %, ils ont toutefois souligné que nous devions être davantage présents dans le débat public et sociétal », rappelle sa présidente Florence Lustman. Et c’est ce que compte faire France Assureurs pour cette année qui s’annonce chargée en actualités. On ne peut pas passer à côté des présidentielles,  qui prendront assurément une grande place dans le débat. Pour aborder le sujet, France Assureurs a créé une plateforme hébergée sur leur site. Alimentée par les livres blancs sur de grandes thématiques (santé, dépendance, développement durable) et des notes sur des sujets précis, elle permettra aux assureurs d’ouvrir le débat avec les équipes de campagne, mais surtout avec les assurés, qui pourront réagir avec des « likes » ou « dislikes » et proposer des suggestions.

 

Complémentaire santé des fonctionnaires

Portrait d'Amélie de Montchalin

Amélie de Montchalin, ministre de la Transformation et de la Fonction publique

Le protocole d’accord relatif à la couverture complémentaire maladie dans la Fonction publique d’Etat a officiellement été signé. Décrit comme un « moment historique » par la ministre de la Transformation et de la Fonction publique, Amélie de Montchalin, cet accord rend obligatoire la couverture santé co-financée par l’employeur au plus tard en 2026, pour les fonctionnaires d’État. Cette couverture devra être financée à minima à hauteur de 50% par l’employeur. Le coût de cette réforme est estimé à 900 millions d’€ et induit un grand changement également pour les mutuelles spécialisées. Le décret d’application prévu par l’ordonnance de février 2021 devrait « être signé avant la fin du quinquennat ». Et comme prévu par l’accord du 26 janvier, le ministère et les partenaires sociaux vont tout de suite passer à la prévoyance. « L’objectif est de conclure au plus vite un accord de méthode pour ensuite initier des discussions de fond avant la fin du quinquennat », a précisé la ministre de la Fonction publique.

 

 

Sources: