La saga des assurtechs

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Comme chaque trimestre, Willis Towers Watson a publié son compte-rendu international des levées de fonds et des évolutions des assurtechs. Nous avons résumé pour vous leurs conclusions.

D’un point de vue global, après un 1er trimestre 2019 record en termes de levées de fonds dans le monde des assurtechs, celles-ci sont en baisse pour ce 2ème trimestre. En effet, pour le même trimestre 2018, WTW dans son QIB recensait 72 levées de fonds, et on en compte 69 pour 2019. On compte surtout moins de nouveaux venus, (avec 39 en 2019 contre 49 en 2018). Ce trimestre 2019 reste tout de même marquant avec un total des montants levés s’élevant à plus d’un milliard de dollars (1 414millions de US$). Ces fonds levés vont à 44% vers les Etats-Unis, tandis que le reste des 56% se divisent entre le Royaume-Uni (16%) et le reste du monde.

Aux vues des chiffres, on parle d’une phase de « consolidation » pour ces assurtechs qui, pour les survivantes, commencent réellement à se développer et notamment à l’international.

A titre d’exemple, Alan, assurtech française qui souhaite révolutionner l’assurance santé prévoyance, se lance ainsi à l’international avec l’annonce de son arrivée sur les marchés belges et espagnols pour 2020. D’autre part, Shift Technology, assurtech de lutte contre la fraude et automatisation de la gestion des sinistres, s’est également lancé à l’international et le belge Qover, assureur à la demande, se lancent sur le marché français.

Parallèlement, cette phase de croissance et de consolidation peut être fatale pour certaines structures. Valoo (assurance à la demande) et Marie Quantier (conseiller en assurance vie online) ont dû jeter l’éponge durant ces derniers mois, faute de résultats probants.

Aux Etats-Unis, certaines start-up sont déjà à l’étape d’après. Le rachat de l’assurtech Insurance IQ par le groupe Prudential Financial vient d’être signé pour un montant de 2.35 milliards de US$. Un montant record, jamais vu jusqu’ici pour une assurtech.

Ainsi, le milieu des assurtechs se consolide et, ce faisant, il s’opère une sélection naturelle des structures les plus solides et les plus rentables. De plus, on voit de moins en moins de start-up émerger dans ce secteur, la roue ne pouvant pas être éternellement réinventée.

 

 

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