Miroir, miroir, dis-moi à quoi ressemblera l’assureur de demain ?

 

 

Technologies, produits, stratégie, tendances,… : on vous dit tout!

La fin du premier trimestre 2020 approchant, on vous récapitule les tendances et évolutions qui attendent les assureurs pour les années à venir. Nous nous sommes basés sur les rapports de Deloitte et Capgemini.

A l’heure actuelle, la plupart des assureurs cherchent à améliorer leur gestion des coûts, en la rentabilisant et en cherchant à la varier en passant par des fournisseurs externes, notamment de services. Les assureurs cherchent également à renforcer leurs système central de fonctionnement en améliorant l’expérience client ou encore en développant de nouveaux services, bien souvent à l’aide des nouvelles technologies. Ils continuent d’investir, mais passent progressivement d’une stratégie d’investissement ayant pour but de soutenir le « business as usual » à un modèle d’investissement permettant de financer des innovations afin de bousculer leur business model. Pour 2020 et 2021, les assureurs se doivent d’aller aux devants des innovations, plutôt que de suivre la tendance.

 

Quels sont les principaux challenges du secteur ?

 

 

Parcourons les en détails :

L’assurance vie 

Dans les pays développés, les jeunes travailleurs d’aujourd’hui ne sont pas conquis par l’assurance vie, surtout à la lueur des rendements actuels. Investir dans les cryptomonnaies, l’immobilier ou dans la startup de leur meilleur ami sont des perspectives plus séduisantes. Pour les pays en développement, le modèle de l’assurance vie classique n’est pas nécessairement adapté, et beaucoup d’insurtech ou d’initiatives bancaires locales sont lancées pour pallier ce type de produits manquant de flexibilité (microassurance, tontine, assurance collaborative, ou applications de types PayTop ou WordlRemit dans les pays africains). Les acteurs historiques doivent réinventer leur modèle. Concrètement, nous pourrions résumer les challenges qui les attendent comme suit :

  • Améliorer l’image que se fait le client des produits vies, c’est-à-dire d’un faible rapport investissement/intérêt (bien qu’avec les taux bas, cela ne soit pas évident).
  • Séduire de nouveaux clients, car le taux de pénétration d’assurance vie à travers le monde, reste bas,
    • En proposant des produits plus flexibles, notamment pour les marchés émergents.
    • En offrant davantage de produits sur-mesure, permettant une souscription plus fine.
  • Mieux utiliser et analyser les données à la disposition des assureurs aussi bien en amont qu’en aval de la souscription du contrat, pour anticiper les besoins du client.
  • Simplifier les offres et trouver une nouvelle stratégie marketing sur les produits retraites.
  • Améliorer le processus de vente et l’expérience client en la rendant plus simple, plus courte et plus transparente.
  • Développer des offres uniquement en ligne avec une expérience client entièrement digitale et un processus opérationnel optimisé.
  • Améliorer le bien-être et la santé des assurés, à l’instar de Jonh Hancock dont nous vous parlions dans notre article sur l’éthique.

 

L’assurance non-vie 

Comme nous le mentionnons dans notre article du mois novembre 2019, le marché de l’assurance non-vie se durcit. Les sujets critiques pour les assureurs non-vies pour les années à venir sont les suivants :

  • Adapter leurs modèles d’évaluation des risques pour répondre au nombre grandissant de catastrophes naturelles et aux différentes conséquences du réchauffement climatique, ce, notamment en développant des modèles basés sur des technologies d’intelligence artificielle.
  • Développer des canaux de distribution directs et accessibles à tous types de commerces, surtout les très petits commerces et les e-commerces.
  • Rassurer les consommateurs, de plus en plus éduqués, sur la gestion de leurs données privées.
  • Développer de nouvelles solutions qui correspondent à l’économie circulaire qui se développe de plus en plus.
  • Développer des partenariats avec les nouveaux assureurs non traditionnels (Ikea, Tesla, Porsche,…) et les insurtech, ou encore continuer à investir dans ces dernières.

 

Cloud Computing

De plus en plus d’assureurs ont recours au « cloud computing », et cette tendance ne tend qu’à se développer. Cependant, l’utilisation du cloud dévie d’une simple ressource infrastructurelle vers un véritable outil de transformation stratégique charriant avec lui une méthodologie business à développer et implémenter. Cette ressource permettra également d’apporter plus de flexibilité et de pouvoir calculatoires pour les méthodologies comme le Machine Learning.

 

Conclusion

Bien que les révolutions et innovations technologiques soient dans la bouche de tous les acteurs de l’assurance, rappelons-nous que l’assurance est avant tout un service à la personne. La technologie n’est là que pour servir cette cause, et non pas remplacer toutes les interactions qui en font sa particularité. Réussir à conjuguer ces innovations technologiques avec les exigences réglementaires tout en proposant des produits modernes transparents répondant aux défis d’aujourd’hui et gardant les principes fondateurs de l’assurance, est un sacré challenge, qui risque d’occuper les assureurs pour les 10 années à venir.

 

Sources :