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Les actuaires stars de fiction

 

En cette fin d’année 2020, plutôt que de se replonger dans les classiques tels que Sissi Impératrice, le Père Noël est une ordure ou encore les aventures de Kevin McAllister, nous vous proposons quelques œuvres où les premiers rôles sont tenus par des actuaires.

La profession restant assez confidentielle en France (en tout cas beaucoup plus qu’aux Etats-Unis), il arrive souvent que le terme « actuary » utilisé anglais ne résiste pas à la VF ou aux sous-titres.

Le métier reste synonyme de quelques clichés comme nous le mentionnions au mois d’octobre, et l’actuaire est souvent présenté comme un personnage dans les clous, avec une routine bien définie. L’élément perturbateur du film viendra bien évidemment perturber le personnage et sa vie entière, pour le meilleur (2020 nous donne des envies de « happy ending »). Voici donc notre sélection (promis, pas de spoilers) !

 

L’actuaire dans les films :

 

About Schmidt (2002), réalisé par Alexander Payne

Mr Schmidt, joué par Jack Nicholson, actuaire récemment retraité, s’ennuie un peu, et décide alors de parrainer Ndugu, un enfant Tanzanien, pour vingt-deux dollars par mois. Il lui sert de confident, et part retrouver sa fille, sur le point de se marier.

Jack Nicholson et Kathy Bates ont tous les deux été nommés aux Oscars et aux Golden Globes pour le meilleur acteur et la meilleure actrice dans des rôles principaux.

A noter que le film est librement adapté du livre du même nom de Louis Begley, et que cependant dans le livre, Mr Schmidt est avocat.

 

Polly et moi ( 2004) réalisé par John Hamburg

Dans Polly et moi, Reuben Feffer, interprété par Ben Stiller, travaille chez un assureur en tant que Risk Assessment Expert et il semble qu’il soit actuaire ou souscripteur. Reuben passe son temps à contrôler et minimiser les risques, et sa vie est bien contrôlée, jusqu’à ce que l’amour le rattrape.

 

Boyhood (2014), réalisé par Richard Linklater

Ce film assez exceptionnel par la longueur du tournage, qui s’est déroulé sur douze ans, raconte la vie de la famille Evans, et suit plus particulièrement Mason, le fils, de ses six à dix-huit ans. Le père de famille, interprété par Ethan Hawke, mentionne avoir passé ses examens actuariels.

 

Zootopie (2016), réalisé par Jared Bush, Byron Howard, Rich Moore

Dans Zootopie, les animaux vivent en harmonie, les félins cohabitent aux côtés des gazelles, et vivent dans une société organisée. En début de film, des élèves d’une école primaire jouent un spectacle où ils expliquent leur évolution, et surtout leurs possibilités d’avenir. Un petit jaguar énonce la possibilité de devenir un actuaire, cependant, en VF, il est devenu comptable !

 

Fight Club (1999) réalisé par David Fincher

On ne présente plus ce film, grand classique de Fincher. Tout a déjà été dit sur ce film, et on présente souvent le narrateur, joué par Edward Norton, comme actuaire  :cependant, à y regarder de plus près en VO comme en VF, il est en réalité « un technicien de rappel en usine de voitures défectueuses », bien qu’il mentionne analyser les risques et utiliser les statistiques, ce qui a dû amener la confusion.

 

Les actuaires sont également présents dans Un jour sans fin, Tron, Hellboy ou dans les films d’horreur Saw VI ou encore Ça : chapitre 2.

 

Les actuaires dans les livres :

Un Certain Monsieur Blot, Pierre Daninos, 1960

Monsieur Blot est actuaire, et sa vie est plutôt monotone, sa femme, ses enfants, son travail, sa maîtresse. Mais un jour il décide de passer le concours du « Meilleur français moyen », qui lui permettra d’exprimer ses sentiments. On ne l’a pas lu mais ça donne envie !

 

Le Fils, Georges Simenon, 1957

Peu après la mort de son père, Alain Lefrançois décide de se raconter par lettre à son fils, Jean-Paul, au moment où il va devenir un homme. Il lui parle de la vie de ses grands-parents, gens de la haute bourgeoisie, de son métier d’actuaire, qui le satisfait, et de sa vie conjugale, qui n’est qu’une demi-réussite. Mais son passé cache aussi un terrible secret…

 

Le Cycle de Fondation, Isaac Asimov, publiés entre 1951 et 1993

Ce classique de la science-fiction, qui n’est plus à présenter, est une série composée de sept livres. Le but d’Asimov « consistait à rédiger un roman historique du futur ». Difficile de résumer sept livres en quelques lignes, mais dans un futur très (très) lointain, le monde, composé de plusieurs mondes et galaxies, suit les prédictions d’un certain Hari Seldon, mathématicien, qui avait prédit le futur grâce aux mathématiques, et est élevé au rang de messie (excusez-nous pour ce résumé très schématique, qui fera surement grincer les dents des puristes).

On vous conseille surtout « Prélude à Fondation », le 1er tome dans l’ordre de l’histoire, mais pas dans l‘ordre de publication (comme une autre certaine saga…). Prélude à Fondation raconte l’histoire d’Hari Seldon, sorte d’actuaire qui ne dit pas son nom. Passionnant et très prenant.

Si vous n’aimez pas trop la lecture, patience, Apple TV a annoncé une série basée sur le Cycle de Fondation d’Asimov pour 2021.

 

Batman

The Actuary est un des méchants de la série de comics DC. Engagé par le Pingouin pour l’aider à planifier et prévoir ses crimes, et gérer ses finances. Il est cependant stoppé par Batman et envoyé en prison. Il est représenté comme quelqu’un d’assez ennuyeux qui passe son temps à faire des maths, une représentation une fois de plus, dans les clichés.

 

Les meilleurs outils numériques pour les télétravailleurs

L’année 2020 nous a clairement tous surpris à bien des égards, et le télétravail fait partie des nouveaux ajustements auxquels nous devons nous habituer. Si certains d’entre nous possèdent un véritable bureau à domicile, d’autres ont dû faire preuve d’ingéniosité pour trouver un moyen d’en créer un (on connait nous aussi le challenge de travailler sur la table de la salle à manger/le canapé du salon).

Quelle que soit votre situation, voici quelques outils qui vous aideront (on l’espère) à traverser cette période le plus sereinement possible. (Et éviter ce genre de situation)

 

via GIPHY

 

Logiciel de réduction de bruit

Vous en avez assez de devoir vous mettre en mute toutes les cinq minutes lors de vos visios? Si vous avez des enfants/ chiens/ voisins/ machine à café bruyante ou encore un partenaire qui est également en télétravail, cet outil peut être votre sauveur. Les logiciels de réduction du bruit vous permettent de mettre en sourdine les bruits de fond dans n’importe quelle interface de visioconférence. En se concentrant uniquement sur votre voix, ce type de logiciel vous permet (enfin) de ne plus vous soucier des aboiements de chiens, des bruits de circulation ou autre.

Il existe de nombreuses options sur le marché, mais les plus populaires sont les suivantes :

  • Krisp assourdit le bruit de fond de votre environnement de travail.
  • Solicall Pro améliore la qualité audio de vos appels provenant de votre ordinateur.
  • myNoise crée des sons paisibles permettant de masquer ceux que vous ne souhaitez pas entendre.
  • Adobe Audition enlève les bruits de fond de vos fichiers audio.
  • Vous pouvez également investir dans des écouteurs à réduction de bruits pour une expérience optimale.

 

Options d’arrière-plan

Un classique. Il serait dommage de négliger les options d’arrière-plan disponibles sur la plupart des applications de communication car elles peuvent s’avérer très utiles.

Vous pouvez soit flouter votre arrière-plan, soit mettre votre photo de vacances préférée (vous avez le droit de rêver), soit même faire preuve de créativité – comme cet homme.

This dude made a custom Zoom background for his next meeting where he brings myself a cup of tea (by Jaws19show) from r/nextfuckinglevel

 

Stabilisateur de vitesse de la connexion Internet

Un autre problème que vous pouvez rencontrer au cours de votre quotidien de télétravail est l’instabilité de votre connexion internet. On connait malheureusement tous la frustration d’être dans une visioconférence où le son/l’image ne fait que se couper à cause de la mauvaise qualité de connexion. Mais ne perdez pas espoir ! Il existe en effet des outils qui vous aident à faire face à ce genre de problème : par exemple, Ping propose ce service gratuitement.

 

N’oubliez pas les outils que vous possédez peut-être déjà…

Les logiciels plus répandus tels que Microsoft Teams offrent de grandes possibilités en termes de collaboration (Planner vous permet d’assigner des tâches et de suivre leur réalisation, Wiki vous permet de partager les bonnes pratiques au sein de votre entreprise…) que vous devriez apprivoiser si vous ne les utilisez pas déjà !

 

Vous en voulez plus?

Voici une sélection des meilleures applications pour améliorer le télétravail proposée par Clockify.

RESTEZ PRODUCTIF
RESTEZ CALME
RESTEZ SAIN
  • Forest — pour rester focalisé
  • StayFocusd— pour éviter de perdre du temps sur web
  • Spark— pour gérer ses courriels
  • Todoist or Wunderlist — pour suivre ses tâches
  • Timer+ — pour activer plusieurs minuteurs
  • FixMe.IT— pour contrôler son ordinateur à distance
  • Serene — pour supprimer toutes distractions
  • iA Writer— pour ne pas se laisser distraire durant la rédaction d’un document

 

  • Coffitivity— pour une ambiance de café bondé
  • EōN— pour travailler en musique
  • Pocket Yoga— pour des pauses yoga
  • Zen— pour se relaxer
  • Simplish— un outil “to-do” liste basé sur la psychologie positive
  • Focus@Will— pour booster votre productivité en musique

 

  • Seven — pour des exercices physiques à la maison
  • Plant Nanny— pour s’assurer de rester hydraté
  • Aloe Bud— pour s’assurer que vous prenez bien soin de vous

 

Et si tout cela ne suffit pas, vous pouvez toujours écouter les sons des vagues sur Spotify et imaginer vos prochaines vacances* ! 😊

*Résultat non garanti par la rédaction.

Vous avez-vous-mêmes des trucs et des astuces qui vous aident à gérer le télétravail au quotidien ? N’hésitez pas à les partager en commentaire ! 😊

3 compétences clés pour se démarquer en tant qu’actuaire

Dans un environnement en perpétuelle évolution, la formation professionnelle des employés en poste ou de nouvelles recrues est devenue une pratique courante dans le secteur assurantiel. D’ailleurs, si l’idée de combler les lacunes techniques d’une nouvelle recrue ne semble pas poser de problème aux compagnies d’assurance, celles-ci sont devenues de plus en plus intransigeantes dans leur recherche en ce qui concerne les compétences comportementales. En tant que cabinet de chasse de tête spécialisé dans l’actuariat, c’est un défi auquel nous devons faire face au quotidien : aujourd’hui, les compagnies d’assurance recherchent une personnalité dotée d’une série de compétences techniques, et non plus l’inverse.

 

Le défi

Oublions le cliché de l’actuaire introverti et concentrons-nous sur des faits. Dans le livre The Influential Actuary, publié en 2010, l’auteur David C. Miller a interrogé quatre actuaires américains influents sur les compétences clés pour se démarquer en tant qu’actuaire. Laura Hay, Global Head of Insurance chez KPMG International, soulignait déjà à l’époque le caractère solitaire de la formation en actuariat comme un frein au développement des compétences comportementales des actuaires. « En tant qu’actuaire, notre formation est très poussée techniquement ; elle est de nature introvertie, c’est-à-dire que c’est beaucoup d’auto-apprentissage. Je pense que la préparation aux examens est un processus solitaire : vous étudiez seul, vous passez vos examens et ensuite vous annoncez votre réussite à quelques personnes, mais ce n’est pas vraiment une expérience de partage. En réalité, le fonctionnement d’un environnement professionnel est l’opposé du fonctionnement de toute votre formation technique. »[1]

La situation a depuis lors fortement évolué aux Etats-Unis, où les institutions de formation en actuariat s’appliquent de plus en plus à former des actuaires orientés business. A titre d’exemple, l’Université du Minnesota a progressivement commencé à adapter son programme en actuariat depuis 2011. Les professeures Breanne Richins et Aileen Lyle expliquent qu’au départ, elles se sont notamment inspirées d’un cours du programme d’ingénierie biomédicale, où les étudiants travaillent sur l’élaboration d’un projet qu’ils présentent ensuite devant un public. « Nous mettons les étudiants en actuariat face à la classe, nous les faisons travailler en petites équipes, ce qui leur permet de renforcer leur esprit de synthèse, d’élaborer et présenter des recommandations devant un public.» [2]

En France

Nous sommes régulièrement confrontés à cette problématique en France, en particulier en ce qui concerne les profils plus seniors. Nous observons pourtant une diversification des profils d’actuaires depuis quelques années. D’une part, grâce aux passerelles des universités permettant à des étudiants de grandes écoles d’ingénieurs, et même de grandes écoles de commerce, de se diriger vers des formations (beaucoup) plus techniques telles que l’actuariat. Nous observons particulièrement que beaucoup d’étudiants en ingénierie ont la volonté de compléter leur parcours avec une formation en actuariat. Les écoles d’ingénieurs offrent des cursus assez complets et polyvalents, permettant de développer de solides compétences tant techniques que comportementales. C’est le cas, à titre d’exemple, du cursus qui mène à un double diplôme délivré par l’Ecole Centrale de Lyon et l’ISFA. D’autre part, les profils des actuaires se sont diversifiés grâce à l’évolution des structures des compagnies d’assurance devenant de plus en plus transversales et de moins en moins hiérarchisées, ne laissant aux actuaires en poste aucun autre choix que celui de s’adapter.

Cette diversification s’est opérée par la force des choses, et bien que les écoles et universités formant à l’actuariat en France se soient quelque peu adaptées à la demande du marché de l’emploi en incluant, à titre d’exemple, des cours de gestion de projet à leur programme, la demande d’actuaires business dépasse largement l’offre. Par ailleurs, il y a une limite au nombre de cours qui composent un programme et au vu des exigences techniques de la formation d’actuaire, il est donc compliqué pour les écoles d’inclure plus de cours couvrant le développement des compétences comportementales. Quant à l’Institut des Actuaires, il encourage dans la mesure du possible le développement de ces compétences à travers son système des points PPC, et particulièrement les compétences en communication.

“Les connaissances techniques des actuaires deviennent de plus en plus un atout dans les départements non-techniques.”

De nos jours, les entreprises attendent de plus en plus des actuaires qu’ils soient capables de prendre en charge des missions moins traditionnelles et qu’ils contribuent à d’autres domaines du business que le leur : la souscription, le contrôle de gestion, la gestion des sinistres, la data science, le marketing, etc. Selon Alexandre Jacobs, Managing Partner d’Asquare Partners, les connaissances techniques des actuaires deviennent de plus en plus un atout dans les départements non-techniques. Cela peut être vu comme un sacré défi à relever en termes de développement professionnel, mais devrait surtout être considéré comme synonyme de nouvelles opportunités de carrière, à condition d’être prêt à les saisir.

« Ce qui serait vraiment bien, c’est un actuaire qui … »

Nous avons entendu cette phrase d’innombrables fois et la plupart du temps, nous devinions la suite ! Aujourd’hui, nous vous partageons le top 3 des compétences qui donnent du fil à retordre à nos clients lorsqu’ils sont à la recherche du/de la candidat·e idéal·e (et c’est ce pour quoi nous sommes là 😉)

1. 🎤 Un actuaire capable de communiquer : c’est LA compétence qui revient le plus souvent, que ce soit avec ses collègues directs, avec d’autres départements plus ou moins techniques, avec les clients internes et/ou externes ou encore avec la direction. Ceci implique notamment une bonne capacité de vulgarisation, et parfois même la capacité d’adopter une attitude un peu plus commerciale. La capacité de présenter et parler en public est également très appréciée des employeurs. Retenez juste qu’on parle de la communication dans tous les sens du terme, et c’est peut-être bien ça qui rend les recherches de nos clients si difficiles. La communication requiert en réalité une multitude d’autres qualités, telles qu’entre autres un esprit de logique et de synthèse, une capacité à organiser ses idées, une capacité de persuasion, d’écoute, une ouverture d’esprit, un sens de la diplomatie, etc. Si d’un point de vue général les actuaires sont souvent perçus comment ayant de faibles compétences en communication (les clichés ont la vie dure), la réalité est plus nuancée que ça : il y a eu une grande évolution ces dernières années et nous voyons de plus en plus d’actuaires prendre des responsabilités dans des fonctions où les compétences en communication sont primordiales. Quoi qu’il en soit, nous vous rassurons : avec un peu de travail, tout le monde peut devenir un bon communicant !

2. 🤸🏻‍♂️ Un actuaire qui a le sens des affaires. Il est en effet de plus en plus attendu d’un actuaire qu’il ait la capacité d’avoir une vision d’entreprise dans son ensemble, en dehors de son propre domaine d’expertise. Cela implique une capacité à prendre de la hauteur et à saisir la finalité des autres départements et domaines d’expertise, qu’ils soient techniques ou non. Ce n’est qu’à ce moment-là qu’un actuaire aura la capacité de véritablement saisir l’ensemble d’une situation, d’un problème, et de développer des solutions tant créatives que réalisables. En effet, un actuaire orienté business est doté de cette capacité à rapidement saisir l’essence d’une situation et agir en conséquence, tout en gardant à l’esprit les objectifs de l’entreprise que ce soit d’un point de vue technique, commercial ou purement financier.[3] Les actuaires les plus accomplis ont d’ailleurs souvent travaillé au sein de nombreux départements différents : départements techniques, opérationnels, de gestion des risques, etc. Une expérience en conseil, complétée d’une expérience en compagnie d’assurance permet également de développer cette capacité à prendre du recul et considérer l’entreprise dans son ensemble.

3. 👨🏻‍🔧 Un actuaire qui n’a pas peur de prendre des initiatives. Il y a encore tant à faire dans le secteur de l’assurance, en particulier en ce qui concerne sa transformation digitale : sophistication des modèles de tarification, automatisation et industrialisation des process, optimisation de l’évaluation des risques et tant d’autres défis à relever. Dans ce contexte, la passivité n’a pas vraiment sa place. Il est tout à fait logique que les personnalités proactives et curieuses soient demandées et appréciées. Si ces qualités sont exigées par nos clients, c’est parce qu’elles impliquent que le candidat soit en mesure d’apporter une valeur ajoutée non seulement au sein de son équipe mais également à l’échelle de l’entreprise en général, en allant au-delà de sa description de fonction. La bonne nouvelle pour ces actuaires proactifs ? La plupart des employeurs exigeant ces compétences investissent dans le développement professionnel de leurs employés, que ce soit à travers leur ouverture d’esprit en ce qui concerne les initiatives des employés, à travers des formations (qu’elles soient proposées par l’employeur ou que le souhait soit émis par l’employé), ou à travers les possibilités de mobilité en interne. Une situation qui ne peut être qu’enrichissante pour les deux parties !

La combinaison parfaite

Comme le disait Frank Redington, un célèbre actuaire anglais, « un actuaire qui est seulement un actuaire, n’est pas un actuaire ». Ce n’est pas l’expertise technique seule d’un actuaire qui en fait un super-héros, mais bien la combinaison entre son expertise technique et sa faculté à faire progresser le business. La combinaison parfaite est donc bien évidemment celle constituée tant de compétences techniques que comportementales.

Il est déjà arrivé que des clients privilégient les compétences comportementales aux compétences techniques. Les compétences comportementales ne sont pas devenues plus importantes que les compétences techniques : elles sont simplement devenues tout aussi importantes, dans une profession initialement bâtie sur l’expertise technique. Naturellement, l’employeur sera plus ou moins flexible sur l’un ou l’autre critère en fonction de la nature de la fonction, de sa séniorité et de son degré de responsabilité.

Pour prendre un exemple assez extrême, il est déjà arrivé qu’un de nos clients choisisse un candidat sorti d’école, alors que la recherche ciblait au départ des profils plutôt seniors. Bien qu’il ait eu plusieurs candidats très solides d’un point de vue technique, le client a décidé de privilégier les compétences comportementales et le potentiel du candidat fraîchement diplômé. Un choix justifié par le fait que le candidat répondait à absolument toutes les attentes du client d’un point de vue comportemental, ainsi que par le fait que sa formation l’avait armé d’une solide base de compétences techniques et d’une capacité d’apprentissage rapide des sujets techniques liés à l’actuariat.

Par ailleurs, bien que le marché français soit encore un peu à la traîne sur le plan linguistique, il est important de préciser que l’anglais devient de plus en plus incontournable. Nous sommes d’ailleurs de plus en plus sollicités afin de trouver des candidats ayant une appétence business internationale. C’était déjà une réalité au sein des grands groupes d’assurance et de réassurance. Avec l’avènement des insurtech et la multiplication des éditeurs de logiciel aux ambitions internationales, la maitrise de l’anglais est de plus en plus demandée, et la maitrise d’autres langues constitue un atout.

Ce qu’il faut retenir

Il est bien entendu temps que les écoles et universités mettent un accent sur le développement des compétences comportementales les plus recherchées sur le marché de l’actuariat. Il serait cependant injuste de leur faire porter toute la responsabilité de cette problématique : en tant qu’individus à part entière, chaque professionnel est responsable de son propre développement. Il y a notamment une série d’activités qu’il est possible de pratiquer à côté de son travail ou de ses études et qui permettent de développer les compétences comportementales : le théâtre en est un bon exemple. Rappelez-vous l’importance de prendre des initiatives. Cela s’applique d’autant plus dans le contexte de pandémie actuel, obligeant les entreprises à adapter leur façon de travailler dans la précipitation. Peut-être avez-vous réalisé à quel point vos compétences comportementales sont importantes dans un monde imprévisible et en constante évolution : la façon dont vous avez réussi à rester opérationnel et efficace, tout en restant en contact avec votre équipe et vos supérieurs, en dit déjà beaucoup sur vous.

Nous pourrions aborder le sujet de nombreuses manières différentes et il y a de nombreuses mesures que vous pouvez prendre pour développer vos compétences comportementales : nous nous y pencherons probablement dans un prochain article. En attendant, n’oubliez pas l’impact positif que vous pouvez avoir au sein de votre entreprise. Il est temps de libérer votre potentiel !

 

 

Sources :

 

The Voice : La plus belle voix des actuaires

Image par Rudy and Peter Skitterians de Pixabay

 

Vous voulez suivre les dernières actus dans le monde de l’actuariat ? Participer aux derniers débats ? On vous a sélectionné quelques comptes à suivre sur LinkedIn. 

Commençons par les bases en suivant les comptes des institutions du secteur :

  1. Institut des Actuaires : l’Institut partages les nouvelles de l’actuariat, ses événements et publications.
  2. ACPR : Pour toutes les nouveautés réglementaires.
  3. Argus de l’Assurance : pour les dernières actus, nominations ou scandales du monde de l’assurance.

On vous encourage également à suivre votre Ecole ou Université, votre association actuarielle régionale, ou encore la FFA, l’EIOPA, il y a beaucoup de possibilités !

 

Pour s’éloigner des communications officielles, et avoir de vrais points de vue, il suffit de jeter un œil aux Top Voices 2019 de LinkedIn. Chaque année, le réseau analyse la popularité et l’engagement de ses membres et élit les personnes les plus influentes de leur secteur. Il y a des  classements régionaux, ici le classement français et des classements par secteur : Data science & analytics, finance & economy, entrepreneurship, marketing, job search, technology,… Jetez-y un œil et trouvez la voix qui vous inspirera.

 

Dans la section Technology, nous avons apprécié Andriy Burkov, Directeur de la Practice Data Science chez Gartner Canada. Il partage ses opinions sur les actualités technologiques. Nous avons particulièrement aimé son post sur la traduction du terme « Data Scientist » en français. Tout un programme…

 

Mark Farrell de qui nous avons déjà partagé plusieurs de ses articles, par exemple sur l’évolution de la profession actuarielle, est également très actif sur LinkedIn. Il partage ses opinions, expériences, points de vue et dernières découvertes sur cette profession.

 

Si vous souhaitez avoir une vision différente de l’industrie, nous vous conseillons de suivre Hassan Scott Odierno, actuaire en Malaisie. Il ne parle pas seulement de la profession actuarielle, mais aussi du secteur des assurances dans son ensemble. Si vous voulez en savoir plus sur l’assurance Takaful, il est à lire absolument. Nous avons particulièrement apprécié son article “The rise of the right brained actuary”.

 

Enfin pour votre dose quotidienne de fun, nous vous conseillons The Insurance Hustle, un compte qui post des memes sur le monde de l’assurance. Bien que particulièrement centré sur le monde de la souscription, on est sûrs que vous en trouverez toujours un qui vous fera au moins sourire.

 

“Le risque sur papier” VS “Le risque en personne”

37 enseignements que l’actuariat peut vous apporter

A travers son blog ProActuary.com, Mark Farrel partage son parcours, ses observations et ses réflexions sur le métier d’actuaire. Actuaire lui-même depuis 19 ans, PhD et membre qualifié de l’Institut anglais (FIA), Mark partage les 37 leçons de vie inspirées de son parcours d’actuaire.

Voici nos 15 leçons de vie préférées :

  1. Les risques sont inévitables. Pour réussir, il faut apprendre à y faire face.
  2. La vie est un hasard, mais grâce à la loi des grands nombres, répéter quelque chose un nombre important de fois peut finir par le provoquer.
  3. Le salaire est certes important, mais faire un travail qui ait du sens l’est encore plus.
  4. Un des plus grands risques dans la vie est de ne pas en prendre.
  5. Vous ne savez jamais qui vous pourriez être amené à recroiser. Sur le long terme, parfois mieux vaut tenir sa langue et finir en bons termes.
  6. Ne choisissez pas l’argent au détriment de vos principes, ça finira presque toujours mal.
  7. Vilfredo Pareto avait raison : 80% de vos succès sont générés par 20% de vos efforts.
  8. Un travail fini et à 90% correct vaut toujours mieux qu’un travail 100% correct mais inachevé.
  9. Réfléchissez sur le long terme : en particulier pour votre argent et votre santé.
  10. Ce qui semble être un succès soudain est bien souvent le fruit d’un long travail acharné.
  11. Réussir à réfléchir de manière rationnelle et impartiale est une compétence précieuse, mais difficile à acquérir.
  12. L’échec est inévitable ! Mais ce n’est pas ce qui compte le plus. Le plus important est, de se relever et de corriger sa trajectoire.
  13. Ne vous arrêtez jamais d’apprendre si vous voulez une carrière brillante dans l’actuariat. Devenir Actuaire Qualifié n’est que le début de votre apprentissage.
  14. Sortez de votre zone de confort, mais n’oubliez pas de vous reposer en chemin.
  15. A qui 41 ans, il vous reste environ 500 mois à vivre. Restez conscient du caractère éphémère de la vie.

Découvrez la liste complète ici 

Cette liste vous parle-t-elle ? Quelle est la vôtre ? Qu’est-ce que votre parcours en tant qu’actuaire vous a appris ?

 

Source : Proactuary.com, “Actuarial Lessons”

Photo: in Learning , Misc , Psychology by Mark Farrell FIA PhD