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Restez au courant – janvier 2022

On résume pour vous toute l’actualité de ce 1er mois de l’année.

Partenariats

Lovys

logo de lovys

Le néo-courtier spécialiste de l’assurance non-vie a annoncé un nouveau partenariat. L’insurtech française s’est alliée au réseau d’auto-écoles ECF représentant 1180 écoles, pour proposer une assurance auto aux jeunes conducteurs. Lovys propose 3 types de couvertures: tiers simple, tiers étendu et tous risques, avec des prix progressifs allant de 9€ à 13€ par mois. L’insurtech s’est également alliée avec Caarl pour étoffer son offre. Caarl est un nouvel acteur du courtage spécialisé dans la protection juridique pour les acteurs de la mobilité.
« Nous prenons en charge dans cette assurance le stage de récupération de points, mais aussi un audit de la conduite et un stage de perfectionnement gratuit, proposés par notre partenaire Caarl », précise d’ailleurs le directeur France de Lovys, Fabien Cazes.

 

La Banque Postale & Shift Technology

La Banque Postale a signé un partenariat avec une des insurtechs françaises les plus connues : Shift Technology. L’objectif pour le bancassureur est d’améliorer sa relation client via la gestion de sinistres. Avec plus 100 000 sinistres par an sur la branche MRH, la gestion de sinistres est un gros sujet pour la Banque Postale. Ce partenariat va permettre de concevoir une solution entièrement digitale pour la gestion des sinistres. À l’heure actuelle, les assurés de La Banque Postale peuvent déclarer un sinistre via un chatbot qui arrive à résoudre plus de 84% des cas, d’après le bancassureur.
« L’optimisation du parcours client et la digitalisation des parcours de produits d’assurance non-vie s’inscrit dans la stratégie de La Banque Postale, avec un objectif de 100% des parcours digitalisés en 2025 », souligne Michel Andignac, directeur du pôle assurance non vie et directeur général de La Banque Postale Assurances IARD.

 

Insurtech

Flitter

Flitter est une jeune pousse dans le milieu des assurtechs. En effet, fondée en 2021, la structure vient d’officialiser sa 1ère levée de fonds. Elle est à hauteur de 2,5 millions d’€ et menée par Global Founders Capital et Kima Venture (la holding d’investissement de Xavier Niel). Particularité de ces investisseurs, ils ont déjà tous les deux investi dans l’assurance (Seyna, Hoggo, Acheel ou encore Stoïk).
Flitter propose des offres automobiles au kilomètre, et le service est entièrement digital. Le public visé est le conducteur occasionnel. Partant du constat qu’un assuré sur deux roule moins de 10 000 kilomètres par an, Flitter veut leur proposer une solution plus adaptée à leurs besoins et avec un tarif correspondant à leur usage. « Aujourd’hui, un assuré paye le même prix qu’il roule 2 000 ou 20 000 km, alors que son risque est divisé par 3. Nous voulons proposer un modèle plus juste et plus adapté à nos nouveaux modes de mobilités », souligne le directeur général de Flitter, Jérémy Steinberg.
Le produit est assuré par Wakam, et Flitter compte à ce jour environ 2000 préinscrits.

 

Luko

Luko, proposant des assurances habitations en ligne, a fait grandir sa ligne de produit régulièrement depuis sa création. Mais la croissance s’accélère ! L’assurtech française a fait grand bruit en ce mois de janvier en annonçant son acquisition de l’assurtech berlinoise Coya. L’assureur allemand dispose déjà d’un agrément des autorités allemandes (BaFin). La start-up allemande vend, outre de l’assurance habitation, des assurances santé pour les animaux de compagnie, de l’assurance pour les vélos et de la responsabilité civile. Elle a levé quelque 40 millions d’€ depuis sa création en 2016. Alors que Coya va devenir Luko Allemagne, « 100 % des investisseurs de Coya ont décidé de rester », glisse Raphaël Vullierme, le dirigeant de Luko.
Cette opération permet à Luko de se développer encore d’avantage sur le marché européen. En effet, au printemps 2021, l’assurtech avait annoncé son arrivée sur le marché espagnol. Grâce au rachat de Coya, Luko va augmenter son portefeuille de clients d’un peu moins de 50 %, pour le porter à quelque 300 000 assurés. La start-up se fixe aujourd’hui pour objectif d’avoir 1 million de clients « à horizon 2023 ».
Enfin, point non négligeable, cette manœuvre permet à Luko de devenir un assureur à part entière en Allemagne, et il semblerait que l’objectif soit d’utiliser cet avantage pour obtenir l’agrément en France également. A ce stade, Luko travaillait avec Wakam, Swiss Re et Munich Re pour proposer des produits et porter ses risques.

 

Cartan Trade

Cartan Trade a officiellement été lancé en cette fin janvier. Mais qui est Cartan Trade ? C’est un nouveau venu dans le monde de l’assurance, qui entend bousculer l’assurance crédit avec de nouvelles solutions digitales. Avec des actionnaires comme SCOR ou Bpifrance, ainsi que d’autres investisseurs privés, la start-up a réussi à récolter un premier tour de table de 5 millions d’€.
Dirigé par Eric Lenoir, un expert du secteur assurantiel, qui était jusqu’en novembre dernier le patron d’Euler Hermes France, Cartan Trade est convaincu qu’il y a « de la place pour un nouvel acteur plus flexible, plus agile et plus innovant. Le marché est dominé par un oligopole, avec trois acteurs issus de multiples phases de consolidation, et qui ne sont plus capables d’innover, ni d’adresser les besoins de toutes les entreprises », a affirmé son patron mercredi, lors d’une conférence de presse.
La cible ? Tous les types de clients. La structure commence avec la France, mais la jeune pousse ne cache pas ses ambitions européennes : Royaume-Uni, Allemagne, Italie, Espagne. Cartan Trade est réassuré par SCOR, et a noué un partenariat avec Tinubu Square, autre assurtech, pour le développement de sa plateforme en ligne.

 

Indeez

Indeez, assurtech française qui propose des protections sociales pour les travailleurs indépendants, vient de conclure une nouvelle levée de fonds série A de 8,1 millions d’€. Cette levée de fonds fut possible grâce au soutien d’Elaia, de Mosaic ventures et de ses business angels, présents depuis la création de l’entreprise en 2020. Depuis leur création, ils proposent des couvertures santé et interruption d’activité aux freelances, mais aussi aux chauffeurs VTC ou encore aux livreurs, par exemple. Indeez, qui affirme dans un communiqué être « la néo-assurance enregistrant la croissance la plus dynamique en Europe » sur ce segment spécifique, entend accélérer en multipliant les partenariats avec les plateformes numériques. « En signant avec des plateformes européennes, Indeez a validé son modèle économique » , a jugé le co-fondateur de Mosaic Ventures, Toby Coppel, dans un communiqué.
Les 8,1 millions d’€ de cette levée de fonds permettront d’étoffer les effectifs d’Indeez, pour atteindre « 70 personnes dans le monde dans les deux prochaines années » . L’Assurtech fait aussi part de son intention de « poursuivre le développement de nouveaux produits innovants » pour aller au-delà de l’offre développée en réponse à la crise sanitaire.

 

Unkle

Unkle, lancée en 2019, est une assurtech française spécialisée en garantie loyers impayés. À son lancement, la structure avait bénéficié d’un premier tour de financement d’un million d’€. Unkle accélère en levant 10 millions d’€ en série A auprès des fonds Alma Mundi Ventures, Anaxago et Eurazeo (InnovAllianz). Le groupe Prunay figure également parmi les investisseurs de ce deal, mené avec Cambon Partners.
« Cette nouvelle levée de fonds nous permettra de concrétiser nos ambitions, en développant une plateforme unique pour accompagner les propriétaires, locataires et agences dans leurs projets immobiliers », a ajouté le cofondateur d’Unkle, Matthieu Luneau.

 

Législation, associations

Assurance emprunteur

La bataille autour de la résiliation à tous moments de l’assurance emprunteur fait rage depuis quelques mois. Les lobbys des assureurs et des bancassureurs essaient de défendre leurs points de vue et de peser sur la décision finale, en coulisse, depuis un bon moment déjà.
Cette proposition a été votée en 1ère lecture à l’Assemblée nationale mais avait été supprimée en commission des Affaires économiques du Sénat peu de temps après. A la place, des mesures renforçant les obligations d’information des assurés sur le droit actuel ont été adoptées. Le gouvernement, tout comme les assureurs et les associations de protection des consommateurs regrettent cela. Cependant, le texte devrait retrouver sa forme initiale : après le vote au Sénat, il doit être étudié en commission mixte paritaire. Si sénateurs et députés ne parviennent pas à se mettre d’accord, la loi retournera à l’Assemblée nationale le 10 février prochain, où le gouvernement détient une large majorité. Affaire à suivre.

 

France Assureurs

En ce début d’année, la FFA a décidé de faire peau neuve. Nouvelle stratégie , et surtout, nouveau nom !
Faites place à France Assureurs. Après l’arrivée de Florence Lustman, puis la réorganisation de la gouvernance interne, une nouvelle stratégie a suivi, et pour refléter tout ça, un nouveau nom était le bienvenu. Ce changement s’accompagne d’une refonte du site internet, qui est aujourd’hui simplifié, plus accessible et davantage orienté vers les assurés.

« Nous avons sondé nos adhérents en 2020 : satisfaits de la FFA à 85 %, ils ont toutefois souligné que nous devions être davantage présents dans le débat public et sociétal », rappelle sa présidente Florence Lustman. Et c’est que compte faire France Assureurs pour cette année qui s’annonce chargée en actualités. On ne peut pas passer à côté des présidentielles,  qui prendront assurément une grande place dans le débat. Pour aborder le sujet, France Assureurs a créé une plateforme hébergée sur leur site. Alimentée par les livres blancs sur de grandes thématiques (santé, dépendance, développement durable) et des notes sur des sujets précis, elle permettra aux assureurs d’ouvrir le débat avec les équipes de campagne, mais surtout avec les assurés, qui pourront réagir avec « likes » ou « dislikes » et proposer des suggestions.

 

Complémentaire santé des fonctionnaires

Portrait d'Amélie de Montchalin

Amélie de Montchalin, ministre de la Transformation et de la Fonction publique

Le protocole d’accord relatif à la couverture complémentaire maladie dans la Fonction publique d’Etat a officiellement été signé. Décrit comme un « moment historique » par la ministre de la Transformation et de la Fonction publique, Amélie de Montchalin, cet accord rend obligatoire la couverture santé co-financée par l’employeur au plus tard en 2026, pour les fonctionnaires d’État. Cette couverture devra être financée à minima à hauteur de 50% par l’employeur. Le coût de cette réforme est estimé à 900 millions d’€ et induit un grand changement également pour les mutuelles spécialisées. Le décret d’application prévu par l’ordonnance de février 2021 devrait « être signé avant la fin du quinquennat ». Et comme prévu par l’accord du 26 janvier, le ministère et les partenaires sociaux vont tout de suite passer à la prévoyance. « L’objectif est de conclure au plus vite un accord de méthode pour ensuite initier des discussions de fond avant la fin du quinquennat », a précisé la ministre de la Fonction publique.

 

 

Sources:

Restez au courant de l’actualité marché – Fin d’année 2021

On résume pour vous toute l’actualité de ces 2 derniers mois de l’année 2021.

 

Acquisitions & Partenariats

AG2R La Mondiale & Intériale

logos d'AG2R La Mondiale et Intériale

Les négociations entamées en juin entre AG2R La Mondiale et Intériale ont porté leur fruits. En effet, l’assemblée générale de la mutuelle positionnée sur les agents du ministère de l’Intérieur et des collectivités locales, a signé l’accord de partenariat avec AG2R La Mondiale. Les délégués mutualistes auraient signé à l’unanimité, d’après l’Argus de l’Assurance. Intériale devrait donc, pendant le 1er trimestre 2022, commencer le processus d’adhésion à AGMut, l’entité mutualiste d’AG2R.

 

Generali & La Médicale

logos Generali La Médicale

La filiale des professionnelles de la santé du groupe Crédit Agricole est dans le viseur de Generali. Après avoir racheté Cattolica au mois de juin, Generali poursuit sa stratégie d’acquisition. En effet, Jean-Laurent Granier, CEO de la filiale française du groupe italien, a confirmé que des négociations étaient en cours. Avec l’acquisition de La Médicale, Generali élargirait son portefeuille, puisque la structure comporte 200 collaborateurs, un réseau de 125 agents et environ 550 millions d’€ de primes annuelles. Le montant de la transaction n’a pas encore été révélé, mais d’après Reuters, La Médicale serait estimée aux alentours de 400 millions d’€.

« On a un ADN qui nous pousse à travailler avec les professionnels et les PME », a expliqué Jean-Laurent Granier, le patron de l’assureur en France. Tandis que pour Crédit Agricole cela « répond à la volonté de se focaliser sur le développement de son modèle de bancassurance », a fait savoir le bancassureur par un communiqué.

 

La Banque Postale & CNP Assurances

Enseignes CNP Assurances et La Banque Postale

En 2018, La Banque Postale et CNP Assurances annonçaient un rapprochement. Au printemps 2020, le groupe bancaire détenait 62,8% du capital de l’assureur. Fin octobre de cette année, La Banque Postale avait fait part de sa volonté d’acquérir les 16,1% détenus par BPCE et de lancer une OPA simplifiée sur les 21,1% restants. Ce projet, lancé il y a 3 ans par Bruno Le Maire, alors ministre de l’Économie et des Finances, visait à créer un bancassureur public.

Alors que nous étions prêts à clore cet article, La Banque Postale a communiqué qu’elle avait effectivement acquis les 16,1% de parts de BPCE dans CNP Assurances pour la somme de 2,4 milliards d’€. A l’heure actuelle La Banque Postale détient donc 78,9% des parts de CNP Assurances. « Nous nous réjouissons de franchir cette étape importante dans le projet de rapprochement et de simplification de nos liens actionnariaux avec CNP Assurances. Nous confirmons en parallèle notre volonté de renforcer le partenariat industriel entre BPCE et CNP Assurances, dans la logique de modèle ouvert et multi-partenarial qui fait le succès de CNP Assurances. C’est un pas de plus vers la construction d’un leader européen de la bancassurance au sein du grand pôle financier public. » a communiqué Philippe Heim, Président du directoire de La Banque Postale.

 

Swiss Re & Baidu

Swiss Re and Baidu logos

Swiss Re, 1er réassureur mondial, a déjà fait part de sa vision : pour eux, les partenariats avec les entreprises tech sont la clé d’un avenir brillant. Ce ne sont pas que des convictions, puisqu’ils viennent de signer un partenariat avec Baidu, le mastodonte chinois de la tech. L’objectif ? Concevoir ensemble des produits et solutions d’assurance pour les voitures autonomes.

Ils ont d’ailleurs déjà lancé un produit : une assurance pour le service de voiturier automatisé “Apollo Valet Parking”, développé par Baidu. Les prochains sujets abordés seront l’innovation en matière d’assurance et la gestion des risques pour les plateformes informatiques de conduite autonome, les tableaux de bord intelligents et les taxis autonomes. Un pas de plus vers demain.

 

Assurtech

Leocare

logo de Leocare

Leocare, assurtech du courtage, a conclu une nouvelle levée de fonds. Et pas des moindres ! En effet, ils ont conclu un dernier tour de table pour cette année de 110 millions de US$ (soit 98 millions d’€). Ce qui fait désormais d’eux un membre du club plutôt restreint des assurtechs françaises avec des levées de fonds à 3 chiffres (ses voisins de table étant Alan et Shift Technology). L’objectif pour l’entreprise ? Se lancer à l’international, en commençant par l’Espagne, prévu pour 2022. De quoi confirmer sa place parmi les 50 assurtechs les plus prometteuses d’Europe.

 

Mutumutu

logo de Mutumutu

Arrivé en France au mois de novembre de cette année, Mutumutu est une assurtech tchèque. Ce nouvel arrivant dans l’hexagone se spécialise sur les produits de prévoyance pour les travailleurs indépendants. « Il subsiste une forte dissociation entre l’offre et la demande sur ce marché : les produits n’y ont que peu évolué ces dernières années », a expliqué Éloi Lanthiez, DG de cette nouvelle branche française. Ses armes secrètes pour se différencier ? L’expérience internationale en république Tchèque, le soutien de Société Générale Assurances et un marché finalement encore peu développé. Et oui ! La filiale tchèque de Société Générale Assurances a aidé Mutumutu à développer son produit prévoyance et y a investi 2,5 millions d’€.

Mutumutu propose un service entièrement digitalisé et propose une solution au comportement. En effet, si l’assuré conserve de bonnes habitudes, comme ne pas fumer, bouger ou faire des contrôles médicaux réguliers, l’assurtech reversera alors une partie de ses cotisations sous forme de cashbacks. « Nous avons pris une approche différente de Vitality (produit au comportement de Generali -ndlr). Nous ne faisons pas que mettre en place un programme de récompenses, nous ne sommes pas là pour tracker les mauvaises habitudes », nuance Éloi Lanthiez.

La jeune pousse tchèque compte avoir un million d’assurés d’ici 10 ans en Europe. Pour l’instant, elle en escompte 3 000 en France d’ici fin 2022.

 

 

Sources:

COP 26

COP 26 - UCLGA

Alors que la COP26 s’achève bientôt, c’est l’occasion pour les assureurs de communiquer sur leurs engagements pour le climat. Stratégie marketing ou engagement sincère, à vous de juger.

Generali

Generali a fait savoir, par voix de son PDG, Laurent Granier, que la durabilité serait la « boussole stratégique de Generali pour naviguer au XXIè siècle». Il a souligné les 2 rôles des assureurs dans ce domaine, selon lui :

  • « De modéliser les risques individuels mais aussi collectifs et prévenir leur survenance autant que possible, se plaçant à long terme en vigie des aléas qui pèsent sur la communauté humaine.
  • D’investir activement dans l’économie pour garantir les intérêts de nos assurés sur un horizon de temps long. »

Laurent Granier a ensuite énoncé 5 leviers sur lequel Generali jouera pour évoluer : les activités et façons de travailler au sien du groupe, inciter les assurer à réduire leur impact sur la terre, faire émerger un nouveau type d’épargne qui répondrait à de nouvelles exigences, et avoir une réelle politique d’investissement dans la transition écologique et la relance économique.

 

BNP Paribas Cardif

Le bancassureur a annoncé avoir rejoint l’initiative “Climate Action 100+“. Cette initiative collaborative lancée en 2017 rassemble 615 investisseurs d’horizons différents. Ces investisseurs s’engagent à avoir des stratégies d’investissement qui incite à modifier le comportement des entreprises les plus émettrices en gaz à effet de serre. L’action invite donc les entreprises les plus polluantes à respecter les accords de Paris.

BNP Paribas Cardif souligne d’avantage son engagement en faveur de l’écologie et dans la préservation de la terre. Ils avaient déjà signé les Principes pour l’investissement responsable (PRI) et les accords du “Montreal Carbon Pledge”, et plus récemment, en septembre, ils ont rejoint la “Net Zero Asset Owner Alliance” qui rassemblent des assureurs et des fonds de pension s’engageant sur la transition de leur portefeuille vers la neutralité carbone d’ici à 2050.

 

AXA

AXA a annoncé de nouveaux engagements en faveur de la transition écologique. Le groupe d’assurance souhaite se montrer plus dur dans la sélection des projets et entreprises d’énergie qu’ils assureront. « AXA est déterminé à ne soutenir que les acteurs ayant des stratégies de transition fortes et transparentes », a communiqué le patron du groupe Thomas Buberl dans un communiqué de presse. L’assureur français annonce 2022 comme date butoir pour déterminer les critères précis auxquels les entreprises devront répondre.

De plus, AXA revendique qu’ils ne couvriront plus les entreprises qui tirent plus de 30% de leur production du pétrole et du gaz de schiste. « Ces mesures sont importantes étant donné que la moitié de l’expansion de la production pétrolière et gazière dans les 5 prochaines années viendra des hydrocarbures non conventionnels », salue l’ONG Reclaim Finance.

 

Sources:

On vous présente Spot, votre nouveau collègue

L’assureur dommage californien Farmers Insurance a récemment annoncé qu’il allait utiliser Spot, le chien robot, pour leur département sinistres.

un robot bleu en forme de chien

Spot, le chien robot (Farmers Insurance)

Ce “canidroïde”, appelé Spot, développé par Boston Dynamics (oui la société qui développe des robots qui dansent ou font du parkour), est dédié à l’inspection des sinistres.

Gros plan sur les capteurs et caméras de Spot

Le point sensible de Spot: ses capteurs et caméras (Farmers Insurance)

En effet, l’assureur prévoit d’envoyer ce robot quadripède sur les zones inaccessibles à leurs experts et inspecteurs, parce que dangereuses et/ou instables par exemple. Il sera notamment utile pour évaluer les dégâts en cas de feux de forêt, de tremblements de terre ou autres catastrophes naturelles. Spot est équipé de capteurs, d’une caméra à 360 degrés et d’un logiciel de mapping géographique. Ces technologies contribueront à rationaliser et simplifier le travail des experts en sinistres. Farmers Insurance a demandé à la société bostonienne de leur personnaliser ce nouveau type de “meilleur ami de l’homme”. Il est donc fait à leurs couleurs.

 

“Paranoid Android”

Cela pourrait-il être la nouvelle norme en matière de gestion sinistres? Difficile à dire. Certains assureurs utilisent déjà des drones pour survoler et évaluer les zones dangereuses et faire une 1ère évaluation des dégâts. C’est également la voie qu’a choisie Farmers Insurance dans un premier temps.

En effet, Samantha Santiago, Responsable de la stratégie et de l’automatisation des sinistres chez Farmers a mentionné que “l’ajout d’un robot aussi dynamique à notre stock de technologies évolutives – comme les drones et l’imagerie satellite – nous aidera à consolider notre héritage et à approfondir notre engagement envers nos clients.”

 

En plus d’utiliser Spot pour les inspections, Farmers Insurance va explorer d’autres possibilités qui pourraient aider les premiers secours lors des opérations de recherche et de sauvetage. Spot aidera les équipes de premiers secours à évaluer le danger pour les premiers intervenants et assurer la sécurité de toutes les personnes impliquées.

Pour résumer, ce nouvel ami permettra à l’assureur multirisques d’analyser plus rapidement les dommages tout en assurant une plus grande sécurité à ses employés, aux services de secours et à ses clients. En plus d’être une belle opération marketing.

Ne prenez donc pas peur la prochaine fois que vous croisez un chien bleu, c’est peut-être simplement votre nouveau collègue.

Spot le chien robot commencera à travailler dès le 15 octobre, et sera d’abord déployé dans le sud de la Californie.

 

Pour faire plus ample connaissance avec Spot le chien:

 

Sources:

Restez au courant de l’actualité marché – Septembre 2021

La revue de Solvabilité II, les rachats et nouveaux partenariats, les nouveaux produits… On vous résume le principal des actualités de l’assurance française.

Rachats & partenariats

Qover – Monese

Le britannique Monese, application bancaire, et l’assurtech Qover ont annoncé leur nouveau partenariat. Il vise à fournir un filet de sécurité aux clients de l’app en leur offrant une garanti sur leurs factures et leurs achats réguliers (Bill and Purchase Protections). Cette protection propose aux clients de Monese de payer leurs factures à leur place en cas de perte d’activité ou de maladie, par exemple.
Intégrées aux comptes Monese, ces nouvelles protections apportent un soutien supplémentaire à leurs clients à un moment où beaucoup d’entre eux s’inquiètent de leur stabilité financière.
Monese a choisi de s’adresser à Qover pour leur flexibilité, leur digitalisation poussée et leur capacité à comprendre leur besoin rapidement. Une nouvelle proposition de garantie qui fera peut-être des émules chez nous.

Smacl – Maif

Siège Smacl à Niort

Siège de la Smacl

Le rapprochement entre la Smacl et la Maif, 2 acteurs niortais, se confirme. En effet, il prendra la forme d’une société anonyme commune au service des collectivités territoriales. Ce projet a été officiellement entériné lors d’une assemblée générale extraordinaire de Smacl Assurances tenue vendredi 24 septembre. Cette société, nommée SMACL Assurances SA, sera opérationnelle à partir du 1er janvier 2022, sous réserve de l’approbation des autorités de contrôle. La gouvernance de cette structure sera assurée par Jean-Luc de Boissieu, Président de la Smacl et Patrick Blanchard, directeur général adjoint de la Maif.

« Ce rapprochement permet au groupe Maif d’accélérer son développement dans l’activité B2B et d’élargir son offre pour répondre aux attentes des entreprises, des collectivités locales et des associations qui se reconnaissent dans les valeurs de la mutuelle », affirme Pascal Demurger, directeur général du Groupe Maif, dans un communiqué. Du côté de la Smacl, ce rapprochement permettra de « sécuriser son accompagnement des grands risques des collectivités tout en préservant le modèle mutualiste fondateur », a déclaré Jean-Luc de Boissieu.

Lovys – Otherwise

logo de lovys

Lovys, assureur multiproduit, a racheté son concurrent, également jeune pousse française, Otherwise pour un montant de 520 000€. Fondé en 2016, Otherwise avait pour ambition de se distinguer sur la complémentaire santé. Finalement, c’est sur le segment de l’assurance pour animaux domestiques que l’assurtech s’était faite remarquer. L’entreprise était en redressement judiciaire depuis le 30 juin dernier.
Lovys de son côté, déclare couvrir actuellement 3 350 chiens et chats, auxquels vont s’ajouter les 2 900 du portefeuille d’Otherwise. Cette acquisition permettra également à Lovys de gonfler leur portefeuille auto, car Otherwise comptait également des contrats dans cette branche.

 

Produits

Alan

Exclusif] Alan se concentre sur la santé mentale avec le rachat de l'application Jour - mind FintechAlan a annoncé le rachat de l’application « Jour », spécialisée dans le bien-être. Ce rachat à 20 millions de dollars (+/-17 millions d’€) leur permet de lancer leur nouveau service : « Alan Mind ». Ce service sera facturé minimum 5€ par mois par employé et permettra d’avoir accès aux ressources de l’application : ressources thérapeutiques, suivi personnalisé avec des thérapeutes certifiés et aide à la mise en place d’ateliers de prévention en entreprise.
Ce rachat confirme 2 choses : la croissance et l’ambition d’Alan qui s’expriment dans cette première acquisition. Et dans un second temps, la tendance qu’on observe depuis un certain temps : les assureurs se démarquent de plus en plus en proposant des services en plus de leur couverture traditionnelle.

BlaBlaCar – L’Oliver Assurance

logo de BlaBlaCar et L'olivier Assurance

La plateforme de covoiturage et L’Oliver Assurance ont annoncé le lancement d’une nouvelle couverture d’assurance voiture au comportement. Cette offre auto « connectée » propose aux usagers d’installer une application mobile permettant d’analyser leur conduite. Les « bons » conducteurs seront récompensés avec une baisse de leur prime.

Cette application, accessible à tout le monde, promeut une conduite éco-responsable via des conseils et un système de scoring.
Encore peu répandu en France, cette nouvelle offre auto au comportement est la première à ne pas imposer l’installation d’un boîtier dans le véhicule des assurés. La technologie a été développée avec le réassureur Swiss Re. Pour BlaBlaCar, ce partenariat avec L’Olivier acte la fin de la collaboration avec l’assureur AXA.

 

Assurtech

Top 50 des assurtechs les plus prometteuses d’Europe

Future 50 Europe written in yellow on a blue background

Flexibles, innovantes, modernes, disruptives,  les qualificatifs ne manquent pas! Présentes sur toute la chaîne de valeur de l’assurance, c’est de plus en plus compliqué d’ignorer les assurtechs. Insurtech Insights a récemment publié son top 50 des assurtech les plus prometteuses en Europe. On y retrouve 4 entreprises françaises : Descartes Underwriting (n°4), le souscripteur paramétrique, Leocare, courtier sur les dommages (n°11), Indeez (n°17), l’assureur spécialiste des travailleurs indépendants et Acheel (n°28), l’assureur multiproduit.

Ce top permet également de se rendre compte des priorités du secteur : grands risques (avec un accent sur le climat), l’assurance modulable et à la demande et la santé mentale.

Swoon

Logo de l'entreprise SwoonLa néobanque lilloise Swoon a dû mettre la clé sous la porte. La fintech proposait des livrets épargne avec un taux de rémunération à 3% qui finançait les entreprises de la métropole lilloise.

Fondé en 2019 par Victoire et Quentin Haddouche, le modèle de l’entreprise était simple : les dépôts des particuliers devaient permettre de prêter de l’argent à des TPE-PME à un taux de 5 %. « 3 % pour les clients, 2 % pour Swoon, explique son fondateur. Mais en réalité, nous ne sommes jamais sorti du statut de bêta sur l’épargne. ». Tout se passait bien puisqu’ils avaient également ouvert des entités en Belgique et au Luxembourg au mois de juin 2021.

En réalité, durant l’année 2020, les transferts d’argent ont pris de plus en plus de temps. Par conséquent, certains clients ont pris peur, et ont retiré leur argent. La machine s’est emballée, jusqu’à la liquidation. La Financière de Garantie, l’entité bancaire derrière l’application Swoon, a commencé à rembourser ses épargnants mais il reste encore plusieurs centaines de clients en attente de leur argent.

Marché

Solvabilité II

La Commission Européenne (CE) a publié sa proposition très attendue sur la mise à jour de Solvabilité II. L’objectif de la Commission ? Assouplir, notamment les besoins en capital, afin que les assureurs réinjectent du cash dans l’économie pour soutenir la relance.
Après avoir constaté que les assureurs avaient traversé les remous de la crise covid avec succès, la CE a ajouté qu’aujourd’hui les assureurs gèrent bien leurs risques et disposent de fonds propres « bien supérieurs » au minimum requis. Par conséquent, la Commission souhaiterait réduire et étaler dans le temps les exigences de fonds propres pour les placements en actions de long terme, répondant ainsi à une demande forte du secteur, notamment en France et aux Pays-Bas.

De plus, Bruxelles annonce également vouloir relâcher la pression sur les plus petits acteurs en les sortant de SII, au profit des régimes nationaux, souvent plus souples. Également, les exécutifs européens ont annoncé que la norme prendrait mieux compte de certains risques, notamment climatiques, et « sera moins sensible aux fluctuations à court terme des marchés ».

D’après les calculs de la CE « ce sont jusqu’à 90 milliards d’euros de capitaux qui pourraient être libérés dans l’UE » à court terme. « Cela permettra aux assureurs de jouer un rôle plus fort dans la relance et la constitution d’une union des marchés de capitaux », a insisté Valdis Dombrovskis, le vice-président de la Commission européenne.

MS Amlin

Pitcure of Danilo Saitta in a suit

Danilo Saitta (Amlin)

L’assureur japonais spécialiste des grands risques a décidé de renforcer sa position en France. Déjà bien implémenté aux Pays-Bas et en Belgique, l’objectif ambitieux est une croissance annuelle à 2 chiffres pour les 5 prochaines années.

De plus, la structure a récemment annoncé la création d’un département supplémentaire au sein de la branche Responsabilité Civile : les « Lignes Financières ». Ce département, mené par Danilo Saitta, regroupe les offres « Responsabilité des dirigeants » et « Responsabilité civile professionnelle des professions réglementées ».

 

Colloque International de l’Actuariat Francophone

logo du premier colloque francophone de l'actuariat

C’est un véritable événement qui aura lieu en ce début octobre. Ce 1er Colloque International de l’Actuariat Francophone a été organisé par l’Association Actuarielle Internationale (AAI) conjointement avec divers instituts et associations actuariels de la francophonie. Parmi ceux ayant répondu à l’appel nous comptons : l’Institut des Actuaires, l’Institut des Actuaires en Belgique (IABE), l’Association Suisse des Actuaires (ASA) pour l’Europe. Pour les contrées plus lointaines, les pays suivants ont répondu présents : le Bénin, le Cameroun, le Canada, la Côte d’Ivoire, le Maroc, le Sénégal et la Tunisie.

Organisé du 4 au 8 octobre, ce colloque proposera des interventions sur des sujets divers, allant des risques cyber à la solidarité nationale en assurance. De plus, 5 soirées de webinaires gratuits sont prévues.

Ce 1er colloque montre une réelle volonté de rassembler l’actuariat francophone et d’échanger autour des problématiques actuelles. Tandis que l’on voit les risques se mondialiser de plus en plus (cyber, changements climatiques…) ce rassemblement sera, nous l’espérons, le 1er d’une longue série.
Bon à savoir, ce colloque donnera 9 points PPC aux participants.

 

Sources :