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Restez au courant de l’actualité marché – Mai 2021

On résume pour vous toute l’actualité du mois de mai.

Résultats financiers

Résultats du premier trimestre 2021

Après une année 2020 en demi-teinte, les premiers résultats trimestriels de 2021 commencent à arriver. Et on peut dire que les assureurs s’en sortent mieux sur la partie dommages. En effet, les chiffres d’affaires publiés actuellement sur la partie dommages sont en augmentation pour Axa France (+4%), BPCE (+4%), Crédit Agricole (+6,4%) et Generali (+1,9%) par rapport à la même période de l’année précédente.

Du côté vie, épargne et retraite, le constat est plus mitigé. Si certains s’en sortent bien, notamment grâce aux Unités de Comptes et/ou grâce à leurs entités patrimoine, du côté Euro, les résultats sont en berne. BCPCE fait preuve de beaucoup de dynamisme avec un chiffre d’affaire en hausse de 18%, Crédit Agricole enregistre une hausse de son chiffre d’affaire en prévoyance, emprunteur et collectives de 5%, Generali de son côté annonce une hausse de 5,5% pour les primes brutes émises du côté vie. Enfin, Axa France enregistre une baisse de 5% de son chiffre d’affaire en vie épargne et retraite, et CNP Assurances fait la distinction sur son chiffre d’affaire en épargne retraite avec une hausse des UC de 0,5 md€ et une baisse côté Euro de 1,6 md€.

Classement de l’assurance vie 2020

La collecte en assurance vie pour cette année 2020 a chuté de 20% ! L’effet de la crise sanitaire, l’incertitude économique, les agences fermées, les français ont préféré garder leur épargne à portée de main plutôt que de l’investir dans les produits d’assurance vie.

Mais cette baisse de la collecte n’a pas touché tous les acteurs de la même manière. En effet, les bancassureurs sont les premiers à avoir observé une baisse drastique. Leur mode de distribution étant très dépendant des agences, la fermeture de tous leurs points de vente pendant les confinements successifs a eu de grosses conséquences. Par exemple, Prepar-Vie, HSBC Assurances vie ou encore les Assurances du Crédit Mutuel ont vu leur cotisation diminuer de respectivement 39, 35 et 34 %. Seul BNP Paribas Cardif s’en sort plutôt bien avec une baisse de 8% des cotisations, ceci grâce à un réseau de distribution très diversifié (agences, gestionnaires de patrimoines, banques privées).

Côté assureurs, quelques acteurs tirent leur épingle du jeu et observent une progression de leur collecte en assurance vie. En effet, Mutavie (Macif), Le Conservateur et Ageas France ont vu leurs cotisations en affaire directe augmenter de respectivement 1,2% 1,7% et 19,3%.

À noter que la décollecte a essentiellement affecté le fonds en euros, ce qui a été bien vu dans un environnement de marché où tout nouvel investissement dilue le rendement de l’actif général. En effet, crise sanitaire ou non, les assureurs devront continuer à essayer de convertir leurs clients aux unités de comptes. « Dans le cadre de Solvabilité 2 et avec la situation actuelle des taux d’intérêt, l’intensité en capital des fonds en euros est très forte et elle va encore s’accentuer dans les prochaines années avec la baisse de rendement de l’actif général », explique Baptiste Bréchot, Associé Risk Advisory chez Deloitte.

Top 15 de l’assurance vie pour la France en 2020 (en M€)

Source : Argus de l’assurance

Nouveaux acteurs

N26

Avis N26 (2020) : La banque mobile est-elle sérieuse ?

Après l’annonce de Revolut il y a quelques mois, c’est au tour d’une autre néobanque, N26, d’annoncer son arrivée sur le marché de l’assurance. En effet, N26 a signé un partenariat avec l’assurtech allemande Simplesurance pour créer ses produits. Pour l’instant N26 propose uniquement une couverture pour les smartphones, que les clients peuvent souscrire depuis leurs smartphones, et peuvent la résilier à tous moments. Mais l’objectif de la fintech allemande est bien de s’installer dans le paysage puisqu’elle travaille déjà sur toute une gamme de produits d’assurance : habitation, auto, moto, RC et même produits d’assurance vie !

« N26 va développer une palette complète d’assurances couvrant tous les besoins des Français avec la promesse d’une expérience aussi simple qu’autonome et aussi sécurisée que compétitive comparée aux acteurs traditionnels » explique Jérémie Rosselli, Directeur Général N26 France.

N26 revendique actuellement sept millions de clients en Europe dont plus d’un million en France.

Acheel

Start-up / Fintech : L'assureur Acheel lève 29 millions d'euros - NewpubmarketingUn nouvel assureur a vu le jour en ce 18 mai 2021. En effet, Acheel a reçu son agrément de l’ACPR, faisant de lui la troisième compagnie depuis 35 ans à recevoir cet agrément, avec Alan (assurance santé) et Seyna (assurance dommages).

Acheel annonce vouloir proposer des produits simples, avec une excellente expérience client, des prix justes et le tout pilotable depuis son smartphone. Pour l’instant, Acheel propose actuellement trois produits : santé individuelle, habitation et assurance chats et chiens. Il est prévu que d’ici la fin de l’année, l’assurtech diversifie son offre avec notamment, des produits auto, moto et emprunteur.

Pour se financer, Acheel a fait appel à des levées de fonds, récoltant 29 millions d’€ et compte parmi ses principaux actionnaires Xavier Niel, qui détient 20% du capital. Portag3 Ventures (ayant participé à la levée de fonds d’Alan et Qover) et Serena Capital (ayant investi chez Descartes Underwriting) ont également participé à ce tour de financement.

Partenariats et rachats

Allianz France

Bumpair, un casque gonflable pour les trottinettes électriques en libre  serviceAllianz France a noué un partenariat avec Bumpair, une entreprise ayant créée un casque de vélo gonflable. Ce casque, respectant les normes de sécurité, se range facilement dans sa poche, et à l’utilisateur de le gonfler quand nécessaire, permet une protection accrue.

Allianz France avait préalablement mené une étude qui avait montré que 69 % des usagers de trottinettes électriques en France déclaraient ne pas porter systématiquement leur casque. Dans un objectif de prévention, Allianz s’est donc allié avec Bumpair. Ce partenariat se traduit pour un soutien financier de la part d’Allianz, permettant de tester et améliorer le produit. De son côté Allianz a mis à disposition le casque à une centaine de ses salariés en test et le proposera à un tarif préférentiel à ses assurés utilisant des vélos, trottinettes, gyropodes et autres engins de déplacement personnels motorisés (EDPM).

Gras Savoye

Résultats 2018 : CA en hausse pour Gras Savoye WTW France - News Assurances ProC’est désormais officiel puisqu’Aon et Willis Towers Watson viennent d’annoncer la signature d’un « accord définitif portant sur la vente de Willis Re et d’un ensemble de services de courtage et de risques d’entreprise et de services de santé et d’avantages sociaux de Willis Towers Watson » au courtier américain Arthur J. Gallagher. Les activités du courtier seront cédées pour un montant total de 3,57 Md$ (environ 2,95 Md€).

Arthur J. Gallagher ne rachète pas l’intégralité des activités mais une réelle vente à la découpe a été évitée de peu. Au final, le courtier américain rachète aux deux groupes :

  • Les opérations de Willis Re au niveau mondial (hors Chine continentale et Hong Kong)
  • La réassurance facultative des cédantes à l’échelle mondiale (hors Chine continentale et Hong Kong)
  • L’entité courtage connue sous le nom d’Inspace à l’échelle mondiale
  • Les activités de courtage dans certains pays d’Europe dont la France, l’Allemagne, les Pays-Bas et l’Espagne, hors assurance affinitaire
  • Le cyber au Royaume-Uni et certains comptes dans les bureaux de Houston et San Francisco aux États-Unis ;
  • Les activités de courtage en assurance dommages dans l’Espace économique européen, au Royaume-Uni, aux États-Unis, au Brésil et à Hong Kong, concernant certaines grandes entreprises multinationales dont le siège social se trouve en France, en Allemagne, aux Pays-Bas et en Espagne
  • Les activités assurance de personnes en France, en Espagne et en Allemagne.

D’après l’Argus de l’Assurance, concernant Gras Savoye, les bureaux en région, l’assurance dommages et l’assurance de personnes, qui pèsent ensemble entre 85 et 90% de Gras Savoye, seront bien cédés à Gallagher. L’assurance affinitaire et les marchés spécialisés (RC médicale, sport, arts et culture, agricole, Gras Savoye Yachting et Gras Savoye NSA) resteront chez Aon. Ces deux activités rassemblent aujourd’hui un peu plus de 250 salariés pour environ 50 M€ de chiffre d’affaires, soit 10% du chiffre d’affaires de Gras Savoye. À noter que toute l’activité retraite (portée par WTW), en dehors de celle des régions, ne sera pas non plus cédée à Gallagher.

Cette annonce intervient après de nombreuses tractations et de nombreux allers-retours entre les différents potentiels acheteurs, Aon et WTW et les autorités de régulation. Ce rachat par Gallagher reste toutefois sujet à la finalisation du rapprochement entre Aon et Willis Towers Watson. « L’accord résout les questions soulevées par la Commission européenne et vise à répondre à certaines questions soulevées par les régulateurs d’autres juridictions », ajoute Aon dans son communiqué. Les deux compagnies espèrent finaliser leur rapprochement d’ici le troisième trimestre. Cette fusion reste dans l’attente de l’approbation de la Commission Européenne, qui a encore jusqu’au 3 août pour remettre ses conclusions.

Cyber attaques

Axa Partners

Actualités | Axa Partners ciblé par une cyberattaque en Asie | La ProvenceAxa Partners, la filiale d’assistance du groupe Axa, a été victime d’un ransomware en Asie. En effet, Asia Assistance (le nom de la branche asiatique d’Axa Partners) a été victime d’un vol de données de sa branche thaïlandaise (nommée IPA). Il semblerait que cela n’ait concerné que les données thaïlandaises, mais cela a eu un impact sur ses activités en Thaïlande, en Malaisie, à Hong Kong et aux Philippines. « À l’heure actuelle, rien ne prouve que d’autres données ont été consultées en dehors d’IPA en Thaïlande » a précisé Axa Partners.

D’après le Financial Times, les cybercriminels n’ont pas tardé à poster sur le dark web une annonce revendiquant le vol de données médicales, bancaires et des papiers d’identité. « Les régulateurs et les partenaires commerciaux de la société ont été informés de cet incident », a précisé Axa Partners. L’enquête a été ouverte.

Il semblerait qu’Axa ne soit pas disposée à payer une quelconque rançon, cependant si l’enquête devait confirmer que des données sensibles de certaines personnes ont été volées « les mesures nécessaires seront prises pour informer et soutenir toutes les entreprises clientes et les personnes concernées », indique Axa Partners.

Le débat

En 2020, 14% des entreprises françaises ont fait l’objet d’une cyberattaque avec demande de rançon (ransomware). Dans quasi deux tiers des cas, les victimes ont payé la rançon. Le constat est que la France est un des pays qui paient le plus facilement des rançons au monde d’après une étude menée par Hiscox. Ce constat a alerté les autorités publiques et le Sénat s’est, de ce fait, penché sur la question. Lors d’une audition au Sénat sur la cybersécurité des ETI et des PME, le 15 avril dernier, Johanna Brousse, vice-procureure chargée de la section « cybercriminalité » du parquet de Paris et Guillaume Poupard, directeur général de l’agence nationale de la sécurité des systèmes informatiques (Anssi), ont remis en question le rôle des assureurs dans le paiement de ces rançons.

En effet, une majorité des assureurs proposant une couverture cyber garantissant le paiement de la rançon en cas d’attaque de ransomware, avec pour conséquence que « La France est aujourd’hui l’un des pays les plus attaqués en matière de rançongiciels (…) parce que nous payons trop facilement les rançons » a souligné Johanna Brousse. Guillaume Poupard va plus loin et accuse les assureurs de jouer un jeu trouble et d’après lui les assureurs « préfèrent payer quelques millions de rançons plutôt que quelques dizaines de millions au titre de la perte des données garantie par la police d’assurance contractée. Nous devons mener un travail de fond pour casser ce cercle vicieux autour du paiement des rançons. » Face à ces accusations, la Fédération française de l’assurance (FFA) rappelle qu’ « à ce jour, et mis à part certains cas spécifiques visés par la législation, le paiement d’une rançon ne constitue pas une infraction ».

Si certains ont fait le choix de ne pas inclure de clause de garanti de paiement de rançon, comme Generali par exemple, d’autres le font systématiquement. Ne pas accepter cette garanti signifie souvent perdre des contrats.

Si payer la rançon encourage les hackeurs, ne pas le faire, et payer les dommages conduirait à une augmentation drastique des primes pour les assurés. L’équilibre n’est donc pas facile à trouver. Du côté des autorités, il est question d’interdire la pratique du paiement de la rançon. La FFA a assuré que si la pratique était rendue illégale, les assureurs se plieraient bien évidemment aux exigences et devraient trouver une solution qui reste satisfaisante pour les assurés, les assureurs et les autorités.

Sources :

Restez au courant de l’actualité marché – Avril 2021

2020 : la FFA fait le point sur le secteur de l’assurance  

Alors que les assureurs continuent de présenter leurs résultats un à un, la Fédération Française de l’Assurance (FFA) a quant à elle présenté son bilan de l’année 2020 pour l’entièreté du secteur de l’assurance. Une année qui aura marqué le secteur, au vu des circonstances exceptionnelles, avec un impact sur la solvabilité (particulièrement en assurance vie) ainsi qu’une augmentation de la sinistralité (+54%). La FFA souligne cependant que la crise a également confirmé la solidité du modèle de l’assurance française, qui a pu pleinement jouer son rôle en s’engageant dans la protection de ses assurés et en soutenant l’économie et l’emploi.  

Quelques chiffres clés 

D’un point de vue général, pour les branches directement impactées par la crise liée à la Covid-19 (auto, professionnels/entreprises, santé, prévoyance), les indemnisations de sinistres augmentent de 2,9 milliards d’euros sur l’année. 

Assurance Vie 
    • Décollecte nette de 6,5 milliards d’euros. 
    • Croissance de la collecte nette en unités de compte, atteignant 18,3 milliards. 
Assurance Santé & Prévoyance 
    • Augmentation des prestations de complémentaire santé de près d’1 milliard à 19,8 milliards d’euros (+4,4 %), plus vite que les cotisations (25,2 milliards d’euros, +1,8 %). 
Assurance de dommages et responsabilité  
    • Diminution des prestations auto  
    • Forte augmentation des prestations pour l’assurance professionnels et entreprises, en grande partie due aux pertes d’exploitation et aux contrats annulations 
    • Confirmation de la hausse constante des dommages causés par les sinistres climatiques observée depuis plusieurs années. Coût en 2020 : 3,1 milliards d’euros.  

Pour plus d’infos, consultez le dossier de presse de la FFA.  

 

FusionsAcquisitions & Partenariats 

Crédit Agricole

Crédit Agricole a annoncé en fin du mois d’avril le succès de son offre à 855 millions d’euros sur Credito Valtellinese (Creval). De quoi lui permettre de renforcer sa présence sur un secteur bancaire en pleine consolidation en Italie, son principal marché après la France.  

BNP Paribas

BNP Paribas aurait offert un prix d’environ 250 millions d’euros à Floa, la banque du distributeur Casino et du Crédit Mutuel, qui compte 3 millions de clients. Un montant bien plus élevé les attentes initiales des actionnaires au moment du déclenchement du processus d’enchères (200 millions d’euros), et qui permettrait une belle plus-value. Les négociations sont cependant toujours en cours, selon Les Echos.  

April

Désireux de se recentrer sur le courtage, le groupe April a mené un certain nombre de cessions en 2020, Axéria Prévoyance étant la dernière d’entre elles. A ce jour, il ne manque plus que la validation de l’ACPR pour finaliser la cession. En effet, l’Autorité de la concurrence a officialisé, dans une décision publiée le 6 avril dernier, la validation de la cession d’Axéria Prévoyance à Malakoff Humanis.  

Une autre cession se finalise dans le cadre de la même stratégie de recentrage du groupe April. L’une de ses filiales, Axeria IARD, est aujourd’hui intégralement détenue par Watford Holdings, un assureur Bermudien. La procédure aura duré plus d’un an. La société d’assurance française reste établie et capitalisée en France. Pour Watford, il s’agit entre autres d’une opportunité de développement en Europe. 

AXA

Le groupe français d’assurance AXA s’est associé à Microsoft pour développer une plateforme qui connectera les services de santé numérique proposés par l’assureur, avec l’objectif d’accompagner les clients à chaque étape de leur expérience de santé en ligne. 

Axa France a noué un nouveau partenariat, effectif depuis le 1er avril 2021, avec l’assurtech et courtier Garantme pour la distribution et la gestion de sa garantie des loyers impayés. Le partenariat prévoit deux offres : un contrat de GLI (garantie des loyers impayés) pour les bailleurs et un cautionnement pour les locataires sans garant 

AXA XL a annoncé avoir signé un partenariat avec SpaceAble, une entreprise française spécialiste de la prévention des risques spatiaux. Selon l’Argus de l’Assurance, ce partenariat permettra à la filiale grands risques de l’assureur français « d’améliorer ses solutions d’assurance pour les opérateurs de satellites » grâce aux solutions de SpaceAble. 

Assurly

Assurly, néo-assureur positionné sur l’assurance emprunteur s’associe au leader européen du recouvrement des paiements récurrents SlimPay. Les services de SlimPay seront intégrés dans le tunnel de conversion d’Assurly pour offrir une solution simple et sécurisée aux clients. Par ailleurs, Assurly a signé un partenariat avec la place de marché Rakuten. Il s’agit du premier partenariat de ce type entre une plateforme e-commerce et une insurtech française. 

Législation & Réglementation 

La proposition de loi relative à la réforme du courtage de l’assurance et du courtage en opérations de banque et en services de paiement a été définitivement adoptée par le Sénat. Pour mémoire, le texte impose aux intermédiaires, courtiers et mandataires concernés, d’adhérer à des associations professionnelles, elles-mêmes agréées par l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR), qui seront chargées du suivi de leur activité tout en leur apportant un accompagnement et des services, dont celui de médiation. Ces associations auront, par ailleurs, un pouvoir de sanction qui sera encadré. 

En parlant de l’ACPR, celle-ci poursuit sa digitalisation et a mis en place une plateforme qui recense de tous les acteurs de l’assurance agrémentés en France : la plateforme Refassu. L’objectif ? Compléter les outils digitaux à disposition du grand public. Le régulateur encourage les consommateurs et les intermédiaires à utiliser la plateforme pour en faire un « réflexe indispensable afin d’identifier les acteurs frauduleux ». 

 

Sources :

Restez au courant de l’actualité marché – Mars 2021

 

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Le dossier Covéa-SCOR

Thierry Derez, PDG de Covea, et Denis Kessler, PDG de SCOR, sont à couteaux tirés depuis août 2018.

Thierry Derez, PDG de Covea, et Denis Kessler, PDG de SCOR, sont à couteaux tirés depuis août 2018. (SIPA/AFP)

Si vous suiviez les informations durant l’été 2018, vous avez certainement entendu parler de l’affaire opposant Covéa à SCOR lorsque Covéa a proposé au réassureur de l’acquérir en le valorisant à plus de 8 milliards d’euros (43 euros par action). Le réassureur a aussitôt rejeté la proposition, mais Covéa a rendu public le rejet de l’offre, tout en maintenant ses avances.

Depuis, les deux dirigeants sont à couteaux tirés. Denis Kessler reproche à Thierry Derez d’avoir profité de sa position d’administrateur de SCOR pour favoriser ses projets et ceux de Covéa. Le mutualiste aurait même cherché à « tuer » un éventuel projet de rapprochement entre SCOR et son concurrent Partner Re.

Aujourd’hui, le groupe mutualiste Covéa reproche à Denis Kessler d’avoir manipulé le cours du titre SCOR et d’avoir dépensé des millions en frais d’avocats et de communication pour son seul intérêt personnel.

Thierry Derez a annoncé avoir déposé une plainte devant le Parquet national financier (PNF) contre Denis Kessler, PDG de SCOR, pour « manipulation de cours » et « abus de biens sociaux ». Le groupe agit en tant qu’actionnaire du réassureur, dont il détient 8 % du capital.

En novembre dernier, Denis Kessler, qui doit passer les rênes de son groupe à Benoît Ribadeau-Dumas en 2022, a gagné une manche devant le Tribunal de commerce de Paris. Celui-ci a condamné Thierry Derez et Covéa à une amende de près de 20 millions d’euros, considérant que le patron du mutualiste avait violé ses obligations d’administrateur. Les intéressés ont fait appel.

Désormais, Covéa affirme que le PDG de SCOR a pris des décisions contraires à l’intérêt social de son groupe. Dans le détail, le mutualiste accuse aujourd’hui Denis Kessler d’avoir manipulé le cours de Bourse en ordonnant l’achat de 4,6 millions de titres SCOR pour quelque 195 millions d’euros, entre le 25 octobre et le 10 décembre 2018.

Affaire à suivre…

 

Nouveaux acteurs et produits

Ce début d’année apporte son lot de mouvements sur le marché, entre nouveaux acteurs et nouveaux produits. On fait le point ?

Axa refond son offre multirisque professionnelle pour les TPE/PME. Malmené pendant la crise, le réseau d’agents généraux Axa entend conserver ses parts de marché grâce à une offre revue par la compagnie. Elle mise sur des garanties modulables adaptées à chaque type de professionnel et des services de prévention et d’assistance dédiés.

Itelis proposera un service d’opticiens en entreprise d’ici avril prochain. La plateforme de services en santé mettra à disposition des entreprises tous les services d’un magasin d’optique en entreprise, du dépistage visuel à l’examen de la vue en passant par le choix de l’équipement, sans se déplacer et sans frais supplémentaires.

Meilleurtaux rachète Mes-placements.fr, courtier en ligne spécialisé dans l’épargne (assurance vie, retraite, SCPI, PEA). Le nouveau groupe revendique la place de numéro un indépendant de l’épargne en ligne.

L’assurtech Luko a dépassé le cap des 100 000 assurés à la fin de l’année 2020. Et elle a bien l’intention de poursuivre sur cette voie en se lançant sur un nouveau marché : la multirisque immeuble. Depuis son repositionnement stratégique, Luko est adepte d’un discours et d’un positionnement plutôt offensif face aux assureurs “traditionnels” du marché de l’habitation. L’assurtech, lancée en 2017, intègre petit à petit de nouveaux produits pour développer ce qu’elle appelle la « verticale du foyer ».

Le spécialiste des assurances de personnes en collective Colonna entend doubler de taille d’ici cinq ans. Pour ce faire, il va notamment se développer sur une activité inédite pour lui : xCo Analytics, centrée sur le big data, que le groupe entend mettre au service des performances de ses entreprises clientes.

Le groupe Vyv et la Caisse des dépôts annoncent une alliance inédite via la création de l’Assist (Association innovation, santé et territoires). L’association créée par les deux partenaires a vocation à soutenir des projets d’innovation en santé dans les territoires, dans l’objectif d’un meilleur accès aux soins. Parmi les objectifs annoncés figurent la réduction des inégalités territoriales de santé, rendue flagrante par les déserts médicaux, le recours au numérique pour l’amélioration de l’accès aux soins, ou encore l’accélération du développement de projets dans les territoires.

Pendant ce temps, CNP se renforce en Italie avec une opération à 550 millions d’euros. La filiale d’assurance de La Banque Postale acquiert certaines activités du groupe britannique Aviva en Italie. Pour CNP Assurances, l’intérêt du marché italien est sa capacité à y vendre des produits d’épargne en unités de compte, plus rentables que l’assurance-vie traditionnelle française.

Generali reste à l’affût d’acquisitions en Europe : le troisième assureur européen, qui s’était intéressé à la reprise d’Aviva France, dispose d’un peu plus de 2 milliards d’euros à investir. Il regarde notamment le marché polonais, où Aviva a aussi mis en vente sa filiale.

Enfin, selon les informations de l’Argus de l’Assurance, l’éventualité d’une cession de la filiale française de Willis Towers Watson circule actuellement dans les états-majors des courtiers français. Ce n’est pas la première fois que des bruits courent autour des changements d’actionnaires dans le grand courtage, or dans le contexte du rachat en cours du britannique Willis Towers Watson par le courtier américain Aon en vue de former un mastodonte de 80 Md$ (environ 68 Md€), cette rumeur de marché prend une dimension particulière.

Pourquoi la vente de Gras Savoye WTW pourrait être considérée comme une option pour Willis Towers Watson ? La question est intimement liée aux discussions serrées en cours entre Aon-Willis et la Commission européenne, chargée d’examiner les conséquences du projet de fusion au plan concurrentiel sur le Vieux Continent. La direction de la concurrence européenne, qui a reporté le mois dernier les délais de son enquête en cours, attendrait d’Aon comme de Willis, des propositions de désengagements à hauteur d’1,8 Md$ (environ 1,5 Md€) dans certaines de ses activités de courtage pour « permettre l’exercice d’une concurrence effective ».

Pour atteindre cette somme, la piste d’une cession de l’activité de courtage en réassurance Willis Re est avancée par le site Reinsurance News, pour un montant d’1,15 Md$ (environ 970 M€) ou encore celle de l’aviation, mais elles ne seraient pas suffisantes pour lever entièrement les problèmes concurrentiels posés par Bruxelles. C’est dans ce cas de figure que la vente de Gras Savoye apparait comme une hypothèse crédible.

 

Législation

Une nouvelle réglementation entre en vigueur concernant l’épargne et les investissements verts. L’Europe durcit sa réglementation pour lutter contre le « greenwashing » en finance. A partir de ce mercredi 10 mars, les assureurs doivent publier des informations sur leurs investissements verts et leurs produits d’épargne, assurance vie et retraite.

La Cnil a partagé sa feuille de route de contrôles pour 2021. Au menu : cybersécurité. Dans la continuité des contrôles amorcés en 2020 sur les données de santé et l’encadrement des cookies, la Cnil va également se concentrer sur le niveau de sécurité des sites web en 2021.

La Fédération nationale indépendante des mutuelles s’insurge des propos tenus par Olivier Véran et Olivier Dussopt quant aux hausses tarifaires des organismes complémentaires.

Les propos d’Olivier Véran et Olivier Dussopt, respectivement ministres des Solidarités et de la Santé, et des Comptes publics, n’en finissent pas de déclencher de vives réactions dans le monde de la complémentaire santé. La semaine dernière, les deux ministres avaient critiqué l’attitude des organismes complémentaires santé qui, selon eux, n’auraient pas respecté leurs engagements post-Covid en procédant à des augmentations de cotisations. Ils avaient, rappelle-t-on, menacé dans le même temps de revoir le niveau de la « taxe Covid » pour 2021.

La Fédération nationale indépendante des mutuelles (FNIM), qui fédère des petites et moyenne mutuelles, a qualifié jeudi d’« inacceptable » l’attitude des deux ministres car ils font « un amalgame entre les engagements pris sur la non-répercussion de l’impact de la réforme 100% santé et la situation actuelle ». La FNIM considère que les affirmations ministérielles « reposent sur des évaluations ne tenant pas compte, pour ce qui est des prestations versées, d’une réalité 2021 qui sera marquée par des tensions économiques très fortes, un regain des dépenses prises en charge et des équilibres techniques très fragiles ».

« Plutôt que de chercher des boucs émissaires en relançant le « mutuelle bashing », les ministres feraient mieux de mobiliser les acteurs autour de solutions pérennes et coordonnées », lance encore la FNIM qui qualifie aussi le discours des ministres d’« irresponsable ».

 

 

Sources

Les Echos – Covéa attaque au pénal le patron de SCOR, Denis Kessler

Les Echos – CNP se renforce en Italie avec une opération à 550 millions d’euros

Argus de l’Assurance – Multirisque professionnelle : Axa refond son offre pour les TPE/PME

Argus de l’assurance – Itelis propose un service d’opticiens en entreprise

Argus de l’assurance – Meilleurtaux rachète Mes-placements.fr

Argus de l’assurance – Assurance habitation : Luko se lance sur la multirisque immeuble

Argus de l’assurance – Courtage : le groupe Colonna se lance dans une nouvelle activité

La Nouvelle République – Colonna mise sur Romorantin pour prendre un nouveau virage

Argus de l’assurance – Cnil : la feuille de route des contrôles pour 2021

Argus de l’assurance – Epargne et investissements verts : une nouvelle réglementation entre en vigueur

Argus de l’assurance – Mutuelles : une alliance inédite entre le groupe Vyv et la Caisse des dépôts

Argus de l’assurance – Taxe Covid : la FNIM dit non au « mutuelle bashing »

Argus de l’assurance – Rumeurs sur la vente d’un grand courtier français

Restez au courant de l’actualité marché – Février 2021

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Le dossier Aviva

Naissance Aéma Groupe - MacifAprès six mois de péripéties et de négociations, c’est finalement le groupe d’assurance mutualiste Aéma, chapeautant la Macif, qui a été sélectionné ce 23 février par le britannique Aviva pour la cession de sa filiale française. Son offre de 3,2 milliards d’euros l’a emporté face à Eurazeo, Generali, Allianz et Athora.

« La vente d’Aviva France est une étape très importante dans la mise en œuvre de notre stratégie, s’est félicitée Amanda Blanc, PDG d’Aviva. C’est une excellente nouvelle pour les actionnaires, les assurés, les employés et les partenaires de distribution. L’opération renforcera la solidité financière d’Aviva Plc, réduira fortement la volatilité et permettra au Groupe de recentrer son action ».

Bien que le dossier de reprise soit bien avancé, la seule transformation majeure à attendre avant la fin d’année concerne le nom de l’entreprise, qui ne sera plus Aviva France.

 

Nouveaux acteurs et produits

Ce début d’année apporte son lot de mouvements sur le marché, entre nouveaux acteurs et nouveaux produits. On fait le point ?

Depuis le 1er février, Groupama a lancé une nouvelle assurance voyage 100% digitale prenant en compte les conséquences du covid-19 et les garanties des cartes bancaires. L’assurance comprend deux formules personnalisables et temporaires : Zen et Confort. « Elles offrent une protection complète, y compris en cas de pandémie de type Covid-19, tout en évitant les doublons avec les garanties incluses dans les cartes bancaires, ou en les complétant », souligne Groupama.

 

Lyanne | L'expert assurance au service des particuliers“Réconcilier les Français avec l’assurance”, voilà la mission de l’assurtech Lyanne. Opérationnel depuis le mois de février, ce nouveau courtier propose, via sa plateforme, d’aider les assurés en analysant en temps réel l’ensemble des contrats d’assurance du foyer. Lyanne identifie les lacunes et les doublons.

 

Revolut, qui avait officialisé avant la Covid-19 ses ambitions de développement sur l’assurance, a poussé ses pions depuis lors pour proposer, depuis la fin de l’année 2020, une nouvelle gamme d’offres bancaires où l’assurance y trouve sa place (notons d’ailleurs que Revolut a d’ores et déjà conclu un partenariat avec Qover en Belgique). C’est Wakam qui a officialisé son implication dans ce partenariat avec la néo-banque.

 

Après une année 2020 particulièrement difficile et des renouvellements 2021 complexes notamment en D&O, RCMS et en RC pro, c’est avec soulagement que le marché français voit arriver les capacités d’un nouveau porteur de risque. L’assureur américain Applied Underwriters inc. se lance sur le marché européen avec sa filiale Applied Financial Lines. « Les derniers renouvellements ont effectivement prouvé que le marché européen a un réel besoin de capacités sur les lignes financières », confirme Jeroen Claesen, directeur de la souscription chez Applied Financial Lines.

 

La protection financière des indépendants - IndeezFondée notamment par des anciens d’Allianz et Axa (mais aussi d’Amazon), Indeez lance une première offre de protection sociale à destination des travailleurs indépendants, population particulièrement touchée par la crise. « Nous voulons fixer les trous existants dans la protection de ces indépendants et répondre à leur vulnérabilité apparue suite à la crise », souligne son fondateur et président Vikas Chhariya.

 

Le courtier Aon France et l’assureur Chubb lancent une plateforme numérique dédiée aux petites et moyennes entreprises. L’objectif de ce partenariat est de réduire considérablement le temps de souscription mais aussi de faciliter l’achat d’assurance.

 

ACS – Assurances voyage & expatriation, le courtier grossiste spécialiste de la mobilité internationale, a procédé à l’acquisition, le 31 décembre dernier, de FAC International, un cabinet de courtage expert de l’assistance obsèques des impatriés en France. A travers cette opération, ACS entend poursuivre son développement sur la protection sociale des voyageurs.

 

Législation

Dès le 10 mars, les assureurs seront obligés de publier la prise en compte des critères ESG (environnementaux, sociaux et de gouvernance) dans leurs stratégies d’investissements. Une obligation qui aura des conséquences en assurance vie sur les unités de compte et la distribution. Les assureurs publieront aussi leur politique de rémunération afin de rendre compte de leur adéquation avec les critères ESG. Ces nouvelles contraintes qui découlent en partie du plan d’action européen pour le climat, relèvent de la norme appelée Sustainable Finance Disclosure Regulation (SFDR) édictée pour le secteur financier.

 

Le projet de loi « grand âge et autonomie », attendu depuis deux ans, n’a toujours pas vu le jour. Les professionnels de l’aide aux personnes en situation de perte d’autonomie s’impatientent et considèrent que : « la crise sanitaire est un prétexte. Il y a des projets de lois qui avancent malgré elle », comme le déclare Marie-Reine Tlllon, présidente de l’Union nationale de l’Aide, des Soins et des Services aux Domiciles (UNA).

 

La proposition de loi sur la déshérence des contrats de retraite supplémentaire a été adoptée en deuxième lecture à l’Assemblée nationale ce mercredi 17 février, à l’unanimité des votes exprimés, dans une version conforme à celle votée par le Sénat le 21 octobre 2020. Cette loi donne une nouvelle mission d’information au GIP Union Retraite, qui réunit les organismes de retraite obligatoire, de base et complémentaire, en l’élargissant à la retraite supplémentaire. Elle impose également aux entreprises de faire figurer sur le solde de tout compte des salariés des informations sur leur contrat de retraite, et aux assureurs de transmettre les informations en leur possession au GIP Union Retraite. A charge aux assurés d’effectuer leur recherche pour voir s’ils possèdent des contrats en déshérence.

 

L’EIOPA est restée de marbre quant aux critiques de La Fédération française de l’assurance (FFA) concernant Solvabilité II. Pour rappel, la FFA pointe régulièrement les contraintes qui brident l’investissement des assureurs dans l’économie réelle. Elle dénonce également la trop grande sensibilité de la norme à la baisse des taux, qui lors de la crise du Covid-19 a fait plonger les ratios de solvabilité.

 

Les organisations syndicales et la Fédération française de l’assurance ont renégocié l’accord mixité-diversité datant de 2013. En vigueur pour trois ans, jusqu’en décembre 2023, cet accord s’applique aux salariés de l’assurance, cadres, commerciaux et inspecteurs. L’accord de branche est réellement engageant car il prévaut sur les conventions d’entreprises individuelles qui devront être à minima alignées avec son contenu. Il est guidé par un principe majeur : « à compétences et capacités professionnelles égales, tous les salariés doivent avoir les mêmes possibilités de développement et les mêmes droits, quelles que soient leurs origines ethnique et sociale ou leur orientation sexuelle. »

 

Après avoir détecté « un certain nombre de sujets de préoccupation », la Commission européenne avait lancé, en décembre dernier, une enquête approfondie afin d’examiner les conséquences du rapprochement entre Aon et Willis Towers Watson au plan concurrentiel. L’antitrust disposait de 90 jours ouvrables, soit jusqu’au 10 mai 2021 pour « procéder à un examen approfondi des effets de l’opération afin de déterminer si elle est susceptible de réduire de manière significative l’exercice d’une concurrence effective ». Cependant, l’autorité de la concurrence européenne a révélé, sur son site, avoir suspendu les délais d’investigation, lundi dernier, car les courtiers n’auraient pas fourni les documents demandés par la Commission européenne. En effet, Aon et Willis Towers Watson avaient 15 jours pour remettre « leurs observations éventuelles sur le projet de concentration » à compter du 7 janvier 2021, soit la date de publication de l’initiation de la procédure au journal officiel de l’Union européenne.

 

 

Sources

 

 

 

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Nouveaux acteurs et produits

Ce début d’année apporte son lot de mouvements sur le marché, entre nouveaux acteurs et nouveaux produits. On fait le point ?

  • Le marché de l’assurance des animaux de compagnie, longtemps confidentiel en France, attire de plus en plus d’adeptes dans l’Hexagone. C’est MFC Santé qui a décidé ce mois-ci de rejoindre les autres acteurs français déjà présents sur ce segment (tels qu’Otherwise, Seyna, Lovys, Kozoo, ou encore la Compagnie des Animaux) en proposant leur propre gamme de solutions.
  • La compagnie Generali s’est associée à la fintech Mon Petit Placement, qui commercialise des contrats présentés sous la forme de portefeuilles financiers en gestion libre conseillée. La start-up a pour marque de fabrique de se rémunérer par le biais de commissions sur la performance de ses portefeuilles, ce qui est unique dans le secteur. Certains agents Generali peuvent dès à présent le commercialiser.
  • Ce 1er janvier 2021, après trois ans de discussions, Aésio et Macif donnaient naissance à un nouveau poids lourd mutualiste : Aéma. Ayant pour objectif de capitaliser sur les complémentarités des deux groupes pour multiéquiper sa clientèle, Aéma devient ainsi un poids lourd du secteur de l’assurance, avec 8 millions d’assurés et un chiffre d’affaires cumulé de 8 milliards d’euros. Si le nouveau groupe mutualiste est officiellement lancé et l’organisation politique stabilisée, il faudra encore attendre pour qu’une offre commune voit le jour en santé et en dommages.
  • Au niveau international, soulignons l’abandon d’Amazon de se lancer dans l’assurance santé. L’entreprise poursuit toutefois ses projets dans le domaine financier.
  • Enfin, un nouvel acteur a pointé le bout de son nez dans le secteur assurantiel : Actuaires du Monde. Cette association Loi 1901 (France) apporte une aide temporaire et bénévole destinée aux pays émergents et en voie de développement en manque de ressources dans les domaines de l’actuariat et de la gestion des risques dans le but d’aider à leur développement social et financier.

 

Le dossier Aviva

Aviva

Au cas où cette nouvelle vous aurait échappée, la filiale française du britannique Aviva annonçait sa cession en novembre dernier. Depuis, les candidats à la reprise ont été nombreux (citons la MACIF, le tandem Athora/Allianz, Eurazeo, AG2R La Mondiale, AXA, La Banque Postale ou encore Generali) et le dossier continue de suivre son cours.

Ce 19 janvier, les agents généraux Aviva dénonçaient, par le biais de leur syndicat, le Snaga, ce qu’ils estiment être une prise de position de l’Afer en faveur de l’offre Allianz/Athora. Le président de l’Afer Gérard Bekerman s’est récemment défendu de tenir un rôle d’arbitre dans la cession d’Aviva France. Il attend en revanche beaucoup d’un changement de partenaire, qui n’a pas été à la hauteur de ses attentes.

Les dossiers de candidature au rachat, déposés le 15 janvier, sont toujours en phase d’étude à l’heure actuelle. Une nouvelle étape du processus de cession s’ouvre désormais : selon les informations récoltées par l’Argus de l’Assurance, après avoir déposé des offres non engageantes, les acquéreurs potentiels doivent – jusqu’au 31 janvier maximum– confirmer leurs positions en indiquant le montant de leur offre. Affaire à suivre…

 

Législation
  • Catastrophes naturelles: Attendue de longue date, la réforme du régime français d’indemnisation des catastrophes naturelles refait surface à l’Assemblée nationale. Une proposition de loi du Modem soutenue par le gouvernement propose de revoir les délais de déclaration des sinistres, de supprimer des franchises et prendre en charge les frais de relogement.
  • La réforme sur l’encadrement des courtiers est remise sur la table : les députés planchaient ce mercredi 20 janvier sur une réforme du courtage en assurance et en crédit, obligeant ces acteurs souvent petits à s’organiser dans des associations professionnelles. La réforme compte obliger quelque 40.000 courtiers, pour l’essentiel des petites entreprises de proximité, à adhérer à des associations professionnelles. Celle-ci seront agréées par l’ACPR.
  • L’ACPR dresse un premier bilan des engagements pris par les assureurs en matière de climat. Lancé en juillet 2019, le suivi des engagements de la place financière en matière climatique a abouti à un premier rapport. Ce travail de suivi, qui a passé au crible 9 banques, 17 assureurs et 20 sociétés de gestion, met en lumière la forte mobilisation de la place, surtout en ce qui concerne le désinvestissement dans le charbon thermique, mais pointe des marges de progrès notamment dans la définition et la comparabilité des méthodes ainsi que la transparence des stratégies adoptées.
  • Solvabilité 2 : l’ACPR appelle les assureurs à améliorer la gestion des données suite à son contrôle sur la qualité des données utilisées pour les calculs prudentiels. Ayant contrôlé un total de 193 organismes représentant 84 % du chiffre d’affaires du marché de l’assurance et de la réassurance en France, le superviseur a conclu que le dispositif d’auto-évaluation et de contrôle mis en place est fragile.

 

 

Sources :

Les Echos – Amazon est loin d’avoir rendu les armes dans les services financiers

Les Echos – Catastrophes naturelles : les députés veulent améliorer l’indemnisation des sinistrés

Les Echos – La réforme sur l’encadrement des courtiers refait surface

Argus de l’assurance – Assurance chats et chiens : un nouvel acteur se lance

Argus de l’assurance – Generali ouvre un contrat 100% unités de compte sur Mon Petit Placement

Argus de l’assurance – Aésio et Macif donnent naissance à un nouveau poids lourd mutualiste Aéma

Argus de l’assurance – Catastrophes naturelles : la réforme de retour à l’Assemblée

Argus de l’assurance – Climat : l’ACPR dresse un premier bilan des engagements pris par les assureurs

Argus de l’assurance – Solvabilité 2 : l’ACPR appelle les assureurs à améliorer la gestion des données

Argus de l’assurance – Vente d’Aviva France : l’Afer affirme sa « neutralité »

Argus de l’assurance – Vente d’Aviva France : les agents généraux taclent l’Afer !

Argus de l’assurance – Vente d’Aviva France : plusieurs offres ont été déposées

Argus de l’assurance – Eurazeo vient batailler avec les assureurs pour racheter Aviva France

Actuaires du Monde